samedi 4 juin 2005

APRES LE NON A LA CONSTITUTION, PROLONGER L’ACTION PAR LE NON A LA CES !

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


----- Original Message -----
From: "mikara" <mikara@teaser.fr>
Sent: Saturday, June 04, 2005 12:02 AM

déclaration de l'URCF----------------------

APRES LE NON A LA CONSTITUTION, PROLONGER L’ACTION PAR LE NON A LA CES !

La CES (Confédération européenne des syndicats) avait appelé au vote OUI en France. Avec la complicité de la très docile CFDT, la CES lançait une pétition afin de prouver que le projet de constitution européenne avait l’aval des syndicalistes d’Europe (que nous ne confondons pas avec la bureaucratie syndicale financée par l’UE). Pétition qui a fait le titre du « Monde» et a été vantée par les compères du PS et de l’UMP. L’objectif était d’isoler les syndicalistes de France, de tromper les travailleurs, autour des « avancées sociales contenues dans le projet ». La CES n’a cessé de manœuvrer pour faire adopter le projet, au début elle comptait s’appuyer sur certains hauts responsables de la CGT. Une « tribune libre » dans « le Monde » donnait le coup d’envoi de la campagne avec la signature des dirigeants CGT siégeant dans l’exécutif de la CES. Dans ce texte, il était dit que le projet constitutionnel constituait une avancée que les syndicalistes et les travailleurs pouvaient investir, pour leurs aspirations. La consultation de la base à la CGT, la réaction salutaire des militants engagés dans les luttes, trouva sa traduction dans le CCN de janvier 2005 exprimant « son rejet du projet de traité constitutionnel ». Cette victoire ne rencontrait pas que l’approbation, certains dirigeants cachaient mal leur dépit. Pourtant comment ne pas penser au contresens historique qu’aurait commis la CGT, en soutenant le OUI, ou en prônant une sorte de neutralité bienveillante. La large victoire du NON est celle du courant de classe sur le syndicalisme d’aménagement.La CES a participé activement à l’élaboration de la constitution présidée par Giscard (avec 65 rédacteurs de la social-démocratie sur 105) ce qui lui a valu les chaudes félicitations de Giscard !La CES jamais en reste pour voler au secours de l’UE fait part de son mécontentement après les victoires des travailleurs des Pays-Bas et de France : « la constitution qui n’est pas néo-libérale, devient une victime des Etats-membres tentés d’ignorer l’Europe sociale ». Propos scandaleux et insultants pour la classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs qui ont rejeté le traité. Pour mesurer le caractère néo-libéral du Traité, les travailleurs se sont appuyés sur la lecture du document, leur vécu qui montrent que derrière les délocalisations, le chômage massif, les privatisations, la casse des conquêtes sociales, il y a la main des monopoles nationaux et internationaux et de leur superstructure l’UE.La CES n’est pas à une contradiction près, en voulant se montrer zélée à l’égard de ses commanditaires. Voilà qu’après avoir salué la constitution comme « non néo-libérale », la CES est obligé de reconnaître « c’est un signal très clair à l’UE : elle n’a pas suffisamment écouté les appels en faveur de l’Europe sociale. » Changement de ligne, autocritique ? non bien sûr. De même que le PS social-libéral avec l’ineffable Lang appelle à « la démission de Chirac » qu’il félicitait une semaine plus tôt, la CES va avancer le mythe de l’Europe sociale sous la direction des monopoles !La CES est l’instrument de duperie des travailleurs à l’échelle européenne, le relais des directives antisociales de l’UE, soyons vigilants sur sa démagogie.Quant à l’appartenance à une telle centrale de collaboration de classe, les syndicalistes ne manqueront pas de se poser les questions essentielles : avec la CES, construisons- nous l’Europe des luttes de classes ? avec la CES sommes-nous plus indépendants des monopoles, des Etats à leur service ? de la réponse que les syndiqués feront à ces questions dépendra la désaffiliation ou non à la CES. Nous avons dit NON à la constitution, nous affirmons notre NON à la CES !

Liens Yahoo! Groupes<*>
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à : http://fr.groups.yahoo.com/group/controle_omc/

Ni "Europe libérale", ni "Europe sociale" (I)

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

----- Original Message -----
From: Lluis Gonzalez-Mestres
Sent: Saturday, June 04, 2005 7:04 AM

Subject: [controle_omc] Ni "Europe libérale", ni "Europe sociale" (I)

