lundi 9 mai 2011

ceb La Libye, la gauche européenne et le retour de l’impérialisme humanitaire

From: Le Brasier
Sent: Monday, May 09, 2011 3:42 PM
To: Djamal Benmerad
Subject: La Libye, la gauche européenne et le retour de l'impérialisme humanitaire

Internationalnews

Le Grand Soir


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Douze ans plus tard, c'est l'histoire du Kosovo qui se répète. Des centaines de milliers de morts irakiens, l'OTAN mise dans une position intenable en Afghanistan, et ils n'ont rien appris ! La guerre du Kosovo a été lancée pour stopper un génocide inexistant, la guerre afghane pour protéger les femmes (allez vérifier leur situation actuellement) et la guerre d'Irak pour protéger les Kurdes. Quand vont-ils comprendre qu'on a toujours affirmé que les guerres sont justifiées par des raisons humanitaires ? Même Hitler « protégeait les minorités » en Tchécoslovaquie et en Pologne.


Ils sont tous là : les « Verts » avec José Bové, maintenant allié à Daniel Cohn- Bendit, qui a toujours soutenu les guerres de l'OTAN, et bien sûr Bernard-Henry Levy et Bernard Kouchner, appelant à une sorte « d'intervention humanitaire » en Libye, mais aussi, parfois, les partis de la gauche européenne (qui regroupe les partis communistes européens « modérés ») ; différents groupes « radicaux » reprochent à la gauche d'Amérique Latine, dont les positions sont bien plus sensées, d'agir comme idiots utiles du tyran libyen. Un article récent de la Ligue Communiste Révolutionnaire (belge), parlant de « faillite du chavisme », est un bon exemple de cette attitude.

Alors que les trotskistes n'ont jamais connu la responsabilité du pouvoir, et n'ont jamais eu l'obligation de répondre au peuple qu'ils prétendent représenter, ils se lancent dans des critiques virulentes de Chavez, qui est régulièrement élu à la tête d'un grand pays (et les trotskistes n'adorent-ils pas la démocratie ?) sans chercher à comprendre pourquoi la gauche latino-américaine voit, avec raison, l'ingérence américaine comme « l'ennemi principal » et, sans doute parce qu'elle est mal informée, ne fait pas confiance aux trotskistes européens pour arrêter l'OTAN.


Douze ans plus tard, c'est l'histoire du Kosovo qui se répète. Des centaines de milliers de morts irakiens, l'OTAN mise dans une position intenable en Afghanistan, et ils n'ont rien appris ! La guerre du Kosovo a été lancée pour stopper un génocide inexistant, la guerre afghane pour protéger les femmes (allez vérifier leur situation actuellement) et la guerre d'Irak pour protéger les Kurdes. Quand vont-ils comprendre qu'on a toujours affirmé que les guerres sont justifiées par des raisons humanitaires ? Même Hitler « protégeait les minorités » en Tchécoslovaquie et en Pologne.


Et, comme lors du Kosovo, on s'oppose à l'intervention avec toutes les mauvaises raisons possibles et imaginables : par exemple, qu'une intervention va renforcer Kadhafi - mais on a aussi dit cela pour Milosevic et Saddam, et ce n'est pas exactement ce qui s'est passé.

Ou qu'il faut « soutenir l'insurrection » mais s'opposer à l'intervention, alors qu'il est évident qu'un soutien purement verbal est sans effet. Ou encore que les insurgés ne nous demandent pas d'intervenir ; d'abord, cela semble ne plus être vrai et, s'ils perdent, ils nous demanderont surement d'intervenir. Mais devons-nous intervenir partout dans le monde si on nous le demande ? Le fait-on avec les Palestiniens ?


Par contre, le secrétaire d'état des Etats-Unis, Robert Gates, a déclaré qu'on « doit examiner la tête » de tout futur secrétaire d'état qui conseillerait au président américain d'envoyer des troupes en Asie ou en Afrique. L'amiral Mc Mullen a également conseillé la prudence.

Le grand paradoxe de notre époque, c'est que le QG du mouvement de la paix se trouve au Pentagone et au Département d'Etat tandis que le parti pro-guerre est constitué d'une coalition de néo-conservateurs et d'interventionnistes de toutes sortes, comprenant la gauche de l'ingérence humanitaire de même que certains Verts ou des communistes repentis. La même combinaison se retrouve d'ailleurs dans le cas de l'Iran. Ce sont les militaires qui conseillent la prudence et les « humanitaires » qui lancent des cris de Taïoo au nom des droits de l'homme (ou de la femme).


Evidemment, les Etats-Unis feront ou non la guerre pour des raisons qui sont indépendantes des opinions de la gauche pro-guerre. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, le pétrole n'est sans doute pas le facteur principal affectant leur décision, car tout futur gouvernement libyen devra vendre du pétrole et la Libye n'en produit pas assez pour peser significativement sur les cours du pétrole. Bien sûr, le chaos en Libye mène à la spéculation qui elle-même affecte les prix, mais cela est un autre problème.

Toute l'idée de « guerre pour le pétrole » souffre de simplisme. En Irak, par exemple, les compagnies chinoises peuvent investir tout autant que les autres, et la Chine achète du pétrole un peu partout dans le monde au prix du marché, sans dépenser un centime en interventions militaires.

Si les Etats-Unis ont fait la guerre pour « contrôler le pétrole » et affaiblir la Chine, il s'y sont vraiment mal pris ! En plus, tout l'argent qu'ils dépensent pour leurs guerres est, en pratique, emprunté à la Chine, ce qui contribue encore plus à leur déclin. Drôle de façon de maintenir son hégémonie.

L'argument principal en faveur de la guerre, du point de vue des Etats-Unis, est que, si tout se passe vite et facilement, cela réhabilitera l'OTAN et l'ingérence humanitaire, dont l'image a été ternie par l'Irak et l'Afghanistan. Une nouvelle Grenade ou au plus, un nouveau Kosovo, est exactement ce qu'il faut. Un autre motif d'intervention c'est de mieux contrôler les rebelles en venant les « sauver » dans leur marche vers la victoire.

