mardi 24 février 2009

Sur le Parti de la Gauche Européenne (PGE)

 
----- Original Message -----
From: Vincent
Sent: Saturday, February 21, 2009 11:00 AM
Subject: Rectificatif : Sur le Parti de la Gauche Européenne (PGE)

(Impossible de faire passer le fichier.)

Ci-dessous des liens vers un ensemble d'extraits, traduits de l'anglais pour la plupart, de textes constitutifs du Parti de la Gauche Européenne (PGE), dont le PCF est partie prenante : à l'approche des élections européennes, ils sont édifiants.  

Cordialement,

V. Fère

 

http://vivelepcf.over-blog.fr/article-27783350.html

http://pcf-prcf.over-blog.com/article-27878995.html

 

 

lundi 23 février 2009

(Crer-News-2) Invitation Colloque 6 mars 2009: Migration et travail décent

 

From: Crer
Sent: Monday, February 23, 2009 9:13 AM
To: CRER
Subject: (Crer-News-2) Invitation Colloque 6 mars 2009: Migration et travail décent

 
Bonjour  à tous, 
Ci-dessous le programme du colloque de PLN de 2009 : Migration et travail décent . 
Merci de le faire circuler 
Bien à vous,
Marie-Pierre de Buisseret 
 

COLLOQUE

Vendredi 6 mars 2009
8h30 - 18h00
Bruxelles

Migration et travail décent

L'influence de la réglementation européenne et internationale sur le statut des travailleurs migrants

En collaboration avec l'asbl Dereac et l'AIJD (Association Internationale des Juristes Démocrates), avec le soutien de la FGTB et de la CSC.

 

La politique migratoire européenne tend à restreindre l'immigration de type humanitaire et encourage au contraire une immigration de type économique. La Belgique suit cette tendance. Cette politique ne cache-t-elle pas surtout la volonté d'attirer les migrants tant qu'ils sont (économiquement) utiles?

La question centrale qui traversera le colloque sera celle du statut des travailleurs migrants et ses implications sur les droits des autres étrangers et travailleurs. Les travailleurs migrants, avec ou sans statut légal, se trouvent le plus souvent dans une situation vulnérable, soit parce que leur séjour dépend de leur travail, soit parce qu'ils sont sans papiers.

De plus, ils sont souvent utilisés pour faire pression sur les conditions de travail et les salaires des autres travailleurs.

plus d'info: www.progresslaw.net

 

Le colloque a été reconnu par l'OBFG pour six points de formation permanente.

Une demande de reconnaissance a été introduite pour les magistrats auprès du Service Public Féderal Justice.


PROGRAMME

8h30 - 9h00 Accueil et inscription

9h00 - 9h30 Mot de bienvenue et introduction

  • Mot d'accueil

  • Anne MORELLI, historienne et professeur à l'ULB

9h30 – 10h45 SESSION 1 
La politique européenne à deux voies: la migration humanitaire et la migration économique

  • Aperçu de la politique migratoire européenne et cadre juridique

      Sylvie SAROLEA, professor à l'UCL et avocate

  • Evolution actuelle de la politique migratoire européenne. Analyse des directives UE

      Marie-Pierre DE BUISSERET, avocate PROGRESS Lawyers Network

10h45 – 11h00 Pause

11h00 – 12h15 SESSION 2

Migration et travail en droit comparé

  • Evaluation critique de la politique migratoire espagnole
    Eva IZQUIERDO, juriste, représentante de Collectiu Juridic de Defensa Legal

  • La "Green Card" aux Etats-Unis
    Rosemary ESPARZA, avocate et membre de la National Lawyers Guild

  • Le Maroc comme pays d'émigration et d'immigration
    Hamid BOUHADDOUNI, juriste, représentant de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH)

12h15 – 12h30 Questions

12h30 – 13h30 Lunch

13h30 – 15h15 SESSION 3

La politique belge en matière de migration économique en pratique

  • Témoignage d'un travailleur migrant et exposé sur la lutte contre les abus
    Sabine DECRAENE, Organisation pour les travailleurs immigrés clandestins

  • Les permis de travail, les métiers en pénurie et le détachement: implications sur le statut
    Jan BUELENS , chercheur à l'UA et avocat PROGRESS Lawyers Network

  • L'action de l'auditorat du travail en matière d'infractions aux législations sociales et la répression de l'exploitation économique
    Maité DE RUE, substitut de l'auditeur du travail de Bruxelles

  • Protections supplémentaires tirées de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants

       Dirk VANHEULE, professeur à l'UA et avocat      

15h15 – 15h30 Pause

15h30 – 16h30 SESSION 4 Table ronde
Comment améliorer le statut des travailleurs migrants?