Sortir de l'Europehttp://sortirdeleurope.free.fr

Il y a un siècle, tout militant ouvrier, quelle que fut sa tendance politique, se fixait pour objectif la disparition de l'état. L'état est l'instrument de coercition de la classe sociale dominante contre la population qu'elle asservit, et devait donc être remplacé par de nouvelles formes d'organisation de la société. On ne pouvait en aucun cas se contenter de "réformer" l'état bourgeois.Le militant ouvrier d'il y a un siècle savait également qu'une caractéristique essentielle de l'émancipation des travailleurs dans le monde futur sans classes sociales pour lequel il combattait devait être que la gestion de la société ne soit pas le fait d'une "élite" mais de tous les citoyens, que tout le monde apprenne à gérer la société et participe sur un plan d'égalité à sa gestion effective. Un objectif impossible à réaliser avec l'état bourgeois, qui devait de ce fait être supprimé. Ces principes furent mis au rancard par la sociale-démocratie du début du XX siècle, qui à l'objectif de la disparition de l'état substitua celui de l' "état social", à savoir le même état capitaliste mais avec des "réformes sociales". Plus de révolution, les objectifs du mouvement ouvrier devant etre atteints, d'après ces dirigeants, par une évolution de la société capitaliste elle-même. C'est cette doctrine que dit appliquer l'actuelle sociale-démocratie qui, en rélaité, a depuis belle lurette abandonné tout objectif du mouvement ouvrier.Autrement dit, avec son virage du début des années 1900 la sociale-démocratie laissait aux capitalistes la direction stratégique de la société, voir même les aidait activement à réaliser leurs objectifs, en échange du plat de lentilles du "social". Cette trahison de la sociale-démocratie avait été intelligemment préparée par les commis du capitalisme depuis les années 1880, lorsque les français Léon Gambetta et Jules Ferry, principaux représentants du courant dit des "républicains opportunistes", développèrent la doctrine de l'impérialisme protectionniste. Un impérialisme de cette nature, basé sur la conquête militaire et le verrouillage de marchés et matières premières, avait besoin d'une armée coloniale, d'une administration coloniale et d'une population "métropolitaine" chauvinisée prête à faire la guerre aux populations des pays ainsi conquis, mais aussi aux pays capitalistes voisins devenus des "concurrents".A quel point l'opportunisme de la sociale-démocratie, estompant les barrières évidentes entre cet "état social" capitaliste et les objectifs historiques du mouvement ouvrier, avait des conséquences graves, fut mis en évidence par la première guerre mondiale et ses dizaines de millions de victimes. Cette guerre entre impérialistes, pour le contrôle des grands marchés mondiaux et des colonies, fut cautionnée par la grande majorité des dirigeants de la sociale-démocratie au nom de la "défense de la patrie", envoyant les ouvriers au front s'entretuer pour les ambitions planétaires de "leurs" capitalistes.Aujourd'hui, "nos" capitalistes ne veulent plus des vieux états impérialistes issus du développement du pouvoir de la bourgeosie du XIX siècle, et réclament un état mondial. C'est la conséquence logique de l'unification, à l'échelle mondiale, du pouvoir financier sous la coupe de l'oligarchie anglo-US dont l'hégémonie dans le monde capitaliste s'est affirmée à l'issue de la deuxième guerre mondiale. Une étape essentielle pour y parvenir est la mise en place, en Europe et dans l'Asie, d'un grand état bi-continental "européen de l'Atlantique à Vladivostock" qui existe déjà sous forme de projet au niveau du Conseil de l'Europe et que, peu à peu, réalisent les élargissements divers de l'Union Européenne. Ce grand état européen est censé "compléter" la mission de gendarmerie mondiale au service des oligarchies qu'assume actuellement, avec des difficultés croissantes, l'état US.Depuis les années 1880, l'impérialisme s'est servi de plusieurs leviers pour amener "ses" populations à soutenir sa politique, mais il convient d'en signaler deux qui constituent de véritables constantes historiques:- La chauvinisation par le "social". On voit encore aujord'hui des syndicats opportunistes défiler avec des rappels de "la poitique de Jules Ferry", regretter que "Luc n'ait pas fait comme Jules", etc... Mais au juste, qu'avait fait Jules Ferry? L'oligarchie des années 1880 savait très bien qu'on ne pouvait pas faire une armée et une administration coloniales avec des illettrés, et que pour mener à terme et consolider ses conquêtes militaires il était indispensable de fournir une instruction à la population de la "métropole". De surcroît, Bismarck était irrité par les conquêtes militaires françaises et menaçait sans cesse d'une nouvelle guerre. Il fallait donc une population suffisamment chauvinisée pour s'embarquer, le cas échéant, dans une nouvelle guerre avec l'Allemagne sans poser trop de questions. Quant au développement de la puissance militaire, il exigeait un long service militaire des citoyens et un travail efficace des ouvriers: les contreparties sociales étaient d'autant plus indispensables que le "précédent" de la Commune n'était pas loin...- Le racisme "humaniste". La doctrine de Jules Ferry sur les "droits et devoirs des races supérieures" fut également très intelligemment conçue. Il s'agissait de répandre l'idée des "bienfaits du colonialisme" pour les populations des pays envahis qui, d'après cette propagande, étaient libérées de régimes rétrogrades, éduquées par la "race supérieure" (en Grande Bretagne, Joseph Chamberlain parlera un peu plus tard de "races impériales" ou "conquérantes") qui leur "apporte la civilisation", etc... Et c'est au nom de l' "oeuvre civilisatrice" qu'ont eu lieu le génocide colonial, le pillage des matières premières, l'exploitation implacable... le tout avec la "meilleure" conscience qui soit. Encore en juillet 1925, alors que Hitler terminait d'écrire Mein Kampf, Léon Blum déclarait devant la Chambre des Députés: " Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture, et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie. " C'est ainsi que des "défenseurs des droits de l'homme" cautionnaient le colonialisme.Les populations bernées par la chauvinisme impérialiste d'il y a un siècle payèrent très chère cette concession historique à "leurs" oligarchies, et tout particulièrement par deux guerres mondiales très meurtrières. Quel sera le prix historique de l'euronationalisme du XXI siècle? Sans doute pire encore.
A suivreSortir de l'Europe

sortirdeleurope@free.fr
http://sortirdeleurope.free.fr

Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :http://fr.groups.yahoo.com/group/controle_omc/

vendredi 3 juin 2005

"Au Bois du Cazier": Les chantiers navals de Gdansk, Solidarnosc et la "dictature" communiste ....