Mais cela a peu de chance de réussir : Karzaï en Afghanistan, les nationalistes kosovars, les Shi'ites d'Irak et bien sûr, Israël, sont parfaitement contents de bénéficier de l'aide américaine quand ils en ont besoin mais, après cela, ils poursuivent leur propre agenda. Et une occupation militaire totale de la Libye après la « libération » est peu réaliste, ce qui, bien sûr, du point de vue des Etats-Unis rend l'intervention moins attrayante.


Mais si les choses tournent mal, ce sera probablement le début de la fin de l'Empire américain, d'où la prudence des gens qui le gèrent et qui ne se contentent pas d'écrire des articles dans Le Monde ou de pester contre les dictateurs devant des caméras.


Il est difficile pour des citoyens ordinaires de savoir exactement ce qui se passe en Libye, car les médias occidentaux se sont complètement discrédités en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine, et les sources d'informations alternatives ne sont pas toujours crédibles non plus. Cela n'empêche pas bien sûr la gauche pro-guerre d'être absolument convaincue de la vérité des pires informations sur Kadhafi, comme elle l'était il y a douze ans à propos de Milosevic.


Le rôle négatif de la Cour Pénale Internationale est manifeste, comme l'a été celui du Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie dans le cas du Kosovo. L'une des raisons pour laquelle il y a eu relativement peu de sang versé en Tunisie et en Egypte, c'est qu'il y avait une porte de sortie possible pour Ben Ali et Moubarak. Mais la « justice internationale » veut rendre impossible une telle sortie pour Kadhafi et probablement pour les gens proches de lui, les poussant ainsi à combattre jusqu'au bout.


Si « un autre monde est possible », comme la gauche européenne le proclame sans arrêt, alors un autre Occident devrait être possible aussi, et la gauche européenne devrait commencer à le construire.

La rencontre récente de l'Alliance Bolivarienne pourrait servir d'exemple : la gauche d'Amérique Latine veut la paix et ils veulent empêcher l'intervention des Etats-Unis car ils savent qu'ils sont dans leur ligne de mire et que leur processus de transformation sociale exige d'abord et avant tout la paix et la souveraineté nationale.


Donc, ils ont suggéré d'envoyer une délégation internationale conduite éventuellement par Jimmy Carter ou Lula (qu'on ne peut pas accuser d'être des marionnettes de Kadhafi) pour commencer un processus de négociation entre le gouvernement et les rebelles. L'Espagne s'est dite intéressée par cette idée, qui est bien sûr rejetée par Sarkozy. Cette proposition peut sembler utopique, mais si l'ONU mettait tout son poids derrière elle, ce ne serait peut-être pas le cas.

Et ce serait une façon pour l'ONU de remplir sa mission, ce qui est actuellement rendue impossible par l'influence des Etats-Unis et de l'Occident. Cependant, il n'est pas impensable que maintenant, ou lors d'une prochaine crise, une coalition de nations non interventionnistes, par exemple, la Russie, la Chine ou l'Amérique Latine et peut être d'autres puissent œuvrer ensemble pour construire des alternatives crédibles à l'interventionnisme occidental.


Contrairement à la gauche d'Amérique Latine, la gauche européenne a complètement perdu le sens de ce que veut dire faire de la politique. Elle n'essaie pas de proposer des solutions concrètes aux problèmes et est seulement capable d'adopter des positions morales, en particulier de dénoncer de façon grandiloquente les dictateurs et les violations des droits de l'homme.

La gauche social-démocrate suit la droite avec au mieux quelques années de retard et n'a aucune idée indépendante. La gauche « radicale » réussit souvent à dénoncer à la fois les gouvernements occidentaux de toutes les manières possibles et à demander que ces mêmes gouvernements interviennent militairement partout dans le monde pour défendre la démocratie.

Un des arguments les plus ridicules avancés par cette gauche est que Kadhafi a collaboré avec les Européens pour limiter l'immigration africaine et que, par conséquent, il faut le « dénoncer » (un des sports favoris de la gauche radicale étant de « dénoncer » tous ceux qui ne leur plaisent pas, manoeuvre purement verbale et dénuée d'effets positifs). Mais ce sont évidemment ces méchantes puissances européennes, ou américaines, qui vont intervenir en Libye, pas la gauche radicale qui n'a aucune force militaire à sa disposition.

Et si, au lieu de dénoncer Kadhafi, ce qui ne mange pas de pain, cette gauche se fixait la tâche (un peu plus ardue il est vrai) de convaincre les opinions publiques européennes de la nécessité d'ouvrir leurs frontières à quelques millions d'Africains ?


La gauche radicale n'a aucun programme cohérent et ne saurait pas quoi faire même si un dieu les mettait au pouvoir. Au lieu de « soutenir » Chavez et la Révolution Vénézuélienne, une affirmation vide de sens que certains se se plaisent à répéter, ils devraient humblement se mettre à leur école et, avant tout, réapprendre ce que faire de la politique veut dire.


Jean Bricmont

Note : Une première version de ce texte est parue en anglais sur le site Counterpunch (http://www.counterpunch.org/bricmon...) et a été traduite en français. Cette version-ci développe et précise la version précédente.

Nouvelle version transmise par l'auteur - mise en ligne 12/03 à 16h30


Jean Bricmont enseigne la physique en Belgique et est membre du Tribunal de Bruxelles. Son livre "Humanitarian Imperialism" est publié par Monthly Review Press la version française « Impérialisme Humanitaire » l'est aux éditions Aden.

Url de cet article:
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain Bruxelles Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
http://barricades.over-blog.com
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lundi 14 février 2011

16/02/11: BELGIQUE: Charleroi: Débat mercredi 16/2: Les véritables enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Van Rompuy (LBC), ...

 
 
 
16/02/11: BELGIQUE: Charleroi: Débat mercredi 16/2: Les véritables enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Van Rompuy (LBC), ...
 