  • Caroline COPERS, secrétaire générale de la FGTB flamande

  • Marc LEEMANS, secrétaire national de la CSC

  • Gabriele ZIMMER, membre du Parlement européen (fraction GUE/NGL)

  • Hamid BOUHADDOUNI, juriste et représentant de l'AMDH

16h30 – 17h00 Conclusions

17h00 – 18h00 Réception


EN PRATIQUE

Adresse du colloque

Maison des Associations Internationales (MAI)
Rue Washington , 40
1050 Bruxelles

Secrétariat

PROGRESS Lawyers Network-Anvers
Broederminstraat 38
2018 Antwerpen
Tel. 
+32 3 320 85 30
Fax  +32 3 366 10 75

mail info@progresslaw.net

www.progresslaw.net

Frais de participation
(comprenant sandwiches et café)

  • Avocats et magistrats (dans le cadre de la formation permanente): 130 euro 
    (farde de documentation incluse)
  • Avocats-stagiairs, autres: 30 euro 
  • Etudiant, chômeurs: 10 euro


 

  • Farde de documentation disponible

Inscriptions avant le 20 février 2009

  • En remplissant le formulaire ci-dessous et le renvoyant avant le 20 février 2009 au secrétariat du colloque
  • Votre inscription n'est définitive qu'après réception du paiement par versement sur le numéro de compte 630-0676690-77 de l'asbl Dereac avec mention de votre nom.
  • L'annulation et le remboursement des frais de participation est possible à condition de prévenir trois jours avant le colloque

Inscrire

Nom:

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Entreprise, organisation ou institution:

Fonction:

Rue + numéro:

Code postal + commune:

Téléphone:

Fax:

E-mail:

Désirez-vous recevoir notre lettre d'information électronique?:

[Ces données seront reprises dans les fichiers administratifs de PROGRESS Lawyers Network, Broederminstraat 38, 2018 Anvers. Conformément à la loi du 8 décembre 1992 sur la protection de la vie privée, il est possible d'y avoir accès et de les corriger.]


 envoyez un email à antwerp@progresslaw.net


Fw: Campagne de signature pour Leyla Zana

 

From: F
Sent: Monday, February 23, 2009 12:27 PM
To: Flash
Subject: Campagne de signature pour Leyla Zana



Campagne de signature pour Leyla Zana

Leyla Zana est une personne qui a vécu toutes les difficultés d'être kurde et femme. 

Elle s'est mariée très jeune, a eu des enfants. Très vite, son mari a été emprisonné et elle a attendu pendant des années devant les portes de la prison. Elle s'est engagée dans la vie politique. 

Elle voulait faire entendre la voix de son peuple dans l'Assemblée Nationale. Toutefois, elle a été emprisonnée en raison de la politique sans issue sur le problème kurde. Elle a été condamnée à 15 ans. 

En prison, elle est tombée malade. En dépit de l'existence du rapport médico-légal qui lui aurait permis d'être libérée, elle n'a pas voulu d'une libération dans ces circonstances. 

A sa sortie de prison, elle a rejoint ses enfants dont elle avait été séparée pendant de longues années. En même temps, elle a commencé à partager ses idées avec la société. Toutefois, les adeptes de la violence n'ont encore une fois pas supporté la présence de Leyla Zana. Leyla a été condamnée à dix ans de prison pour ses prises de parole. Son dossier se trouve actuellement à la Cour de cassation.

Ne permettons pas à nouveau son emprisonnement! 

Parce que tant que Leyla Zana ainsi que ceux et celles qui expriment leurs idées contestataires sont en prison, nous ne serons pas libres non plus. 

En signant ce texte, appelons la Cour de cassation à casser le jugement contre Leyla Zana et exigeons des parlementaires de supprimer tous les obstacles juridiques face à liberté d'expression des opinions.

Ayhan Bilgen, Ayşan Sönmez, Ayşe Akdeniz, Ayşe Hür, Bilgesu Erenus, Can Başkent, Cengiz Güleç, Cuma Boynukara, Cüneyt Yalaz, 
Doğan Özgüden, Erdir Zat, Eren Keskin, Ergin Cinmen, Erol Özkoray, Ersin Kalkan, Ferhat Kentel, Ferhat Tunç, Filiz Koçali, Günay Aslan, Gülten Kaya, Hakan Tahmaz, Halil Savda, Halime Güner, Haluk Tekeli, Hidayet Şevkatli Tuksal, Hilal Kaplan, Hülya Tarman, Hürriyet Şener, Hüseyin Çakır, İnci Hekimoğlu, İnci Tuğsavul, İsmail Beşikçi, Jale Parla, Leman Yurtsever, Mehmet Atak, Meltem Arhavi, Metin Aydın, Metin Göksel, Murat Çakır, Mustafa Elveren, Nebile Irmak Çetin, Necmiye Alpay, Nil Demirkazık, Nilgün Yurdalan, Oğuz Sönmez, Orhan Miroğlu, Perihan Mağden, Ragıp Duran, Ragıp Zarakolu, Selami İnce, Semra Somersan, Sevim Soylu, Seydi Fırat, Sibel Özbudun, Sinan Kara, Şanar Yurdatapan, Şebnem Korur Fincancı, Şeymus Diken, Taha Parla, Taner Koçak, Tayfun Gönül, Tayfun İşçi, Tayfun Mater, Taylan Tosun, Temel Demirer, Ülker Uncu, Yasemin Öz, Yeşim Dorman, Yıldız Ramazanoğlu, Zeynep Bayramoğlu, Zeynep Gambetti, Zeynep Tanbay, Ziya Yüğrük.

