mercredi 11 mai 2005

POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



aujourd'hui en EURO-DICTATURE capitaliste POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, May 11, 2005 7:23 PM



POURQUOI LES NAZIS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES HÉROS EN LETTONIE
(Vladimir Simonov, commentateur politique de RIA Novosti)

Les autorités de Riga, capitale de la Lettonie, régulièrement autorisent le défilé d'anciens légionnaires de la Waffen SS. Des dizaines de nazis lettons d'un certain âge, mais bien valides, défilent solennelle­ment en grand uniforme sous les drapeaux à croix gammée du centre de la ville vers le monument de la Liberté.
C'est ainsi qu'ils célèbrent le 16 mars 1943, date de la création de la légion des S S lettons. L'idée du défilé appartient aux chefs de l'organisation d'extrême droite "Club 415" et ils la mettent en œuvre depuis cinq ans avec la bénédiction officielle des autorités municipales de Riga.
On connaît les actions de la Waffen S S pendant les années de guerre. Ces hommes exterminaient tous les non-Allemands et les non-Lettons, ils ont construit des camps de concentration où ils ont brûlé dans les fours crématoires les Russes, les Polonais, les Juifs : tous les représentants des "races inférieures".
Aujourd'hui, ces anciens bourreaux touchent une pension militaire confortable, alors que les anciens détenus des camps fascistes ne peuvent pas obtenir de compensation.
Une brève excursion à Riga avec un bon guide ne fera qu'accroître le désarroi éprouvé par un observa­teur étranger en voyant le déchaînement des états d'esprit nazis dans ce pays balte.
Des inscriptions antisémites apparaissent parfois sur les monu­ments des cimetières juifs. Des tapis avec des croix gammées sont présentés dans les vitrines des magasins. On voit des pas­sants portant des croix métalliques hitlériennes à la poitrine.
Faisant preuve d'une étonnante amnésie historique, Riga s'in­digne contre le prétendu "génocide" commis après la guerre en Lettonie par la faute d'un "empire totalitaire étranger", mais passe sous silence la catastrophe ethnique de 1941. Au cours de la brève période entre le départ des autorités soviétiques et l'ar­rivée des unités hitlériennes, les nationalistes lettons ont eu le temps d'exterminer et de dépouiller des dizaines de milliers de Juifs lettons. Génocide monstrueux commis par des citoyens de la Lettonie contre d'autres citoyens de la Lettonie.
Une extermination des Juifs aussi féroce qu'en Lettonie n'a probablement eu lieu dans aucun autre pays d'Europe. Sur les 85 000 Juifs qui vivaient dans ce pays, seulement 500 ont survécu après la guerre. La localité de Rumbola est devenue pour toujours le sym­bole de l'histoire tragique de la Lettonie : en deux semaines, 30 000 Juifs y ont été transférés du ghet­to de Riga, placés devant les tranchées et fauchés par les mitrailleuses. Peut-être que certains de ceux qui sont considérés aujourd'hui en Lettonie comme des héros se trouvaient parmi les bourreaux.
Il n'est pas étonnant que la protection accordée par l'Etat au nazisme s'accompagne aujourd'hui de manifestations de plus en plus ostensibles d'antisémitisme. Ainsi, les membres du parti "Aïzsargui", qui avaient aidé les hitlériens à lancer les pogroms contre les Juifs à Riga pendant la guerre, commencent à jouer un rôle important dans la société. Qu'est-ce qui pousse donc les autorités lettones à soutenir aujourd'hui l'idéologie nazie incompatible avec l'époque et le lieu : le troisième millénaire et l'Europe unie ?
Ce n'est pas un mystère. De nombreux hommes politiques lettons de tendance nationaliste radicale vivent toujours dans un monde fantasmagorique de mythes et d'hu­miliations historiques, réunis sous le terme "d'occupation sovié­tique", continuant à ressasser leurs humiliations historiques, à exi­ger une compensation matérielle pour on ne sait quel "préjudice" causé pendant leur appartenance à l'URSS et à insister pour qu'on leur présente des excuses.
Cela rappelle les douleurs fantômes que ressentent parfois les amputés à l'endroit du membre disparu. L'Union Soviétique n'exis­te plus depuis longtemps, la Russie est, en quelque sorte, ce mem­bre détaché pour la Lettonie qui a retrouvé son indépendance. Mais les douleurs fantômes et les offenses qui restent depuis l'époque soviétique tourmentent toujours les hommes politiques lettons qui se vengent de leurs complexes en pratiquant une politique d'apar­theid à l'égard des russophones et en érigeant les nazis au rang de héros..

- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.
- Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire également profiter vos connaissances, en nous communiquant l'adresse (électronique ou postale) de ces camarades qui, de votre point de vue, peuvent porter un intérêt à notre approche. C’est avec plaisir que nous leur adresserons les documents que nous éditons.
- Vous souhaitez émettre sur notre site un message ou un texte : contactez-nous : combat.94@wanadoo.fr
Nous examinerons s'il correspond à nos critères.

mercredi 4 mai 2005

Un rêve européen, dédié (ironiquement) à notre camarade Jérémy Rifkin

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



Un rêve européen, dédié (ironiquement) à notre camarade Jérémy Rifkin

Septembre 2007. Nous y sommes enfin, Tony Blair est président de l’Europe et Javier Solana, ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne.
Octobre 2007. Georges Bush vient de décider d’intervenir en Iran en raison des preuves affirmées de détention d’armes de destruction massive et des liens prouvés avec Al Qaîda. Le vingt-septième sosie d’Oussama Ben Laden a confirmé par cassette vidéo son intention de mener des actions terroristes partout en Europe, au nom de la Djihad islamique contre la Coalition étatsunio-européenne.
En effet, après consultation du Conseil des chefs d’État de l’Union européenne, le vote a l’unanimité a été obtenu et le ministre des Affaires étrangères de l’Europe a annoncé la décision de « projections de force » européennes afin de « lutter contre le terrorisme » dans le cadre de la politique de défense commune.
Après une longue conversation téléphonique avec Mme Rice, le Président de l’État de la France, Nicolas Sarkorzy s’est en effet associé à l’avis de des vingt-sept partenaires au Conseil européen pour que soit menée l’initiative, jugée nécessaire au maintien de la démocratie dans le monde et à l’établissement d’un gouvernement démocratique iranien.
Novembre 2007. D’après un rapport d’Amnesty International, l’intervention des forces de la Coalition en Iran auraient provoqué la mort d’au moins 800 000 civils. Mme Condy Rice a regretté l’importance de ces dégâts collatéraux, tout en réaffirmant que le processus démocratique en Iran était en marche et qu’il devait déboucher dès l’été 2009 sur des élections libres pour l’avènement d’un gouvernement autonome. Les forces de la coalition étatsunio-européenne devant toutefois être maintenues jusqu’à 2010
Décembre 2007. À la suite des attentats survenus dans les terminals pétroliers d’Irak et d’Iran ces dernières semaine, et à l’approche d’un hiver rigoureux, le brent à Londres a atteint le cours record de 185 dollars le baril. L’annonce faite par Dick Cheney a pesé sur l’évolution des marchés, puisque la compagnie que dirige le vice-président des USA ne pourrait, en l’état actuel, assurer la demande d’extinction d’incendies pétroliers, faute des crédits non encore débloqués par l’État fédéral.
Décembre 2007. Nous apprenons que le président Blair venait d’annoncer sa démission. Il a déclaré que, fatigué par ces longues années de dur combat pour le maintien de la paix, il prenait sa retraite dans ses propriétés des Bahamas. Devenu conseiller marketing de la British Petroleum, Tony Blair est le voisin de Margaret Thatcher, toujours conseillère marketing de Phillips Morris. Parmi les premières personnalités à visiter Tony et Maggy, on notera la visite attendue du président Sarkozouy, accompagné de son fidèle opposant François Hollande. Cécilia et Ségolène effectueront dans l’après-midi une visite des quartiers pauvres de Nassau, où elles annonceront leur projet de créer une Fondation destinée à lutter contre la pauvreté et venir en aide aux victimes du terrorisme aux Bahamas, dans l’État de France, dans l’Europe tout entière et dans le reste du monde.
Décembre 2007. Une nouvelle un peu plus gaie enfin. MM Seillère (UNICE) et Guillaume Sarkozy (Medef) ont décerné le grand prix de littérature européenne au remarquable ouvrage collectif du Comité des intellectuels du Oui sans aucun doute : Le merveilleux voyage de Frits Bollkensson à travers l’Europe libérée, dirigé par Alin Finkelfrouit, André Glucksoui, Bernard-Henri Lévouy, avec d’intéressantes contributions de Patrouik Brouiel, Michel Druckoui, Jean-Pierre Fouicaud, Françouis Lalouinne, pour ne citer qu’eux.
Toujours dans le domaine culturel, on apprend qu’enfin le classement du « plus grand européen français de tous les temps » d’avril 2005 a été annulée. C’était, rappelons-le le général de Gaulle qui avait obtenu le suffrage des téléspectateurs, en dépit de ses attitudes anti-européennes réitérées, notamment le « Certes, on peut sauter sur sa chaise en criant, l’Europe, l’Europe, l’Europe, comme un cabri » dont il s’était un jour esclaffé. C’est, fort heureusement, Jean Lecanuet qui l’emporte désormais dans le cœur des Européens français, le nouveau classement ayant été agréé par la commission culturelle du Parlement européen, dirigée par Pierre Bénichoui.