Sent: Monday, February 14, 2011 2:44 PM
To:
Subject: Débat mercredi 16/2: Les véritables enjeux de l'AIP avec entre autre Daniel Prion (FGTB), Tine Van Rompuy (LBC), ...
 

 

L'Accord interprofessionnel,
quels sont les véritables enjeux?


Avec l'éclairage de 3 syndicalistes flamands

 



Marc van Campen, responsable de La Braise reçoit :

 

Daniel Piron, secrétaire régional FGTB Charleroi-Sud Hainaut 

Tine Van Rompuy (Louvain), infirmière, déléguée LBC-Hôpitaux

Nicole Naert (Anvers), secrétaire syndicale ACOD/CGSP SPF Finances

Dirk Tricot (Anvers), cheminot, de la direction nationale de l'ACV-Transcom
Germain Mugemangango, Président du PTB - Hainaut

Un représentant syndical de la CSC

 

 

 


Mercredi 16 février à 19h30

La Braise,  rue Zénobe Gramme 21 Charleroi

 

P.A.F.: 2,50 € (chômeurs, étudiants, etc. 1,50 € )

Ed. resp. : Marc van Campen, rue Zénobe 21 6000 Charleroi



dimanche 13 février 2011

gcgbe brèves...

Note de RoRo:
Mais voyons, voyons: ce sont les sondages et les médias qui nous font croire à la pseudo "démocratie" capitaliste. Fabriquer les cervelles, c' est cela leur rôle number one !  Les sondages se sont même chargés de voter à notre place, de publier le résultat des votes et la répartition des siège AVANT MEME le jour des élections .  POUR LE MOMENT on peut encore manifester dans les rues de Bruxelles, sous les coups des matraques des "forces de l'ordre" bourgeois et des exploiuteurs , "dire ce que l'on pense", sans savoir à quoi cela aboutit, à quoi cela sert encore ... On peut même voter, sans que cela ne serve à rien pendant des mois et des mois... (ex: la BELGIQUE où pour le moment le résultat des urnes est mis en boîte, depuis 8 mois).
RoRo
 
 
 
 
From: jemi
Sent: Sunday, February 13, 2011 12:04 PM
To:
Subject: brèves...
 
-Sondage: 46% des téléspectateurs qui ont regardé l'émission de TF1 "paroles de président" ont trouvé N. Sarkozy convaincant...

Suite à ce sondage, nombreux jugeront qu'il y a 46% des français favorables à ce président.

Une simple analyse, non chiffrée, remet les pendules à l'heure.
1/ Quel est le nombre de Français qui a regardé cette émission?
2/ Qui est "sondé"?

-Ainsi et de même, lorsque ces médias lancent au bon peuple des chiffres sur les intentions de vote (présidentielle 2012), ils se gardent bien
de chiffrer les abstentions...
Exemple relatif aux pays "libérés": "C'est la Pologne qui décroche le record de l'abstention : seuls 17 % des Polonais sont certains d'aller voter.- la Slovaquie (25 %), la République tchèque (26 %), la Hongrie et l'Espagne (toutes deux à 27 %"
 http://www.liberation.fr/monde/0101561672-l-abstention-guette-les-europeennes
-Autre exemple en France, et il n'est pas le seul: "D. Douillet a été élu député avec 52% des exprimés inscrits sur une abstention de 66,30% soit, en vérité élu avec près de 16% des inscrits;
Une vidéo le présente joyeux, proche de ministres dont V. Pécresse (le bonheur, les embrassades...c'est la joie malgré son triste score par rapport aux inscrits). Enfin bonne carrière... Et qu'importe les 16% de représentation du corps électoral...
Après tout, c'est cela la démocratie en société capitaliste. Il n'y a pas de limite...

-Balayer devant sa porte, c'est mesurer le taux parfois énorme d'abstentions dans les pays "libres et démocratiques".
Ainsi, après la folie des peuples de pays de l'Est "libérés", de nombreuses "élites" pro-occidentales sont élues avec un pourcentage de voix dérisoire. C'est cela, paraît-il, la démocratie... (répétition volontaire)

-France culture invite Stéphane Hessel dans l'émission de Finkielkraut.
Deux hommes: un pro-israélien critiquant sans cesse le Hamas, pur produit de l'administration dominatrice et belliciste israélienne.
Ce Monsieur Finkielkraut était inexistant face à l'humaniste S. Hessel qui souhaite simplement que les peuples juif et palestinien vivent
en harmonie...

-Malheureusement, Ce pays -Israël- est soutenu par certaines forces aux Etats-Unis en particulier.
En france, en 1967 le Président De Gaulle avait décidé le boycott des produits israéliens en raison de la colonisation perpétré par l'Etat d'Israël. Actuellement, l'appel à ce boycott est considéré "infraction pénale" par Mme Pécresse.
Ils se prétendent gaullistes...  http://www.youtube.com/watch?v=b57xjMoBQH4.

Cela fait 4535 jours que sont en cachot nos cinq amis anti-terroristes cubains.
Honte à tous ces médias français qui ignorent totalement la souffrance de cinq êtres humains innocents.
Pourquoi parler "d'Êtres humains" parce que EUX -les valets- ne se comportent pas ainsi.
Est-ce par relent de colonialisme, d'anti-humanisme (appelons un chat, un chat), de fidélité à la société capitaliste et étasunienne... ou tous sentiments à la fois?
jmb


dimanche 30 janvier 2011

gc: C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

 

 

-EGYPTE: depuis une semaine, le peuple égyptien clame sa misère dans la rue, tout comme le peuple tunisien, et réclame le départ du despote pro-ricano-occidental MOUBARAK. Celui-ci a dû mal recevoir le message: il est resté et à licencié SON gouvernement et a pris les choses en mains pour organiser la répression. Les morts se comptent par  dizaines. Longtemps complices, les ricano-occidentaux, Obama en tête, s'inquiètent des conséquences des évènements dans le monde arabe. Leurs intérêts économiques, commerciaux, stratégiques et financiers sont évidemment en danger... A un point tel qu'Obama menace Moubarak de restreindre le soutien financier des Usa.