Adresse pour votre signature


____________________
Textes en français, anglais et turc:

Tél: 32-2-215 35 76

samedi 21 février 2009

[Bulletin-Cedetim] Meeting Vend 20 fev Contre la vie chère et la pwofitasyon : Solidarité !

 

From: Cedetim
Sent: Thursday, February 19, 2009 5:33 PM
To: destinataires inconnus:
Subject: [Bulletin-Cedetim] Meeting Vend 20 fev Contre la vie chère et la pwofitasyon : Solidarité !

Contre la vie chère
et la pwofitasyon !

MEETING vendredi 20 février 2009 - 19h

Bourse du travail de Paris 3, rue du Château d'eau M° République

Meeting Vend 20 fev Contre la vie chère et la pwofitasyon : Solidarité !

Les Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Réunionnais

luttent contre la vie chère et la pwofitasyon

SOLIDARITE !

CONTRE la répression
et POUR la satisfaction
des revendications !

Premiers signataires : FSU, US Solidaires, CNT,  Attac,  Cedetim, Droits devant !!, Fondation Copernic, FTCR, Marches européennes, MRAP, Alternatives Libertaires, AlterEkolo, Les Alternatifs, Alternative Démocratie Socialisme, Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires, la Fédération, NPA, PCF, Les Verts…

Manifestation samedi 21 février à 14h Place de la République - Paris


vendredi 20 février 2009

(Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

BELGIQUE "démocratique": des gens, y compris des enfants, enfermés, pendant des semaines, des mois, sans aucun procès, sans aucun jugement, sans aucune condamnation, comme à Guantanamo, le camp de concentration ricain...
Où sont donc passé tous nos fervents défenseurs de la "Liberté", de la "Démocratie", des "Droits de l'homme", de la "Justice" ???
Nos fameux journalistes "neutres", "libres" et "indépendants" sont-ils tous partis en reportage au ... Tibet ???
RoRo
 

From: Crer
Sent: Friday, February 20, 2009 8:45 PM
Subject: (Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

Nossegem-- Alors que l'Etat belge ne prévoit pour l'heure toujours aucun solution à la question des sans-papiers, la coordination pour la régularisation et la libre-circulation, à l'occasion de la Saint_valentin avait organisé une parade des coeurs séparés pour montrer son soutien et sa solidarité aux couples qui font l'expérience de cette séparation ainsi qu'à toutes les personnes retenues dans le centre de rétention 127 bis. (Note de RoRo: détention, plutôt que rétention).
 
 
(Crer)


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain

 

From: Comité Valmy
Sent: Friday, February 20, 2009 9:28 PM
Subject: Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre à la toute puissance de l'empire américain


Chers amis,

Je souhaiterai d'abord la bienvenue à nos invités Cubains. C'est pour nous un grand honneur de les recevoir et je peux leur dire qu'à travers eux c'est bien à Cuba et au peuple cubain qu'il sera rendu hommage ce soir à l'occasion de 50ème anniversaire de la Révolution de 1959.

Merci également à tous ceux et toutes celles et ils sont nombreux qui assistent pour la première fois à un dîner-débat de l'Académie du Gaullisme. Nous sommes ici dans un espace de liberté et je pense qu'ils ne seront pas déçus par la soirée qu'ils vont passer avec nous.

L'Académie du Gaullisme est, nous nous devons de le rappeler une association gaulliste de stricte obédience, farouchement indépendante du pouvoir politique et des partis politiques, viscéralement attachée à la défense des principes qui guidèrent l'action historique du Général de GAULLE en faveur de l'indépendance nationale, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, du refus de toute hégémonie et de la justice sociale.

Compte tenu des valeurs qui sont les nôtres, nous ne pouvons que déplorer le caractère catastrophiques du contexte international actuel, dû au fait que nous vivons dans un monde unipolaire facteur de guerres et de troubles sociaux.