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

"Au Bois du Cazier": Les chantiers navals de Gdansk, Solidarnosc et la "dictature" communiste ....

"L' histoire des chantiers commence en 1844 avec la création de l' Atelier Royal de construction de corvettes. Gdansk appartient à la Prusse et est alors appellée Dantzig. Vingt-ans plus tard, l' empire prussien les acquiert et les baptise du nom de "Kaiserliche Werf".En 1945, Gdansk est rattachée à la Pologne. Comme le reste de la ville, les chantiers sont entièrement détruits. La toute nouvelle entreprise d' Etat Stocznia (Les chantiers navals de Gdansk) commence le travail de reconstruction en juillet 1945. Le premier navire est inauguré en 1948. Il s' appelle le Soldek et appartient à la compagnie maritime polonaise.Pendant de nombreuses années, la production sera essentiellement dirigée vers la Russie (???), puis progressivement vers des armateurs du monde entier. La liste des noms des bateaux construits sur les chantiers de Gdansk, depuis 1949, reflète aussi bien l' évolution idéologique (???) que la diversification des armateurs. En 1980-81, les Chantiers de Gdansk sont le théâtre d'un violent mouvement de contestation à l' égard de la dictature (???) communiste (???), ils deviennent le berceau du désormais célèbre syndicat (???) Solidarnosc. Un de ses leaders, Lech Walesa, devenu président de la République en 1990, y a longtemps travaillé comme électricien. Cette même année 1990, les chantiers navals sont privatisés: 61% du capital passent à l' actionnariat privé; 39 % aux employés.La société Stocznia Gdanska fait faillite en 1998. Elle est alors rachetée par le groupe Stcznia Ddynia SA. Aujourd'hui, les chantiers navals de Gdansk produisent essentiellement des porte-conteneurs" (???).

Ce texte est tiré "Des Nouvelles du Bois du Cazier" (BELGIQUE: CHARLEROI-Marcinelle)

Sur le site de l' ancien charbonnage devenu un site mémorial sera organisé du 24 au 28 août 2005, une exposition consacrée au 25e anniversaire de ... SOLIDARNOSC, appelé syndicat....Quelques remarques de ma part:Ce "syndicat" fut surtout un véritable mouvement POLITIQUE, créé sous la houlette du Pape, du Vatican et d'un véritable homme de paille, appelé Walesa. Ses grèves (voire générales), déclenchées à tous propos furent surtout politiques. Il atteint jusqu'à 12 millions de membres. Ses congrès, qui duraient une semaine, en présence de 2.000 délégués, débutaient par une grand messe publique, et se terminaient par une grand messe publique, devant les portes du chantiers de Gdansk. Chose incroyable, même en pays de "démocratie" capitaliste, de ma vie de militant en Belgique, je n' ai jamais vu un congrès de la CSC (Confédération des Syndicats chrétiens) débuter par une grand mese publique devant les grilles de Gosselies-Caterpillar.Ses 12 millions de membres fondirent comme neige au soleil, après la "chute" du "Communisme". Ses activités "syndicales" avaient sans doute moins de raison d'être que sous le socialisme. Il est vrai que le sieur Walesa, qui a bien sûr travaillé aux Chantiers, est immédiatement devenu Président la République. Il n'y fit d'ailleurs pas long feu ... résultat sans doute de ses grandes capacités de gestionnaire.La "Dictature" "communiste" par terre, les Chantiers furent privatisés et finalement acculés "démocratiquemen" à la faillite (comme dit dans le texte). Qui pourra me dire parmi les milliers de travailleurs du chantiers, parmi ceux qui ont suivi l' aventure Walesa-Solidarnosc, ont pu retrouver du boulot dans une Pologne redevenue capitaliste et "démocratique" où le chômage atteint à certains endroits jusqu'à 40% des travailleurs actifs ????Pour le reste, je m' étonnerai encore que cet hommage à Solidarnosc puisse être rendu sur un site où, en Belgique "démocratique", le 8 août 1956, 262 mineurs mineurs d'une quinzaine de nationalités, ont péri, victimes de la rapacité, de l' exploitation et de l'insécurité des patrons, des barons, charbonniers. Parmi ces 262 mineurs, des dizaines de travailleurs italiens qui furent troqués et importés d' Italie comme du bétail, l'objet d'un véritable marchandage entre deux pays "démocratiques" (l' Italie et la Belgique) pour la fourniture de charbon à l' Italie en guise de paiement. Il ne fallait d' ailleurs pas que l'un de ces travailleurs se déclare communiste: il était d' ailleurs immédiatement embarqué, menottes aux poings comme une fripouille, entre 2 gendarmes, gare de MARCHIENNE-AU-PONT où il était chargé sur le premier train en direction de Paris et de l' Italie. A l' époque, ces expulsions étaient les remerciements de la Belgique "démocratique" envers ces animaux corvéables à merci qui n' avaient chez nous qu'un seul droit: servir le patronat, vivre dans des camps de baraquements en bois (Voir MORLANWELZ-Etoile) et se taire....La "dictature" "communiste" qui remplaça la dictature fasciste nazie, et la dictature des hoberaux polonais d' avant-guerre, a décidément bon dos pour certains. Il n'y a vraiment pas de quoi se féliciter de la nouvelle dictature patronale revenue en Pologne pratiquement à ses origines. L' Histoire a fait momentanément marche arrière. Walesa et Solidarnosc y sont pour quelque chose: ils ont bien servi la papauté et le capitalisme. On se souviendra aussi de la signature des fameux "Accords de Gdansk", signés par Walesa avec un stylo bille grand comme ça offert par ss le regretté Pape polonais, cet anti-communiste militant et tireur de ficelles. Les provocations en tous genres n'ont pas manqué non plus ...