 

-COURCELLES – Belgique: Le Mr courcellois vient de présenter ses voeux 2011 à la population par la distribution d'une circulaire.  Au verso de ce papelard, on lit "Le Mr a dit non au terrain d' accueil pour les Gens du voyage.

Pourquoi cette opposition du Mr ?
-simplement parce que le Mr courcellois est un parti "démocratique" ... xénophobe qui agit par opportunisme et brouille les cartes.
-parce que les gens du voyages n'étant qu' en transit, ils ne votent pas à COURCELLES et ne pourraient donc pas donner leur voix au Mr local, parti de droite par excellence.
-parce que dans la majorité, le Ps courcellois, par pure opportunisme a battu en retraite vis-à-vis devant l'offensive du Mr et du Fn.
 
 

Evidemment Caroline TAQUIN dispose de l'appui sans faille des fascistes du Front National. Normal, avant-guerre les ancêtres du Fn, organisaient déjà la chasse aux Juifs, aux tsiganes, aux handicapés et aux communistes.

La chasse il l'organise parmi la population: ouverture d'une pétition et d'un site Facebook où certains échangent leurs propos racistes contre les gens du voyage des êtres humains que certains continuent à considérer pour moins que des bêtes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms).

La section de Courcelles du Front National soutient la conseillère communale MR Caroline Taquin contre les gens du voyage !

par Front National, dimanche 29 août 2010, 15:47
S'opposant au bourgmestre socialiste Axel Soeur, le FN soutient l'initiative prise par le Mouvement Réformateur de Courcelles en vue de contrer le projet de création d'un terrain d'accueil pour les gens du voyage, défendu par la majorité communale (à laquelle appartient pourtant Mme Taquin !).

 

Le FN, dont les revendications à ce sujet se basent sur le dernier rapport de la Police fédérale relatif aux bandes itinérantes, se réjouit que le MR adopte son point de vue concernant cette problématique et appelle les citoyens de la commune de Courcelles à signer la pétition lancée sur Internet par Mme Caroline Taquin, et accessible via Facebook à l'adresse ..........du groupe "Non aux gens du voyage à Courcelles".

 

Manu Cailleeuw

Président de la section de Courcelles

 

Philippe Duquenne

Président de la section du Hainaut

 

Le thème des Roms gêne Courcelles

MATHIEU COLINET

samedi 02 octobre 2010, 14:10

Le conseil communal de Courcelles n'a ni ouvert ni fermé la porte aux Roms de passage Bien au contraire… © thienpont

Christophe Clersy avait préparé une longue intervention, jalonnée d'attaques ciselées contre le bourgmestre socialiste Axel Sœur. Jeudi soir, le mandataire communal Ecolo s'est mis à la lire devant le conseil communal. Systématiquement, il y relève les revirements du maïeur. De sa volonté du début de faire favorablement avancer le dossier des Roms au vote qui va suivre, où il va se prononcer contre l'aménagement d'un terrain d'accueil. Contre l'engagement d'un médiateur. Et pour l'examen d'un très évanescent projet de partenariat avec d'autres communes voisines.

Pourtant, le camp écolo n'a pas voté pour l'aménagement d'un terrain d'accueil pour les Roms. Il s'est abstenu. ( ?????????). Une commission communale devait se charger d'instruire la question. « Mais on a peu débattu et consulté, affirme Christophe Clersy. Notre travail a notamment été grippé par les sorties incessantes de certains. Au final, tout cela nous a empêchés d'avancer et d'avoir aujourd'hui une position audacieuse. Nous ne réclamions ainsi plus un terrain mais seulement un médiateur qui serait intervenu pour apaiser les relations à chaque arrivée d'un campement. »

De cela, comme du reste, les deux partenaires de la majorité PS-MR n'ont pas voulu jeudi soir. Le PS, Axel Sœur en tête, au terme de quelques contorsions. Le MR d'une façon tout à fait décomplexée depuis que sa chef de file au conseil communal, Caroline Taquin, agite sciemment la question dans les rues de Courcelles et sur des réseaux sociaux comme Facebook. La rhétorique employée lie criminalité et Roms, peste contre un afflux de dépenses afférentes, suppute des charges supplémentaires pour le CPAS local, auquel pourraient être tentés d'émarger les Roms de passage à Courcelles.

Ces arguments ont fait fureur. De son bureau de l'Hôtel de ville, le bourgmestre a senti monter une vindicte populaire. Au fil des semaines, sa volonté de trouver une solution pour éviter les campements sauvages de Roms a faibli. Elle a reculé d'autant plus que Caroline Taquin est de toutes les élections. Et que dans deux ans, à l'occasion du prochain scrutin communal, elle sera sans doute la plus sérieuse rivale du bourgmestre.

D'ici là, Axel Sœur devra gérer les circulations de Roms. Courcelles les voit fréquemment passer vu sa proximité avec l'E42 et les liens familiaux qu'ils entretiennent avec certains habitants du cru. « Je lui souhaite d'ailleurs bonne chance, affirme ironique Tim Kairet, conseiller communal Ecolo. Il ne veut pas d'une solution, il aura alors à gérer tous les problèmes de cohabitation que cela suppose. »

 

 

Triste à quelques 7-8 kms de l' endroit (Liberchies) où naquit le grand "Django" Reinhardt

Biographie de Django

 

Jean-Baptiste Reinhardt, dit "Django", est né à Liberchies le 23 janvier 1910 alors que sa famille donnait un spectacle au café « Chez Borsin ».

Comme la plupart des Gitans, il voit le jour dans la roulotte familiale. Henri Lemens, officier d'état civil à Liberchies, enregistre le 24 janvier la déclaration de naissance faite par monsieur Reinhardt père. Le baptême se déroule le 26 janvier dans l'église Saint-Pierre de Liberchies.