Au Parlement justement, le député Jean-Marouie Cavadaoui, dans une allocution remarquée, s’est félicité des nouveaux pouvoirs conférés aux parlementaires ; en effet, sur impulsion française une proposition de directive sera examinée par la Commission pour que la bourrée auvergnate, le béret basque et les galettes de Pont-Aven soient garanties et préservées dans le cadre de la « diversité culturelle ».
Décembre 2007, dernières infos. D’après l’INSEE, devenu Institut national de la statistique économique européenne après sa privatisation et une OPA hostile sur Eurostat, on apprend que le taux de pauvreté en France atteint désormais 35% alors que la durée hebdomadaire de travail est remontée à 46 h 45 (sans tenir compte de l’incidence des dispositions opt-out). Devant cette nouvelle montée de la pauvreté, qu’il juge explicable par le peu d’entrain au travail des Européens français, le premier ministre Madelin, et son groupe de travail immédiat (le cartel de Madelin), ont chargé M. François Bayroui, ministre de la Pauvreté et Mme Christine Boutin, ministre du Culte et la lutte contre les MST, de commander un rapport sur la fracture sociale en Europe et comment y remédier.
Ce rapport sera établi sous la direction de Jean-Louis Borloui, déjà auteur de précédents rapports sur ce thème pour l’État de France. Jean-Louis Borloui est jugé par tous, y compris les Européens britanniques (sic) to be the right man in the right place.
15 décembre 2007. La chanteuse Lorie a définitivement gagné son procès contre Jean-Pierre Raffarin. La Cour de cassation a en effet confirmé la décision de la Cour d’Appel de Paris, condamnant JPR à verser 150 000 euros de dommages-intérêts pour utilisation abusive du terme « positive attitude » (en langue européenne, « maille positive atttioude »), par l’ex-Premier ministre de l’État de France. On le sait, cette importante affaire défrayait la chronique depuis février 2005. En revanche, est passée presque inaperçue cette condamnation à trois mois de prison ferme pour les quatre agriculteurs qui refusaient d’acheter des semences Monterubio conformément à la directive ASG-20024 de la Commission. LA CJCE a en effet reconnu que la directive autorisait de plein droit l’utilisation des OGM en plein champ et rappelé que le refus d’utiliser les semences homologuées portait atteinte aux accords de 2006 passés entre la Confédération européenne et l’OMC.
Autres infos judiciaires, Julien Drayoui a gagné le procès intenté contre ATTAC. En effet, la Cour a estimé diffamatoire l’utilisation, lors de la campagne du référendum de 2005, d’un photo-montage où Julien Drayoui, habillé en nonce apostolique, passait l’anneau à François pour qu’il le mette au doigt de Nicolas. La sanction a été renforcée au motif que le slogan « OUI pour tous, tous POUR-OUI » qui illustrait l’odieuse falsification était inspirée par un texte d’Alexandre Dumas. Comme l’a souligné Mme Ouickrent, commissaire européenne aux affaires culturelles, cet auteur s’est bien montré à plusieurs reprises anti-européen dans ses écrits, notamment par ses allégations anti-britanniques à l’encontre d’une dame Milady.
24 décembre2007. Jean-Pierre Raffarin, après sa démission en avril 2007, redevient directeur de publicité des cafés Jacques Vabre dont le siège social est désormais implanté à Riga. JPR assistera à la messe de minuit à Varsovie en compagnie de JM Barroso, plus connu désormais sous le pseudonyme d’El Barrozoui. Les deux ex-personnalités politiques ont accepté de participer prochainement à la désormais célèbre émission de télé-réalité diffusée simultanément sur TF Oui, Antenne d’Oui et France Oui, Plus ultra-libéral que moi tu meurs ! JM Barroso est décidément devenu une vedette télévisuelle, puisqu’il passera bien en définitive à 120 minutes pour convaincre, pour expliquer combien les Français ont eu raison de voter oui en 2005. L’émission est désormais animée par Patrick Cauet et Julien Courbet, le président Sarkozy n’ayant pas pardonné à Olivier Mazerolles ses demandes réitérées sur le montant du Rmi lors d’une émission en 2005, comme si un futur président avait eu du temps à perdre avec des connerouies de ce genre.
Nous sommes en revanche toujours sans nouvelles de Frits Bolkestein (on dit stine et pas chtaïne… ). Très déprimé ces derniers temps, l’ex-commissaire européen s’était déclaré « épouvanté des conséquences » de sa directive éponyme, alors que l’ensemble des chefs des États européens jugent son application satisfaisante dans l’objectif d’une Europe hautement compétitive. Malgré le soutien de tous ses proches, notamment celui du Parti socialiste européen, FB souhaitait se retirer dans un monastère de Thiérache, près la résidence secondaire où il commença à rédiger la famous directive (prononcer directaïve).
Christine Ouickrent, Patrice Poivre Duhoui, Frants-Olivier Giessboui, Thierry Ardissoui, Laurent Ruquoui, Jack Loui-ang, Bernard Kouichner, Pascal Lamouy, Douimouinouique Strauss-Kahn, Julien Drouihay, Daniel Cohn-Bendouit, Jean-Marouie Colombaoui, Serge Julouy, tous membres d’honneur à vie de la Confédération des Amis du Oui-oui à la Constitution constituée en mars 2005, se sont déclarés inquiets. L’européen néeerlandais devait en effet présider l’érection en Irlande du monument en l’honneur de la Concurrence libre et non faussée le 29 mai 2008, devenu seul jour férié de l’année.