RoRo

lundi 30 mai 2005

Les médias continuent leur campagne de dénigrement. Stop aux médias menteurs!

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


----- Original Message -----
From: OGM DANGER
To: Roger Romain
Sent: Monday, May 30, 2005 10:24 PM

Subject: Les citoyens français ont répondu massivement NON à l'Europe du capital. Les médias continuent leur campagne de dénigrement. Stop aux médias menteurs!

Cher(e)s ami(e)s,

Nous avons été plus de 18 000 à avoir signé notre pétition "le non censuré dans les médias, ça suffit!". Plus de 18 000 à nous être élevés, à l'occasion de cette campagne référendaire, contre la mainmise d'un clan sur les médias entraînant souvent un traitement à sens unique de l'information.

Des centaines de mails nous sont parvenus pour s'insurger, exemples à l'appui, contre une information partiale ressentie souvent comme une atteinte à ce que devrait être un fonctionnement normal de notre démocratie.

Un véritable sens critique, un large besoin d'expression, et une volonté de contrôle, se sont exprimés fortement dans les messages qui nous sont parvenus. Ainsi, nombreux sont ceux qui soulignent en ce lundi 30 au matin que rien -ni à la radio, ni sur certaines chaînes de télévision, ni dans la plupart des quotidiens- n'a réellement changé, malgré le message fort envoyé par les électeurs dans le référendum du 29 mai. Les partisans du NON, comme les conséquences du vote majoritaire, demeurent caricaturés au détriment d'une information objective et impartiale.

Seuls les perdants continuent à monopoliser la parole pour dénigrer ceux qui pourtant sont majoritaires, sans ambiguïté, dans le pays!

Dans vos messages, on note à de nombreuses reprises "que les médias n'ont rien compris", ou encore "qu'ils ne veulent pas comprendre". On se demande souvent "jusqu'où iront-ils?"....

Aussi, en vous remerciant toutes et tous pour l'engagement que vous avez pris à nos côtés, nous tenons à vous indiquer notre intention de créer dans un premier temps un véritable réseau de professionnels et de citoyens qui pourront si nécessaire réagir comme cela a été le cas durant plus de 3 semaines.

Nous savons en effet que le combat pour une Info Impartiale ne cessera pas dans les temps qui viennent.

Pour créer ce réseau, nous vous proposons par retour de mail de nous indiquer votre accord avec quelques renseignements:
Nom, Prénom, Profession, Ville, Adresse mail
permettant de mettre sur pied le début de coordination qui doit être la nôtre pour être utiles et efficaces:


Nous vous remercions encore pour le soutien que vous nous avez apporté. Mais nous savons que la bataille que nous avons livrée jusqu'au 29 mai et qui sans doute a contribué dans la mesure de ses moyens au résultat final devra certainement être suivie d'autres. Voila les raisons pour lesquelles nous souhaitons vivement pouvoir vous compter dans le réseau de nous allons constituer.

Bien à vous, et dans l'attente,

Signé: Les initiateurs de la pétition "Le NON censuré dans les médias, ça suffit!"

ET MAINTENANT…

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

----- Original Message -----
From: jean-luc GONNEAU
Sent: Monday, May 30, 2005 7:36 PM
Le Cactus Républicain/La Gauche ! communique :