Pendant la Première Guerre mondiale, Django sillonne la France, l'Italie, la Corse et l'Afrique du Nord. De retour à Liberchies, son frère Joseph fréquentera pendant 3 mois l'école communale. De 1920 à 1930, il se trouve à Paris et, âgé de 12 ans seulement, il y anime des bals. En 1926, il s'engage véritablement dans la musique avec l'accordéoniste Jean Vaissade. C'est aussi à Paris qu'il rencontre Louis Vola. En 1928, il enregistre son premier disque, ainsi que « Griserie » et « Parisette » avec Vaissade. Au cours d'une froide nuit d'hiver 1928, les guirlandes de fleurs artificielles, confectionnées par sa femme, prennent feu et incendient la roulotte.

Django, grièvement brûlé, sera hospitalisé à l'Hôpital Lariboisière. Il gardera l'auriculaire et l'annulaire de la main gauche paralysés. Django Reinhardt  invente alors une nouvelle technique de doigté. Il se trouve en situation d'évaluer sa relation à son instrument comme aucun guitariste n'a eu à le faire auparavant, reconsidérant tous ses acquis.

En 1931, il se fait remarquer à la Côte d'Azur par le peintre Emile Savitry qui lui fait découvrir Armstrong, Ellington … Il découvre alors le jazz et, peu après, commence à jouer avec André Ekyan et Alix Combelle. La même année, il joue au « Coq Hardi » à Toulon et au Lido. A Paris, la personnalité de Django Reinhardt intrigue Cocteau, Jean Sablon ou encore Mistinguett. A l'époque, il joue également à « La Boîte à Matelots ».

En 1934, il fonde avec Stéphane Grappelli un quintette à cordes. C'est le début d'une association qui se révèlera très fructueuse. Django joue alors avec des Américains, comme Coleman Hawkins et Arthur Briggs. Il enregistre aussi avec Benny Carter, Bill Coleman et Rex Stewart. En 1937, il apparaît dans le film de Gargour « Naples au baiser de feu ».

En 1939, Grappelli décide de s'installer à Londres. Django forme à nouveau un quintette mais cette fois, avec Hubert Rostaing, clarinettiste et P. Fouad. C'est la vogue du Swing. En octobre 1940, il compose « Nuages ».

En 1943, on retrouve sa trace à Liberchies afin de se procurer un acte de naissance. Il donna même des concerts au café « Borsin » à Liberchies, à la Salle des Sarts à Rêves et dans un café de Viesville. Le grand regret de Django Reinhardt est de ne pas avoir été reconnu aux Etats-Unis. Pourtant, il joue en compagnie de Duke Ellington au Café Society de New York en 1946 et ensemble, ils enregistreront au Civic Opera House de Chicago. Django Reinhardt ne s'adaptera jamais à la guitare électrique. Selon lui, elle diminue « la qualité cristalline » de son jeu.

En mars 1947, il enregistre une nouvelle fois avec Grapelli. En 1949, les deux hommes se trouvent à Rome en compagnie de trois musiciens italiens pour l'enregistrement de plus de 60 titres, sorte de révision de l'œuvre du guitariste. Un an plus tard, Django rééditera l'expérience romaine avec cette fois André Ekyan (saxophone et clarinette), Ralph Schécroun (piano), Alf Masselier (contrebasse) et Roger Paraboschi (batterie). Malgré cela, il délaisse de plus en plus la musique pour se consacrer davantage à la peinture. En 1950, il joue au Club Saint-Germain avec de jeunes boppers. En février 51, le succès est tel qu'il enregistre en public dans ce club. Trois mois plus tard, la même formation enregistre sur le label Decca. En novembre 52, Django est accompagné par Aimé Barelli et son orchestre pour une émission de jazz à la télévision française. Cette année-là, il apparaît également dans le film de Maurice Labro « La Route du Bonheur ». Le 10 mars 1953, il entre en studio avec une formation portant le nom de « Django Reinhardt et ses Rythmes ». Le 16 mai, il décède d'une congestion cérébrale à Samois-sur-Seine (Fontainebleau) alors qu'il devait intégrer « The Philharmonic » de Norman Granz. Autodidacte, il ne savait pas lire la musique. Il dictait ses compositions, jouées sur sa guitare, à ses partenaires. Il ne transcrivait jamais ses morceaux, tout venait de l'improvisation. Sa musique provient de l'héritage tzigane et du jazz des années 30. Ces deux styles sont issus des ghettos en marge des cultures officielles. Depuis 1983, le village de Samois-sur-Seine organise un Festival Django Reinhardt.

Ses passions : le jazz représente bien évidemment l'une d'entre elles. A l'image de ses frères gitans, Django Reinhardt défend la notion de liberté et considère l'homme qui ne travaille pas et qui adopte leur style de vie comme le symbole de « l'Homme parfait ». Pour lui, la musique n'est pas un métier. Il la pratique pour tuer le temps, et non pour l'argent. S'il en gagne, il le dépense aussitôt dans le jeu ou pour nourrir tous ses amis. Les jeux de hasard occupent une part importante dans son existence. A la fin de sa vie, au détriment même de la musique, Django Reinhardt consacre énormément de son temps au calme de la pêche et de la peinture.

Ses origines :

Issus de l'Est (hindouistes-mongols), les Manouches sont des nomades. On estime leur apparition au 9e siècle après J.C. Des roulottes à chevaux, ils ont suivi les progrès de leur époque et optent pour le confort des caravanes modernes. Les Reinhardt sont d'origine allemande (Alsace, Forêt Noire). Après la guerre de 1870, ils se retrouvent en France.

Pourquoi ces Gitans ont-ils choisi Liberchies ?

Liberchies se situe à un carrefour entre plusieurs routes provinciales. L'accès libre, donné à un terrain en jachère surnommé « Flache aux Corbias », leur donne l'opportunité de s'établir à Liberchies. Ce territoire se situe à la limite de trois communes : Liberchies, Luttre et Buzet. La petite histoire raconte que les Manouches déplaçaient leurs roulottes chaque soir de quelques mètres afin d'échapper à l'expulsion. Ils se trouvaient ainsi chaque matin dans un village différent.