A l'heure ou, porteur d'immenses espoirs de changement, un nouveau président américain vient d'entrer en fonction, succédant à un président sortant totalement discrédité après huit ans de mandat, nous ne saurions oublier que le monde se porte très mal et que rarement l'avenir n'est apparu aussi sombre et chargé de menaces si aucune rupture véritable ne s'opère avec ce que nous venons de vivre.

Plusieurs conflits meurtriers ensanglantent la planète, conflit israélo-palestinien, conflit irakien, conflit afghan. Notre pensée va en premier lieu vers les populations civiles palestiniennes de la bande de Gaza, terriblement éprouvées. Pendant plus de trois semaines, elles viennent de subir de la part de l'armée d'Israël, allié privilégié et indéfectible des Etats-Unis un véritable enfer, un déferlement massif de missiles et de bombes à fragmentation ou au phosphore suivies d'attaques terrestres menées par des colonnes de blindés.

Le bilan, encore provisoire, en est accablant. Au moins 1300 palestiniens ont été tués dont plus de 400 enfants et une centaine de femmes, la grande majorité des victimes étant des civiles. Cinq mille blessés palestiniens ont été décomptés dont beaucoup ne survivront pas. La bande de Gaza n'est plus qu'un champ de ruines et de désolation. Côté israélien, on déplore treize morts, tragique déséquilibre. Tout cela est humainement et moralement inacceptable. Mais qui a le courage de le dire et de protester parmi les dirigeants européens au nom du droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, au nom du peuple irakien à disposer de lui-même, au nom du peuple afghan à disposer de lui-même ? Faut-il espérer en une prise de conscience salutaire du peuple américain ? Trois ans avant les terribles évènements du 11 septembre 2001, un ancien lieutenant colonel de l'armée américaine, Robert BOWMAN qui avait mené cent une missions de combat au Viêt Nam avant de devenir évêque de l'église américaine déclarait dans The National Catholic Reporter à propos des attentats à la bombe contre des ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l'homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du Tiers monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales. Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme. Au lieu d'envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts, nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l'eau potable et nourrir leurs enfants affamés. En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal. Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C'est cette vérité là que le peuple américain devrait entendre ».Tous, nous souhaitons qu'il l'entende enfin et fasse sienne cette célèbre citation du Général de Gaulle ; « En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer ».

Pour nous gaullistes, Cuba a l'immense mérite d'incarner depuis un demi-siècle une résistance opiniâtre et jusqu'ici victorieuse à la toute puissance de l'empire américain dont elle a la malchance d'être le très proche voisin à moins de 180 kms des côtes de Floride.

Une résistance d'autant plus méritoire que l'île de Cuba avec ses 110 000km2 et ses 12 millions d'habitants ne pèse pas lourd face à la première puissance de la planète et à son gigantesque arsenal militaire, surtout depuis qu'elle a perdu la protection que lui accordait autrefois l'Union Soviétique jusqu'à sa disparition en 1990.

Une résistance qui est celle de tout un peuple, une résistance véritablement exceptionnelle, héroïque, pour un petit pays victime d'un embargo économique qui lui est imposé depuis 1961 par les américains pour l'étrangler.

Une résistance qui a permis à Cuba de triompher non seulement à une tentative d'invasion mais aussi d'innombrables manœuvres de déstabilisation en tout genre dont des attentats meurtriers de la part de la CIA, ce bras armé combien redoutable de l'impérialisme américain, toujours présent sur le sol même de Cuba, à Guantanamo mais pu pour très longtemps, espérons-le.

En dépit de critiques malveillantes et de la diabolisation dont Fidel CASTRO et Raul CASTRO font régulièrement l'objet de la part des médias apparemment sensibles aux campagnes de désinformation orchestrées par cette même CIA et ses multiples officines, Cuba apparaît pour beaucoup et notamment pour toute l'Amérique latine comme un exemple et un modèle : un petit David qui défie avec succès depuis cinquante ans, l'énorme géant Goliath.

Cuba est également aux côtés du Venezuela d'Hugo Chavez, de la Bolivie d'Evo MORALES et du Nicaragua de Daniel ORTEGA l'un des promoteurs et acteurs majeurs de l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques, une alliance d'états libérés de la tutelle américaine. Ces états ont créés sous le symbole du Libertador Simon BOLIVAR un espace d'échanges solidaires non marchands où chaque état donne ce qu'il a et reçoit ce dont il a besoin, une attitude totalement contradictoire avec les accords de libre échange imposés partout dans le monde par les Etats-Unis au nom de l'idéologie ultralibérale, aujourd'hui en pleine déconfiture.