ET MAINTENANT…

Quoi qu’en disaient certains sondages, nous n’en espérions pas tant. Quoi qu’en disent les éditorialistes du Oui (amers, haineux - July dans Libé -, et rarement philosophes le lendemain de leur défaite), cette victoire est le résultat de votes réfléchis et d’un formidable travail de la gauche. Qui pourra croire, comme n’hésitait pas à l’écrire Le Monde voici quelques jours, que le Non de droite représentait plus de la moitié des réfractaires à la constitution européenne ?
Le Cactus/La Gauche ! a pris sa part dans ce succès, sur les terrains militants là ou il pouvait, sur internet où notre site a proposé plus de soixante textes, pour la plupart inédits, contre le projet de constitution. Et en co-organisant avec Résistance 7e Art et les comités locaux pour le Non et ceux d’ATTAC cinq Jeudis Non, qui ont permis d’accueillir Paul Alliès, Clémentine Autain, Jean-Christophe Bonté, Pascal Cherki, Etienne Chouard, Suzan George, Jérôme Guedj, Pierre-Henry, Diana Johnstone, Monica Karbovska, René-Georges Lefort, Pascal Lusso, Dominique Rousseau, Christianne Taubira…, avec l’amical soutien de l’Espace Saint Michel, des cinéastes Dominique Cabrera et Suzanne Körösi, et sous la houlette de Jean-Luc Gonneau et Jean-Pierre Lefèvre. Nous poursuivrons ces rencontres, à propos de l’Europe et aussi à propos de l’avenir de la gauche.
Car le succès du Non ouvre des perspectives, et crée des obligations. Obligation pour la gauche de travailler à proposer une autre perspective pour l’Europe. C’est déjà commencé, et il faut poursuivre. Obligation pour la gauche de répondre à ce vote populaire, porteur d’espoir et non de peur, en proposant un projet véritablement différent des libéralismes ou socio-libéralismes que nous avons subi depuis trop longtemps.
Celles et ceux qui se sont investis dans les collectifs locaux pour le Non ont pu constater le plaisir et l’envie de travailler ensemble, l’aspiration, au-delà de la campagne, de continuer ce travail commun. Il ne faudrait pas que les histoires différentes des uns et des autres, les intérêts à court terme, les tentations de tirer à soi couvertures et oreillers, toutes choses bien compréhensibles au demeurant, mettent en péril cette dynamique.
« Alors, quand est-ce qu’on le crée, ce vrai grand parti de gauche ? » Qui n’a pas entendu cette demande lors de nos réunions ? Pour certains de nos amis, cela passe par l’intérieur du Parti Socialiste, qu’il faudrait « gagner à gauche » lors de son congrès annoncé. Pour d’autres, par une force unitaire allant, en gros, de la gauche du PS à la LCR et passant par ATTAC, les républicains de gauche non souverainistes, la minorité des Verts, mais est-ce bien la minorité aujourd’hui ?, les radicaux républicains (ce qui va bien au-delà d’un improbable « pôle de radicalité », incapable à nos yeux de proposer des perspectives crédibles pour les échéances, y compris électorales qui nous attendent). Les propositions de Marie-Georges Buffet et de certains membres de la Fondation Copernic et de l’appel des 200 vont dans ce sens. Ces perspectives ne sont cela dit pas incompatibles, mais les énergies ne sont pas infinies.
Le Cactus/La Gauche ! ne se veut pas un parti politique, mais un lieu de réflexions, d’échanges, d’actions, mis à la disposition de tous. Nous conserverons bien évidemment notre indépendance par rapport aux partis, ce qui n’empêche nullement chacun d’entre nous de militer là où il le souhaite. Et nous prendrons toute notre part aux démarches collectives pour renforcer la dynamique créée par le débat européen. Dès demain (car, comme le remarquait avec une redoutable perspicacité l’ineffable François Bayrou le 29 au soir : l’avenir commence demain).
João Silveirinho
Cactus/La Gauche ! :
Contact jean-luc.gonneau@wanadoo.fr
Site internet : www.la-gauche.org

jeudi 26 mai 2005

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


ANTI-IMPERIALISTE la liste dehttp://resistance.chiffonrouge.org
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-05-24/2005-05-24-634939
l'Humanité, 24 mai 2005

Pierre Cours-Salies : « Voter "oui" et prendre sa place dans l'empire »