Source : « Django Reinhardt : Mythe et Réalité » de Roger SPAUTZ

 

jeudi 27 janvier 2011

1gbg: Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel

 
 
From: nicolas
Sent: Wednesday, January 26, 2011 9:02 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel
 
 


Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 06:56

Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel.

Cohn-Bendit est un anti communiste.

C'est son droit. Le plus strict. Et, oserais-je une confidence, je préfère, vue la …. « qualité humaine » du bonhomme, qu'il soit là où il est.

Un soir, à la télé., il insulte G. Marchais, mort depuis quelques années (c'est plus prudent), le traitant de « crapule ».

Le lendemain il éructe contre la Chine qui refuse le démantèlement du pays et il soutient le Dalaï-lama sans doute parce que la théocratie moyenâgeuse de ce dernier lui semble correspondre à son idéal en termes d'organisation sociale et de frugalité décroissante.

Un autre jour il insulte les Français (froussards xénophobes) qui ont voté NON à la "constitution" européenne au referendum de mai 2005 et encore une fois avec son anticommunisme délicat il déclare: «Ceux qui se réfèrent à l'histoire bolchevique refusent la Constitution(européenne).»Hommage du vice à la vertu?….

Hier au 20h de France 2 on a eu l'occasion de constater une fois encore la haine hystérique du personnage à l'égard de tout ce qui est progressiste : Dany-le-ver(t) dénonçait le chef du gouvernement hongrois, Victor Orban, une espèce de fascistoïde qui va présider l'Union Européenne pendant six mois (on a les présidents que l'on mérite à l'UE). Mais dénoncer un homme de la droite extrême n'était pas satisfaisant pour notre maccarthyste aux petits pieds ! Il trouvait le moyen de comparer l'énergumène de Budapest avec le Président du Venezuela, Hugo Chavez !

Non sans avoir rappelé qu'il soutenait Orban lorsque celui-ci luttait contre les communistes (ouf !) et que sa première manif fut contre l'écrasement de la contre-révolution hongroise de 56 (re-ouf !). Il oublie au passage qu'il se retrouve avec Orban pour soutenir le sinistre rapport Linbaldt visant à amalgamer les vainqueurs soviétiques des hordes nazies avec ces dernières et le communisme au fascisme!…Mais Dany, qui tente de donner des gages à ses maîtres même en dénonçant un des siens, accusa donc Orban d'être « un Chavez européen, un national-populiste, qui ne comprend pas ce qu'est l'essence de la démocratie ».

Amalgamant ainsi sous l'appellation de « national-populiste » (à quand le qualificatif de national-socialiste Monsieur Cohn-Bendit ?) le chef de la droite extrême hongroise et le chef de la révolution bolivarienne progressiste, Cohn-Bendit commet, en plus d'un mensonge et d'une calomnie, une forfaiture intellectuelle : il banalise l'extrême-droite en la comparant, la confondant  à la gauche progressiste. Il prépare ainsi le terrain idéologique pour Marine Le Pen qui ne peut que profiter de cette confusion sciemment entretenue par les partis bourgeois et leurs porte voix contre toutes les « extrêmes ».

Un peu comme l'ambassadeur de Ben Ali qui dénonçait, il y a quelques jours, en ces termes les Tunisiens qui affrontaient les flics de la dictature, « les hordes de fanatiques alliées aux néo-bolcheviks, leurs alliés stratégiques »….belle et bonne compagnie pour le bouffon d'Europe –Écologie-les Ver(t)s.

« Crapule » disait il ?…..

Antoine Manessis

Source : PRCF

 

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dimanche 9 janvier 2011

: [JUGOINFO] La Croatie, bientôt dans l’UE. Un exemple a suivre ?

NOTE DE RORO: si je ne me trompe pas ce "sale" "communiste" de TITO était un Croate. Malgré les divergences, il a au-moins eu le TRES grand mérite de combattre le fascisme, le nazisme, l'hitlérisme et d'unifier les peuples de YOUGOSLAVIE. C'est pourquoi, la grrrande ALLEMAGNE réunifiée avait une revanche à prendre dans ce pays "communiste". Après l' Anschluss de la RDA, je me demande toujours qui a mis la main sur les stocks d' armes de ce pays et sur quel ( s )  champs de bataille elles se sont retrouvées et/ou ont été utilisées (???).
La YOUGOSLAVIE a été dépecée par les ricano-otano-occidentaux et toutes les créatures aventurières et/ou fabriquées qu'ils ont soutenues pour rétablir le capitalisme et un nouvel empire pré-fasciste en Europe ...
On ne peut que vomir ... pour le moment !
RoRo
 
 
Sent: Saturday, January 08, 2011 12:13 AM
To: 
Subject: [JUGOINFO] La Croatie, bientôt dans l'UE. Un exemple a suivre ?
 
 

 

La Croatie, bientôt dans l'Union européenne. Un exemple pour la Turquie et la Serbie ?

Cédric Rutter – Investig'Action, Théo Karoumenos

4 janvier 2011
 

Le débat sur l'élargissement de l'Union européenne se concentre toujours sur l'entrée ou non de la Turquie, candidate depuis 1987. Mais le prochain pays à intégrer l'Union sera la Croatie, candidate depuis 2004. Autant la Turquie suscite le débat, l'entrée de la Croatie se déroule à huis clos comme s'il était naturel que ce pays devienne le 28ème membre de l'U.E. Mais que se passe-t-il dans ce pays de 4.5 millions d'habitants ? Quelle est la situation sociale et politique ? Comment se porte l'économie après les années de socialisme et la guerre ? Quelles ont été les conditions de son intégration ?

 
1) Situation socio-économique : coupes réglées et rachats occidentaux

La guerre explique la Croatie d'aujourd'hui : un pays fragmenté, une capitale improvisée, des institutions et une législation encore incomplète dans beaucoup de domaines.