C'est pourquoi, en tant que gaullistes et en tant que français, nous ressentons une très vive sympathie et une profonde admiration à l'égard du peuple cubain, un peuple courageux, digne et exemplaire malgré sa pauvreté et ses difficultés d'existence, un peuple dont nous nous sentons totalement solidaires.

Pour connaître la réalité de votre pays Monsieur l'Ambassadeur, il est absolument nécessaire d'en connaître l'histoire, ce que négligent ceux qui vous dénigrent par ignorance. Force est de constater que Cuba n'a jamais été véritablement indépendant avant la révolution de 1959 et l'arrivée au pouvoir de l'homme qui a incarné cette Révolution, Fidel CASTRO.

Depuis 1492, date à laquelle Christophe Colomb a découvert l'île de Cuba et en a pris possession au nom du roi d'Espagne, Cuba a été jusqu'en 1898, une colonie espagnole, vouée à la culture de la canne à sucre, important des esclaves africains pour y travailler dans les plantations dans les terribles conditions que nous connaissons. Comme tous les autres peuples d'Amérique latine, le peuple cubain a très vite ressenti un irrépressible besoin de liberté et la volonté de s'émanciper du colonisateur espagnol. La longue période coloniale fut ponctuée par des révoltes permanentes et par deux guerres d'indépendance férocement réprimées par les gouverneurs espagnols. C'est au cours de la deuxième guerre d'indépendance que mourut au combat en 1895 le grand poète José MARTI fondateur du Parti Révolutionnaire Cubain et chef charismatique des partisans de l'indépendance. Aujourd'hui encore José MARTI est considéré comme le grand héros national cubain et un modèle auquel s'est toujours référé Fidel CASTRO.

En 1898, les Etats-Unis sous le prétexte officiel de venir en aide aux insurgés cubains, déclaraient la guerre à l'Espagne et après une victoire éclair, occupaient militairement l'île pendant trois ans. Les américains en profitaient pour prendre le contrôle économique de Cuba où leurs intérêts étaient déjà fortement implantés. Ils s'emparaient également de deux autres possessions espagnoles : Porto Rico et les Philippines. Si les Etats-Unis acceptaient en 1902 de retirer leurs troupes de Cuba et de lui accorder une indépendance toute théorique, ils imposaient à la jeune République de Cuba aux termes de l'amendement Platt, du nom du sénateur américain Octave PLATT le droit de conserver des bases navales dont Guantanamo, laquelle devait abriter un siècle plus tard les sinistres geôles de la CIA. De plus, l'amendement Platt autorisait les Etats-Unis à intervenir dans les affaires de Cuba à tout moment et quand bon leur semblerait. Cuba devenait un pays à souveraineté limitée sous tutelle américaine, une sorte de protectorat, une semi colonie. Quatre interventions militaires eurent lieu en application de l'amendement Platt en 1906, 1909, 1917 et 1919 à la demande des dirigeants cubains. Jusqu'en 1959, le pays devait rester sous le joug yankee qui y développe, outre sa domination économique, son tourisme basé sur l'alcool, le jeu et la prostitution.

Plusieurs présidents dont de nombreux dictateurs se succédèrent, tous soumis au protecteur américain et ses tout puissants ambassadeurs érigés en proconsuls, dans une atmosphère permanente de corruption, de scandales, d'injustice sociale et d'oppression. Le dernier de la liste fut le colonel Fulgencio BATISTA , déjà président entre 1940 et 1944 avant de revenir au pouvoir par un coup d'état en 1952 avec la bénédiction des autorités américaines. C'est ce dictateur et son régime qui furent renversés le 1er janvier 1959 par une insurrection populaire dirigée par un jeune avocat de trente trois ans, Fidel CASTRO, son frère Raul CASTRO et un révolutionnaire argentin qui devait devenir un véritable mythe, Che GUEVARA.

Je rappellerai aussi que cette Révolution reçut le soutien spectaculaire d'un célèbre écrivain américain pris Nobel de littérature, Ernest HEMINGWAY qui avait une résidence à Cuba où il écrivit une grande partie de son œuvre dont le vieil homme et la mer et pour qui sonne le glas. Le 1er janvier 1959 marquait un basculement historique pour Cuba avec le triomphe de la Révolution cubaine. A partir de cette date, le peuple cubain s'était enfin émancipé après des siècles d'oppression et de domination. La politique cubaine ne se décidait plus à Madrid ou à Washington mais à La Havane et c'est toujours le cas aujourd'hui en 2009, cinquante ans après.