L'Union européenne n'appartient pas à l'OTAN réaffirme le sociologue.Devrons-nous accepter une augmentation des budgets de guerre en Europe ? Si la constitution est adoptée le 29 mai, la réponse est nette : cadre politique et politique d'investissement font système. L'article I-41 et le chapitre 2 du titre III (articles III-294 à III-313) le précisent.« Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires » (art. I-41). Certes, ce texte donne un coup de chapeau respectueux devant « les principes de la charte des Nations unies ». Toutefois l'alinéa suivant précise que la politique de l'Union est en conformité avec les « décisions arrêtées » par l'OTAN. On peut se demander quelle actualité conserve ce traité de l'Atlantique Nord. S'il s'agit d'une solidarité face au « terrorisme », comme le texte le prétend, en quoi des dépenses d'armements sophistiqués vont-elles permettre de limiter les risques dans ce monde ? Et quels risques ?Chacune et chacun mesure-t-il ce que cela entraîne de dépendance acceptée à l'égard de l'état-major des États-Unis et du lobby des multinationales de l' armement ? Messieurs Sarkozy, Madelin et Lellouche savent que cet engagement européen est un gage de solidarité avec les États-Unis. Mais ils préfèrent se taire, pour l'heure. Il est vrai que des dirigeants du PS, eux, prétendent trouver, en la matière, le signe d'une volonté d'indépendance à l 'égard des États-Unis...Le carcan de l'OTAN : serrons donc de près ce problème. À quel moment a-t-il été discuté de la légitimité de ce cadre - la direction de l'OTAN - et de son rôle aux côtés des États-Unis ?S'il s'agit d'assurer l'indépendance de la France et de l'Union européenne à l'égard des États-Unis, pourquoi ne pas commencer par dire des choses simples, propres à faire une large unité : l'Union européenne n'appartient pas à l'OTAN ; l'OTAN n'est pas une institution de l'Union européenne. On pourrait y ajouter des options qui, sans doute, seraient amplement majoritaires dans le pays : tout usage de l'armement doit être envisagé dans le cadre des discussions de l'ONU et inféodé à ses décisions ; même s'il est souhaitable que l'ONU évolue, et même si elle discute de quelques réformes internes, nous avons la faiblesse d'y voir une meilleure garantie de la paix que les officiers supérieurs de l'OTAN, sous les ordres directs, occultes ou non, du département d'État des États-Unis.Bref, cet article I-41 consiste à faire dépendre politiquement des États-Unis et de leurs machines de guerre les décisions majeures d'une éventuelle souveraineté européenne. Les citoyens européens seraient vite placés devant le chantage « rester solidaires pour influencer l'alliance de l'intérieur ou risquer de rompre cette alliance ». Pourquoi se mettre un tel carcan ?Une agence encouragée à dépenserEn fait, il s'agit d'un investissement lourd, voulu et recommandé par le traité, alors que tout est fait, dans ce texte, pour interdire les interventions étatiques qui aideraient à des activités ou des buts sociaux et « fausseraient la concurrence ».Il est créé une « agence dans le domaine du développement des capacités de défense ». Elle a pour « mission (...) de proposer des projets multilatéraux pour remplir les objectifs en termes de capacités militaires (...) et mettre en oeuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense et pour améliorer l'efficacité des dépenses militaires » (art. III-311).Qui, ici, contrôle ces activités ? Le texte est explicite, par ce qu'il dit comme par ses silences : « L'agence accomplit ses missions en liaison avec la Commission en tant que de besoin » (art. III-311.2). C'est sérieux, une tâche militaire de gouvernement ! En revanche, cherchez la place du Parlement dans cette activité : lisez donc les articles III-309 à III-313...Renversons la question : qui va, in fine, contrôler et décider ? La réponse est trop évidente. Un exemple : le système Galileo, le plus sophistiqué pour diriger chars et missiles européens, à l'avenir ne pourra pas fonctionner sans demander aux États-Unis l'autorisation d'utiliser leurs systèmes satellitaires. Avec cette dernière précision, la boucle est bouclée : le « non » permet d'arrêter les dérives militaristes et de poser autrement la question d'une coalition anti-guerre. Tous les moyens modernes doivent servir à prévoir les catastrophes, à faire reculer la misère et la maladie, et à contribuer au développement durable.Mais le choix du « oui » est tout autre : une Europe comme un sous-empire, jouant les supplétifs aux côtés des dirigeants des États-Unis.
_______________________________________________
Anti-imperialiste mailing list
Anti-imperialiste@chiffonrouge.orghttp://chiffonrouge.org/cgi-bin/mailman/listinfo/anti-imperialiste

Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



----- Original Message -----
From: info@comite-valmy.org
Sent: Thursday, May 26, 2005 3:47 PM
Subject: Valmy liberté....doc



À: Objet: Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre (CGT)

LE HAVRE, 25 mai 2005 (AFP)
Le parquet du Havre a mené mercredi une opération de contrôle sur un chantier de maintenance à la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher (Seine-maritime) où, selon la CGT, des salariés portugais sont payés en-dessous du SMIC, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon le syndicat CGT de Total, ces salariés sont embauchés par des entreprises de sous-traitance pour les travaux de remise à niveau d’une unité de craquage et de distillation de cette raffinerie.
“Certains d’entre-eux sont payés entre 500 et 800 euros brut pas mois alors que le SMIC français est de 1.154 euros pour 35H00 hebdomadaire”, a affirmé Philippe Saunier, délégué CGT.
Ce syndicaliste assure que “ces salariés dépendent de sociétés portugaises qui les louent à des sociétés-écran belges” intervenant sur le chantier.
“Cela nous fait dire que la directive Bolkenstein est déjà entrée en application avant l’heure et en toute illégalité”, a commenté Philippe Saunier.
L’opération de mercredi a été réalisée par une quarantaine de fonctionnaires appartenant au Comité opérationnel de lutte contre le travail illégal (Colti) qui associe notament la police, les douanes, l’inspection du travail et l’Urssaf.
Le parquet du Havre qui dirigeait l’opération n’était pas encore en mesure d’indiquer mercredi après-midi si des infractions avaient été constatées sur ce chantier.

Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre (CGT)

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


----- Original Message -----
From: info@comite-valmy.org
Sent: Thursday, May 26, 2005 3:47 PM
Subject: Valmy liberté....doc



À: Objet: Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre (CGT)

LE HAVRE, 25 mai 2005 (AFP) Le parquet du Havre a mené mercredi une opération de contrôle sur un chantier de maintenance à la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher (Seine-maritime) où, selon la CGT, des salariés portugais sont payés en-dessous du SMIC, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon le syndicat CGT de Total, ces salariés sont embauchés par des entreprises de sous-traitance pour les travaux de remise à niveau d’une unité de craquage et de distillation de cette raffinerie.
“Certains d’entre-eux sont payés entre 500 et 800 euros brut pas mois alors que le SMIC français est de 1.154 euros pour 35H00 hebdomadaire”, a affirmé Philippe Saunier, délégué CGT.
Ce syndicaliste assure que “ces salariés dépendent de sociétés portugaises qui les louent à des sociétés-écran belges” intervenant sur le chantier.
“Cela nous fait dire que la directive Bolkenstein est déjà entrée en application avant l’heure et en toute illégalité”, a commenté Philippe Saunier.
L’opération de mercredi a été réalisée par une quarantaine de fonctionnaires appartenant au Comité opérationnel de lutte contre le travail illégal (Colti) qui associe notament la police, les douanes, l’inspection du travail et l’Urssaf.
Le parquet du Havre qui dirigeait l’opération n’était pas encore en mesure d’indiquer mercredi après-midi si des infractions avaient été constatées sur ce chantier.