Sa particularité s'arrête là, car sur le plan économique, elle se situe comme tous les derniers pays entrés dans l'Union, récemment « ouverts » au monde occidental depuis la chute de l'empire ( sic !)  soviétique : le rachat de tout le tissu économique rentable par les pays de l'Ouest.

Les premières privatisations au profit des étrangers ont été conduites sous le régime semi-autoritaire et ultra-nationaliste corrompu d'après-guerre, celui de Franjo Tudjman, qui était selon Jacques Chirac en 1997, « l'homme sage de la région » !

La raison de ces investissements étrangers est également toujours la même en Europe centrale et orientale : un « paradis » pour les trusts occidentaux. Les conditions sont en effet des plus favorables pour les investisseurs :
  • des infrastructures routières et ferroviaires de qualité raisonnables déjà mises en place par l'ancien régime ;
  • des salaires bloqués par la bureaucratie d'avant-guerre, et par conséquent, un décalage phénoménal entre la qualification de cette main-d'œuvre et le coût de celle-ci. Le salaire croate moyen est de 585 euros par mois, mais 60% des salariés Croates gagnent moins. (1)

Pour donner un exemple précis : outre les 40 000 salariés dont le salaire est inférieur à 1 600 kn (215 euros), 46 000 salariés de l'industrie touchent entre 215 et 260€, tandis qu'environ 70 000 touchent entre 260 et 300€. Les bas salaires concernent avant tout l'industrie textile, l'industrie du bois et la pêche.

Rentabilisation et démantèlement financés par … les travailleurs

Tous les pays de l'Est pratiquaient une politique d'Etat très forte. Mais c'est particulièrement vrai pour la Croatie qui a dû après-guerre remettre les différents secteurs de l'économie à flot. Donc une fois les sites réhabilités, les étrangers ont pu s'approprier pour une bouchée de pain tous les secteurs les plus rentables.

Le reste est démantelé. Beaucoup de sites, officiellement obsolètes et/ou détruits par la guerre appartenant à l'Etat ont été littéralement dépecés. La sidérurgie, basée sur les chantiers navals du pays employait 200 000 personnes avant-guerre, pour 65 000 aujourd'hui, dont près de la moitié accusant des retards chroniques sur leur salaires. (2)

Concernant la France, deux des présences les plus spectaculaires sont Bouygues qui possède 51% de Bina Istra (BTP croate) et Alsthom qui a racheté ABB à Karlovac (moteurs et générateurs électriques). Mais la plupart des entreprises du CAC 40 sont présentes.

Cela ne concerne d ailleurs pas que les sites industriels : l'Etat croate a continué cette politique de privatisation dans tous les secteurs de l'économie.

  • 91% des actifs bancaires en Croatie sont détenus par des banques étrangères ! Le dernier gros événement en la matière est le rachat de la Splitska Banka par la Société Générale pour 1 milliards d'euros en 2006 ;
  • au niveau des télécoms, l'Allemand Deutsche Telekom possède déjà la majorité de THT (télécom croate) et l'Etat prévoit encore de céder les 20% restants, créant ainsi un monopole privé fixant les prix et la qualité du service sans se soucier de la concurrence, pourtant un des principes du libéralisme ;
  • la Croatie a aussi un fort potentiel touristique. Le tourisme représente 25% de la richesse nationale avec 10 millions de visiteurs par an. L'année 2005 a été celle de privatisations de sites comme les îles de Hvar et de Korcula. L'Etat possède encore 153 entreprises hôtelières, dont 18 majoritairement, pour un équivalent de 520 millions d'euros. Mais selon la mission économique française, il serait prévu assez rapidement de privatiser « les entreprises les plus attrayantes ». Toujours selon cette mission, ces sites doivent attendre avant d'être privatisés en raison « des dettes et pertes accumulées pendant la guerre » et ils ont encore « besoin de grands travaux de rénovation ». Autrement dit, l'Etat croate devra les rendre rentables avant de les revendre (3) !


2) Situation politique : antisyndicalisme et ultranationalisme

Cette oligarchie (entrepreneurs et politiciens) au pouvoir refuse toute opposition populaire de gauche. Les syndicats sont discriminés et attaqués. Encore une fois, c'est un problème qui pourrait certainement illustrer l'ensemble de la situation syndicale dans les anciens pays communistes d'Europe centrale et orientale. Le portrait de la Croatie et de ces nouveaux pays capitalistes d'Europe, eldorado des investisseurs, n'est pas idyllique pour les travailleurs. Au regard du rapport 2008 du CSI (confédération syndicale internationale) sur la Croatie, les exemples sont nombreux :

L'anti-syndicalisme existe de façon passive :

  • avec le travail intérimaire et les CDD de très courte durée et renouvelée à l'infini servant de soupape quand la production doit être freinée : l'archi-précarisation du travail empêche de s'engager dans un syndicat, surtout qu'être syndiqué n'est pas en la faveur du candidat au contrat indéterminé ;

  • avec le contournement de la loi sur le travail par les entreprises : le même rapport affirme que la Cour européenne des droits de l'homme a critiqué la Croatie pour « retards de jugement excessifs », certains pouvant aller jusqu'à trois ans !
    Certaines entreprises n'hésitent pas à ignorer le jugement rendu. C'est la cas de M. Utovic (délégué syndical au syndicat autonome des travailleurs de l'industrie de l'énergie et de l'industrie non-métallurgique) congédié de l'entreprise Lipa de Novi Marof en mai 2006 et qui devait être réintégré en décembre de la même année. Mais l'entreprise a préféré payer l'amende plutôt que de le réintégrer.

  • par la corruption à grande échelle avec l'exemple des autoroutes croates exclusivement publiques qui après avoir tenté en vain de dissoudre le syndicat indépendant majoritaire (90%), propose à ses membres des « conditions spéciales » en échange d'un transfert de leur affiliation syndicale vers … un « organisme plus coopératif ».