Grand amateur de cigares cubains, le gaulliste Jacques DAUER, président fondateur de l'Académie du Gaullisme, notre association, malheureusement disparu le 1er septembre 2008 eut pendant les évènements de mai 1968 une occasion originale de manifester la vive admiration qu'il portait à Fidel CASTRO. Comme tous les gaullistes de gauche, Jacques DAUER considérait que la contestation étudiante de mai 1968 n'était pas dirigée contre le Général de GAULLE, alors au pouvoir mais trouvait son origine dans le malaise ressenti par la jeunesse devant les mirages d'une société moderne où la recherche d'un confort matériel tenait lieu d'un idéal exclusif. Un jour de la première semaine de mai 1968, Jacques DAUER et ses jeunes militants du Front du Progrès, un petit parti de gaullistes de gauche qu'il dirigeait à l'époque investirent par surprise la permanence du député du 5ème arrondissement de Paris, rue Cujas. Comme les locaux donnaient sur la rue par deux vitrines, Jacques DAUER colla sur la première la photo de de GAULLE et sur l'autre celle de Fidel CASTRO ajoutant en bas de cette dernière l'inscription « de GAULLE est un rebelle comme moi ». Une autre photographie d'André MALRAUX ornait la porte d'entrée. Et pendant tout les évènements de mai 1968, au plus fort des émeutes, les étudiants contestataires respectèrent cette vitrine qui resta intacte. Après cette anecdote combien significative, il est temps de donner la parole au Général de GAULLE lui-même. Voici en quels termes, dans une allocution prononcée le 27 avril 1965, l'homme du 18 juin, celui qui fut l'âme de la Résistance et le libérateur de notre pays à la barbarie nazie, énonçait sa conception de la France et sa conception du monde telles qu'il les défendit toute sa vie en des principes à valeur universelle de Phnom Pen à Montréal. « Le fait capital de ces sept dernières années c'est que nous avons résisté aux sirènes de l'abandon et choisit l'indépendance. Quant aux problèmes qui se posent dans le reste de l'univers, notre indépendance nous conduit à mener une action conforme à ce qui est à présent notre propre conception, savoir : qu'aucune hégémonie exercée par qui que ce soit, aucune intervention étrangère dans les affaires d'un Etat, aucune interdiction faite à n'importe quel pays d'entretenir des relations pacifiques avec n'importe quel autre, ne sauraient être justifiées. Au contraire, suivant nous, l'intérêt supérieur de l'espèce humaine commande que chaque nation soit responsable d'elle-même, débarrassée des empiétements, aidée dans son progrès sans conditions d'obédience. De là, notre réprobation devant la guerre qui s'étend en Asie de jour en jour et de plus notre attitude favorable à l'égard des efforts de libération humaine et d'organisation nationale entrepris par divers pays d'Amérique latine, le concours que nous apportons au développement de bon nombre de nouveaux Etats africains, les rapports que nous nouons avec la Chine, etc… Bref, il y a maintenant, une politique de la France et elle se fait à Paris.

Certes, cette indépendance que nous pratiquons à nouveau dans tous les domaines ne laisse pas d'étonner voire de scandaliser, divers milieux pour lesquels l'inféodation de la France était l'habitude et la règle. Ceux-là parlent de machiavélisme, comme si la conduite la plus claire ne consistait pas justement à suivre notre propre route ; ils s'alarment de notre isolement, alors qu'il n'y eut jamais plus d'empressement autour de nous. D'autre part, le fait que nous ayons repris notre faculté de jugement et d'action à l'égard de tous les problèmes semble parfois désobliger un Etat qui pourrait se croire, en vertu de sa puissance, investi d'une responsabilité suprême et universelle. Mais qui sait si, quelque jour, l'intérêt que ce pays ami peut avoir à trouver la France debout ne l'emportera pas, de loin, sur le désagrément qu'il en éprouve à présent ? Enfin, la réapparition de la nation aux mains libres, que nous sommes redevenus, modifie évidemment le jeu mondial qui, depuis Yalta, paraissait désormais limité à deux partenaires. Mais comme, dans cette répartition de l'univers entre deux hégémonies et, par conséquent, en deux camps, la liberté, l'égalité, la fraternité des peuples ne trouvent décidément par leur compte, un autre ordre, un autre équilibre, sont nécessaires à la paix. Qui peut les soutenir mieux que nous pourvu que nous soyons nous-mêmes ? ».

Cette très ferme orientation du Général de GAULLE explique la très grande popularité dont il bénéficiait et dont il faisait bénéficier notre pays en Amérique latine. Comment pourrait-on oublier l'extraordinaire succès populaire des voyages officiels qu'il accomplit en Amérique latine en 1964 ? Au Mexique tout d'abord où de GAULLE prononça un discours fameux du balcon du Zocala, sur la place centrale de Mexico devant une foule enthousiaste de trois cent mille personnes qui acclama cette phrase en espagnol qui fait partie de sa légende « Marchanos la mano en la mano » on le vit même porté en triomphe sur les épaules des étudiants mexicains qui arrêtèrent son cortège et le firent descendre de voiture. Il accomplit un long périple en Amérique du Sud dont il visita dix pays, toujours en déplaçant des foules immenses sur son passage et avec toujours le même enthousiasme populaire, champion d'une France libre, indépendante et fraternelle, champion du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le Général de GAULLE y était apprécié et reconnu comme un modèle et comme une référence.