mardi 24 mai 2005

Pierre Cours-Salies : « Voter "oui" et prendre sa place dans l'empire »

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


ANTI-IMPERIALISTE la liste de
http://resistance.chiffonrouge.org
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-05-24/2005-05-24-634939
l'Humanité, 24 mai 2005

Pierre Cours-Salies : « Voter "oui" et prendre sa place dans l'empire »

L'Union européenne n'appartient pas à l'OTAN réaffirme le sociologue.Devrons-nous accepter une augmentation des budgets de guerre en Europe ? Si la constitution est adoptée le 29 mai, la réponse est nette : cadre politique et politique d'investissement font système. L'article I-41 et le chapitre 2 du titre III (articles III-294 à III-313) le précisent.« Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires » (art. I-41). Certes, ce texte donne un coup de chapeau respectueux devant « les principes de la charte des Nations unies ». Toutefois l'alinéa suivant précise que la politique de l'Union est en conformité avec les « décisions arrêtées » par l'OTAN. On peut se demander quelle actualité conserve ce traité de l'Atlantique Nord. S'il s'agit d'une solidarité face au « terrorisme », comme le texte le prétend, en quoi des dépenses d'armements sophistiqués vont-elles permettre de limiter les risques dans ce monde ? Et quels risques ?Chacune et chacun mesure-t-il ce que cela entraîne de dépendance acceptée à l'égard de l'état-major des États-Unis et du lobby des multinationales de l' armement ? Messieurs Sarkozy, Madelin et Lellouche savent que cet engagement européen est un gage de solidarité avec les États-Unis. Mais ils préfèrent se taire, pour l'heure. Il est vrai que des dirigeants du PS, eux, prétendent trouver, en la matière, le signe d'une volonté d'indépendance à l 'égard des États-Unis...Le carcan de l'OTAN : serrons donc de près ce problème. À quel moment a-t-il été discuté de la légitimité de ce cadre - la direction de l'OTAN - et de son rôle aux côtés des États-Unis ?S'il s'agit d'assurer l'indépendance de la France et de l'Union européenne à l'égard des États-Unis, pourquoi ne pas commencer par dire des choses simples, propres à faire une large unité : l'Union européenne n'appartient pas à l'OTAN ; l'OTAN n'est pas une institution de l'Union européenne. On pourrait y ajouter des options qui, sans doute, seraient amplement majoritaires dans le pays : tout usage de l'armement doit être envisagé dans le cadre des discussions de l'ONU et inféodé à ses décisions ; même s'il est souhaitable que l'ONU évolue, et même si elle discute de quelques réformes internes, nous avons la faiblesse d'y voir une meilleure garantie de la paix que les officiers supérieurs de l'OTAN, sous les ordres directs, occultes ou non, du département d'État des États-Unis.Bref, cet article I-41 consiste à faire dépendre politiquement des États-Unis et de leurs machines de guerre les décisions majeures d'une éventuelle souveraineté européenne. Les citoyens européens seraient vite placés devant le chantage « rester solidaires pour influencer l'alliance de l'intérieur ou risquer de rompre cette alliance ». Pourquoi se mettre un tel carcan ?Une agence encouragée à dépenserEn fait, il s'agit d'un investissement lourd, voulu et recommandé par le traité, alors que tout est fait, dans ce texte, pour interdire les interventions étatiques qui aideraient à des activités ou des buts sociaux et « fausseraient la concurrence ».Il est créé une « agence dans le domaine du développement des capacités de défense ». Elle a pour « mission (...) de proposer des projets multilatéraux pour remplir les objectifs en termes de capacités militaires (...) et mettre en oeuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de la défense et pour améliorer l'efficacité des dépenses militaires » (art. III-311).Qui, ici, contrôle ces activités ? Le texte est explicite, par ce qu'il dit comme par ses silences : « L'agence accomplit ses missions en liaison avec la Commission en tant que de besoin » (art. III-311.2). C'est sérieux, une tâche militaire de gouvernement ! En revanche, cherchez la place du Parlement dans cette activité : lisez donc les articles III-309 à III-313...Renversons la question : qui va, in fine, contrôler et décider ? La réponse est trop évidente. Un exemple : le système Galileo, le plus sophistiqué pour diriger chars et missiles européens, à l'avenir ne pourra pas fonctionner sans demander aux États-Unis l'autorisation d'utiliser leurs systèmes satellitaires. Avec cette dernière précision, la boucle est bouclée : le « non » permet d'arrêter les dérives militaristes et de poser autrement la question d'une coalition anti-guerre. Tous les moyens modernes doivent servir à prévoir les catastrophes, à faire reculer la misère et la maladie, et à contribuer au développement durable.Mais le choix du « oui » est tout autre : une Europe comme un sous-empire, jouant les supplétifs aux côtés des dirigeants des États-Unis.
_______________________________________________
Anti-imperialiste mailing listAnti-imperialiste@chiffonrouge.orghttp://chiffonrouge.org/cgi-bin/mailman/listinfo/anti-imperialiste

mercredi 11 mai 2005

POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



aujourd'hui en EURO-DICTATURE capitaliste POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, May 11, 2005 7:23 PM



POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE
(Vladimir Simonov, commentateur politique de RIA Novosti)

Les autorités de Riga, capitale de la Lettonie, régulièrement autorisent le défilé d'anciens légionnaires de la Waffen SS. Des dizaines de nazis lettons d'un certain âge, mais bien valides, défilent solennelle­ment en grand uniforme sous les drapeaux à croix gammée du centre de la ville vers le monument de la Liberté.
C'est ainsi qu'ils célèbrent le 16 mars 1943, date de la création de la légion des S S lettons. L'idée du défilé appartient aux chefs de l'organisation d'extrême droite "Club 415" et ils la mettent en œuvre depuis cinq ans avec la bénédiction officielle des autorités municipales de Riga.
On connaît les actions de la Waffen S S pendant les années de guerre. Ces hommes exterminaient tous les non-Allemands et les non-Lettons, ils ont construit des camps de concentration où ils ont brûlé dans les fours crématoires les Russes, les Polonais, les Juifs : tous les représentants des "races inférieures".
Aujourd'hui, ces anciens bourreaux touchent une pension militaire confortable, alors que les anciens détenus des camps fascistes ne peuvent pas obtenir de compensation.
Une brève excursion à Riga avec un bon guide ne fera qu'accroître le désarroi éprouvé par un observa­teur étranger en voyant le déchaînement des états d'esprit nazis dans ce pays balte.
Des inscriptions antisémites apparaissent parfois sur les monu­ments des cimetières juifs. Des tapis avec des croix gammées sont présentés dans les vitrines des magasins. On voit des pas­sants portant des croix métalliques hitlériennes à la poitrine.
Faisant preuve d'une étonnante amnésie historique, Riga s'in­digne contre le prétendu "génocide" commis après la guerre en Lettonie par la faute d'un "empire totalitaire étranger", mais passe sous silence la catastrophe ethnique de 1941. Au cours de la brève période entre le départ des autorités soviétiques et l'ar­rivée des unités hitlériennes, les nationalistes lettons ont eu le temps d'exterminer et de dépouiller des dizaines de milliers de Juifs lettons. Génocide monstrueux commis par des citoyens de la Lettonie contre d'autres citoyens de la Lettonie.
Une extermination des Juifs aussi féroce qu'en Lettonie n'a probablement eu lieu dans aucun autre pays d'Europe. Sur les 85 000 Juifs qui vivaient dans ce pays, seulement 500 ont survécu après la guerre. La localité de Rumbola est devenue pour toujours le sym­bole de l'histoire tragique de la Lettonie : en deux semaines, 30 000 Juifs y ont été transférés du ghet­to de Riga, placés devant les tranchées et fauchés par les mitrailleuses. Peut-être que certains de ceux qui sont considérés aujourd'hui en Lettonie comme des héros se trouvaient parmi les bourreaux.
Il n'est pas étonnant que la protection accordée par l'Etat au nazisme s'accompagne aujourd'hui de manifestations de plus en plus ostensibles d'antisémitisme. Ainsi, les membres du parti "Aïzsargui", qui avaient aidé les hitlériens à lancer les pogroms contre les Juifs à Riga pendant la guerre, commencent à jouer un rôle important dans la société. Qu'est-ce qui pousse donc les autorités lettones à soutenir aujourd'hui l'idéologie nazie incompatible avec l'époque et le lieu : le troisième millénaire et l'Europe unie ?
Ce n'est pas un mystère. De nombreux hommes politiques lettons de tendance nationaliste radicale vivent toujours dans un monde fantasmagorique de mythes et d'hu­miliations historiques, réunis sous le terme "d'occupation sovié­tique", continuant à ressasser leurs humiliations historiques, à exi­ger une compensation matérielle pour on ne sait quel "préjudice" causé pendant leur appartenance à l'URSS et à insister pour qu'on leur présente des excuses.
Cela rappelle les douleurs fantômes que ressentent parfois les amputés à l'endroit du membre disparu. L'Union Soviétique n'exis­te plus depuis longtemps, la Russie est, en quelque sorte, ce mem­bre détaché pour la Lettonie qui a retrouvé son indépendance. Mais les douleurs fantômes et les offenses qui restent depuis l'époque soviétique tourmentent toujours les hommes politiques lettons qui se vengent de leurs complexes en pratiquant une politique d'apar­theid à l'égard des russophones et en érigeant les nazis au rang de héros..

- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.
- Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire également profiter vos connaissances, en nous communiquant l'adresse (électronique ou postale) de ces camarades qui, de votre point de vue, peuvent porter un intérêt à notre approche. C’est avec plaisir que nous leur adresserons les documents que nous éditons.
- Vous souhaitez émettre sur notre site un message ou un texte : contactez-nous : combat.94@wanadoo.fr
Nous examinerons s'il correspond à nos critères.