Mais surtout de manière active et agressive avec son lot de répression. Par exemple :

  • Le 10 janvier 2007, trois mois après la mise en place d'un syndicat à l'usine Saint Jeans de Slavonski Brod, la totalité des membres du bureau syndical ont été mis à pied sans préavis.

  • Dans une filiale de l'entreprise autrichienne Semmelrock Stein à Ogulin, le délégué syndical, suite à son élection, a été muté et empêché de participer aux assemblées avant d'être forcé d'abandonner ses fonctions le 10 octobre 2007.

  • En juillet, dans la ville de Petrina, les ouvriers de l'entreprise Slavijatrans, membres du syndicat autonome de l'énergie, de la chimie et de l'industrie non-métallurgique ont fait grève contre le non-paiement des salaires. Légale, la grève a entraîné la mise à pied de tous les membres du comité de grève et la résiliation de leur contrat quelques semaines après.

  1. Situation sociale : discriminations ethniques et sexuelles

Inégalités hommes-femmes

Parmi les 500 entreprises les plus puissantes de Croatie, on ne trouve que 8% de femmes à des postes hauts placés….avec des différences de salaires allant de 10 à 25 % pour le même poste. D'après le CEDEF (Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes) les progrès en matière d'égalité restent insuffisants.

En effet, « la Croatie s'inquiète de la forte prévalence de la violence familiale, du nombre limité d'abris pour les femmes victimes de violence et l'absence de procédures et de protocoles explicites à l'intention des personnels policiers et médicaux qui interviennent en cas de violence familiale. » Autrement dit, si une femme se fait battre, ce n'est pas condamnable (5), car il n'y a pas de procédure établie.

Selon AIDH, en 2005, 55% des femmes étaient au chômage alors qu'elles réussissent mieux leurs études. Et 95% des femmes ayant eu un emploi en 2007 étaient embauchées sur la base de CDD.


Discrimination ethnique et religieuse : un aspect brûlant et complexe

La Croatie est constituée à 90% de Croates catholiques. Mais sont notamment présents des Serbes, des Bosniaques musulmans, des Roms, des Italiens… Certes, les minorités, même tsigane (rom) ont des représentants au parlement. Mais les discriminations restent très fortes :

Les Serbes de Croatie est la plus grande communauté ethnique après les Croates. Ils représentent 6% de la population.

D'après le rapport de 2008 du Haut commissariat au réfugiés des Nations unies (6), sur 300 000 Serbes de Croatie étant partis à cause de la guerre, 130 000 sont revenus. Mais il faudrait diviser ce chiffre encore par deux pour être plus près de la réalité car beaucoup sont restés travailler illégalement en Allemagne, en France ou en Italie. Pourtant, le retour des réfugiés était une condition à l'entrée dans l'Union.

De plus, « beaucoup de ceux rentrés ont perdu les droits (accès au logement) sur les appartements que l'Etat leur louait. » Les propriétaires serbes qui ont repris leur maison ou appartement peuvent rarement y habiter en raison des pillages et destructions subis.

L'autre type de discrimination que les Serbes peuvent subir est l'impunité totale de certains bourreaux croates impliqués dans des massacres de civils serbes et au sujet desquels les enquêtes pataugent. Par exemple, les forces de sécurité croates ont été accusées du massacre d'une centaine de civils serbes à Sisak entre 1991 et 1992. L'enquête est au point mort. Ces lacunes de la justice empêchent une réconciliation nationale et les tensions demeurent.

La « question tsigane »

La vie des populations roms connaît la même problématique dans toute l'Europe, même en France « terre d'accueil » (!) : rejet, marginalisation, rôle de bouc émissaire… Et la Croatie ne donne pas non plus l'exemple.

Victimes de préjugés concernant leurs capacités professionnelles et intellectuelles, ils sont souvent mis au ban du système scolaire. Beaucoup d'entre eux maîtrisant peu la langue Croate, les difficultés scolaires s'accumulent, puisque contrairement aux autres minorités, leur langue n'est reconnue dans aucune institution.

Entrer dans l'Union européenne et ensuite ?

Pour entrer dans le club fermé de l'Union, il faut remplir des conditions macroéconomiques : un déficit inférieur à 3%, une inflation faible, une croissance stable…

Mais en réalité, la Croatie est déjà intégrée à l'Europe depuis que les entreprises les plus rentables ont été revendues aux entreprises des membres historiques ; les acquis sociaux sont déjà cassés (le FMI n'aura pas à intervenir comme en Hongrie ou en Grèce) et les possibilités de lutte ou de voter pour un parti alternatif sont également bouchées.

Voilà donc les clés pour entrer dans l'Union européenne : adhérer au libéralisme, casser les acquis sociaux, diviser les populations par des questions nationalistes et brader les entreprises les plus rentables. Tous les pays de l'ex-Yougoslavie et l'Albanie devraient suivre, mais avec une Serbie plus réticente à revendre son industrie.

La Turquie étant plus puissante que les petits pays d'Europe, ce pays entre Asie et Europe se révèle être davantage un concurrent qu'un vassal comme le souhaiterait la France et les autres pays riches. Voici donc une des raisons pour laquelle la Turquie suscite des craintes, plus que les questions de religion, ou de droits de l'homme. Ce dernier critère ne tient d'ailleurs plus quand il s'agit de signer des accords de libre échange avec la Colombie qui assassine les syndicalistes, Israël qui nie la citoyenneté sur des questions religieuses ou l'Arabie saoudite qui interdit aux femmes de parler aux hommes avec qui elles n'ont pas de liens familiaux.

Il semblerait que cette Europe avec des droits pour tous, des salaires et des conditions de vie décentes, des services publics fédéraux, ne se fera pas sans luttes sociales et politiques à l'échelle continentale et sans le soutien des citoyens des pays plus riches puisque la bureaucratie de Bruxelles ne s'y intéresse pas.

Notes
  1. Boston Globe 2003
  2. Données de la mission économique de l'ambassade de France
  3. Courrier des Balkans
  4. Extrait de « égalité des hommes et des femmes en francophonie »
 

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