Le Général de GAULLE avait eu un devancier, un siècle plus tôt en la personne d'une autre de nos gloires nationales, Victor HUGO, l'auteur des Misérables. De la même manière que de GAULLE, Victor HUGO devait incarner cette France libératrice et universelle, cette France éternelle, héritière de la période des Lumières et de la Révolution française qui soutenait l'émancipation des peuples et inspirait les libertadors de l'Amérique latine, en témoigne cette lettre que Victor HUGO adressa en 1870 aux femmes de Cuba. A l'époque, Cuba qui se dressait contre le colonisateur espagnol, était en pleine insurrection. Les gouverneurs espagnols réprimaient cette révolte avec une brutalité sauvage et se livraient à des massacres contre la population. Les femmes s'enfuyaient, beaucoup se réfugiaient à New York. Au début de 1870, une adresse des femmes de Cuba fut envoyée de New York à Victor HUGO, alors opposant républicain à Napoléon III et en exil à Guernesey, pour le prier d'intervenir dans cette lutte. Il répondit par une lettre remarquable d'une profonde humanité et qui a gardé toute son actualité. Cette lettre, c'est aussi un hymne magnifique à la liberté des peuples et à l'amitié franco-cubaine, c'est pourquoi les extraits que je vais en lire seront ma conclusion :

« Femmes de Cuba, j'entends votre plainte. Désespérées, vous vous adressez à moi. Fugitives, martyres, veuves, orphelines, vous demandez secours à un vaincu. Proscrites, vous vous tournez vers un proscrit ; celles qui n'ont plus de foyer appellent à leur aide celui qui n'a plus de patrie. Certes, nous sommes bien accablés ; vous n'avez plus que votre voix, et je n'ai plus que la mienne ; votre voix gémit, la mienne avertit. Voilà tout ce qui nous reste. Qui sommes-nous ? La faiblesse. Non, nous sommes la force. Car vous êtes le droit, et je suis la conscience.

La conscience est la colonne vertébrale de l'âme ; tant que la conscience est droite, l'âme se tient debout ; je n'ai en moi que cette force-là, mais elle suffit. Et vous faites bien de vous adresser à moi.

Je parlerai pour Cuba comme j'ai parlé pour la Crète.

Aucune nation n'a le droit de poser son ongle sur l'autre, pas plus l'Espagne sur Cuba que l'Angleterre sur Gibraltar. Un peuple ne possède pas plus un autre peuple qu'un homme ne possède un autre homme. Le crime est plus odieux encore sur une nation que sur un individu ; voilà tout. Agrandir le format de l'esclavage, c'est en accroître l'indignité. Un peuple tyran d'un autre peuple, une race soutirant la vie à une autre race, c'est la succion monstrueuse de la pieuvre, et cette superposition épouvantable est un des faits terribles du dix-neuvième siècle. On voit à cette heure la Russie sur la Pologne, l'Angleterre sur l'Irlande, l'Autriche sur la Hongrie, la Turquie sur l'Herzégovine et sur la Crète, l'Espagne sur Cuba. Partout des veines ouvertes, et des vampires sur des cadavres.

Cadavres, non. J'efface le mot. Je l'ai dit déjà, les nations saignent, mais ne meurent pas. Cuba a toute sa vie et la Pologne a toute son âme.

L'Espagne est une noble et admirable nation, et je l'aime ; mais je ne puis l'aimer plus que la France .Eh bien, si la France avait encore Haïti ; de même que je dis à l'Espagne : Rendez Cuba ! je dirais à la France : Rends Haïti !

Et en lui parlant ainsi, je prouverais à ma patrie ma vénération. Le respect se compose de conseils justes. Dire la vérité, c'est aimer.

Femmes de Cuba, qui me dîtes si éloquemment tant d'angoisses et tant de souffrances, n'en doutez pas, votre persévérante patrie sera payée de sa peine, tant de sang n'aura pas coulé en vain, et la magnifique Cuba se dressera un jour libre et souveraine parmi ses sœurs augustes, les républiques d'Amérique. Quant à moi, puisque vous me demandez ma pensée, je vous envoie ma conviction.

J'ai toujours eu pour religion la contemplation de l'espérance. Posséder par intuition l'avenir, cela suffit au vaincu. Regarder aujourd'hui ce que le monde verra demain, c'est une joie. A un instant marqué, quelle que soit la noirceur du moment présent, la justice, la vérité et la liberté surgiront, et feront leur entrée splendide sur l'horizon. Je remercie Dieu de m'en accorder dès à présent la certitude ; le bonheur qui reste au proscrit dans les ténèbres, c'est de voir un lever d'aurore au fond de son âme ».

Victor HUGO

jeudi 19 février 2009

DIGNITAS asbl vous a envoyé un message sur Facebook...

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From: "Facebook" <notification+polpgc1f@facebookmail.com>
Sent: Thursday, February 19, 2009 7:48 PM
To: "Roger Romain" <romaincourcelles@hotmail.com>
Subject: DIGNITAS asbl vous a envoyé un message sur Facebook...

> Philippe Coupleur a envoyé un message aux membres de DIGNITAS asbl.
>
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> Objet : Communiqué de presse de Fédé-Plus contre la proposition de loi sur
> l'injonction de payer
>
> Cher(s) ami(e)s,
> Voici le communiqué de presse envoyé aujourd'hui à l'ensemble de la presse
> francophone, ainsi qu'aux Députés francophones des partis démocratiques
> (de RoRo: ???), en ma qualité de Président de la Fédération wallonne des
> services privés de médiation de dettes :
>
> COMMUNIQUE DE PRESSE
>
> Fédé-Plus
> Fédération wallonne des services privés de médiation de dettes asbl
>
> Contact : Philippe Coupleur – Président (0498/510306)
>
> L' « injonction de payer » est une régression sociale grave
>
> Tout comme l'a déjà fait le Vlaams Centrum Schuldbemiddeling, qui est l'organisme
> public qui coordonne le services de médiation de dettes en Flandre,
> Fédé-Plus tient à protester énergiquement contre la proposition de loi de
> Mme Taelman (VLD) qui vise à introduire « l'injonction de payer » dans le
> Code judiciaire. Elle demande aux partis francophones de voter contre
> cette proposition de loi en Commission Justice et à la séance plénière de
> la Chambre les 3 et 5 mars 2009.
>
> La Fédération wallonne estime cette procédure asociale, partisane et
> contraire aux objectifs de la médiation de dettes qui tend à viser un
> équilibre entre les intérêts du créancier et ceux du débiteur. En effet, l'
> « injonction de payer » est une procédure expéditive qui permet de
> court-circuiter en parfaite légalité les procédures judiciaires classiques
> et les principes de droit les plus élémentaires:
> - sur simple requête du créancier, le tribunal compétent prend une
> décision unilatérale sur une créance présumée d'office incontestée, sans
> que soit donnée au débiteur la possibilité de se défendre au préalable;
> - aucun montant maximum n'est prévu, ce qui constitue une dérive
> inacceptable;
> - cette décision est notifiée à ce débiteur, qui est prié, dans un délai
> de 30 jours, de payer OU de contester la créance en formant opposition ;
> - si le débiteur ne réagit pas, l'injonction de payer devient exécutoire,
> sans appel possible;
> - s'il est fait opposition, l'affaire peut être examinée selon la
> procédure ordinaire.
>
> Fédé-Plus comprend que certaines PME et indépendants sont durement touchés
> par la crise économique, mais souligne que c'est également le cas de
> nombreux particuliers. Cette procédure se fonde sur le postulat que tous
> les commerçants sont « malheureux et de bonne foi » et sont confrontés à
> des « mauvais payeurs ».
>
> Le véritable « mauvais payeur » sera suffisamment habile pour former
> opposition et faire durer la procédure. Par contre, les personnes en
> difficultés financières et/ou en situation précaire sont souvent
> totalement dépassées par les procédures qui s'accumulent : dans de tels
> cas, on peut raisonnablement craindre qu'elles ne réagiront pas. Les
> considérer comme des « mauvais payeurs » revient à nier la réalité de la
> pauvreté et la précarisation croissante de la société en général. Par
> ailleurs, par expérience, les services de médiation de dettes savent que
> certaines factures, a priori irréprochables, sont en réalité contestables,
> mais que seule, la personne peut difficilement faire valoir ses droits.
>
> Dans l'intérêt tant des créanciers que des débiteurs, il y a lieu de
> faciliter l'accès de ces personnes aux services sociaux, à la médiation de
> dettes et à la justice si nécessaire. Or, l' « injonction de payer » va
> dans le sens contraire : elle décourage et complique le droit à la
> défense, évite le débat contradictoire, réduit à néant le pouvoir d'appréciation
> du juge et entend prétendument combattre l'arriéré judiciaire aux dépens
> des plus précarisés.
>
> Les quelques amendements qui pourraient être apportés à une telle loi ne
> peuvent constituer qu'une opération de microchirurgie à un texte et une
> philosophie condamnables.
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