À bientôt, pour d’autres nouvelles, dans notre rubrique « Ah, comme l’Europe néo-libérale est jolie »…


José Caudron

vendredi 29 avril 2005

La Constitution renforce le dumping social

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Friday, April 29, 2005 9:59 AM
Subject: La Constitution renforce le dumping social

Georges Debunne contre les dirigeants syndicaux européens

L'Union européenne ne défend que les intérêts patronaux

Dans un communiqué de presse commun, publié ce 14 avril, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et l'Unice, l'organisation du grand patronat européen, se prononcent en faveur de la Constitution européenne. John Monks, le secrétaire général de la CES et Philippe de Buck, le secrétaire général de UNICE, ont exprimé leur soutien à cette Constitution. Ils ont « en particulier salué l'article I-48, qui reconnaît le rôle des partenaires sociaux au niveau européen et qui prend en compte respectivement la diversité des relations sociales nationales et l'autonomie du dialogue social. Après vingt ans d'existence, le dialogue social européen a fait la preuve de sa valeur ». On se demande évidemment quel a été le poids de cette concertation sociale dans les décisions européennes qui ont abouti à la privatisation des services publics, à la directive Bolkestein ou au projet d'allonger la durée du travail autorisée à 65 heures par semaine. La réponse vient du syndicaliste belge Georges DEBUNNE, fondateur et ancien Président de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Lors d'un meeting contre le projet de constitution européenne où plus de 800 personnes étaient rassemblées, à Paris, il a déclaré : « John MONKS, le secrétaire général actuel dit que la CES est l'artisan de la Constitution Européenne. C'est inadmissible ! Nous avons bataillé pour être reconnus, pour obtenir un dialogue social européen. Mais la Commission Européenne - y compris sous la présidence de Jacques DELORS - a toujours donné la prédominance au patronat ». « Les dirigeants de la CES devaient oser dire NON », a-t-il ajouté. « La Constitution Européenne ne répond pas à des revendications essentielles. Les syndicalistes et la gauche européenne doivent réagir pour mettre fin à cette spirale de l'enrichissement d'une minorité et à l'augmentation du chômage, de la pauvreté et de la précarité de l'emploi. La CES ne doit pas être la courroie de transmission des intérêts capitalistes. Cette Constitution renforce des mécanismes qui favorisent le dumping social et particulièrement ces quatre points suivants : 1. Les droits sociaux à prestation ne sont pas garantis au niveau européen. Ceci est très dangereux pour les allocations de chômage, le revenu minimum. Nos pensions de retraite aussi sont attaquées. 2. L'unanimité est requise pour le social, le fiscal ainsi que pour l'environnement. Ceci est inacceptable. 3. Les services publics sont ignorés. Leur démantèlement et leur privatisation seront accélérés par les lois européennes qui sont annoncées. 4. La Constitution Européenne est prévue pour une durée illimitée. Il faudra l'unanimité pour la réviser.». C'est ce que pensent aussi la CGSP, le Setca de Bruxelles-Halle-Vilvorde, la FGTB Liège-Huy-Waremme. Et beaucoup d'autres qui n'ont pas encore eu l'occasion de donner leur avis. Il serait temps que tous les dirigeants syndicaux le leur demandent.

jeudi 28 avril 2005

des chiffres sont sortis sur l'énorme parti-pris des médias pour le OUI

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


----- Original Message -----
From: OGM DANGER
To: Roger Romain
Sent: Thursday, April 28, 2005 3:07 PM

Subject: Urgent, à faire suivre....

des chiffres sont sortis sur l'énorme parti-pris des médias pour le OUI : dans la semaine du 18 au 24 avril, les partisans du "oui" sont apparus 33 fois à la télévision, et ceux du "non" 3 fois. A la radio, il y a eu 24 interventions en faveur de la Constitution, et 13 contre.

Ces chiffres ne tiennent d'ailleurs pas compte de la petite musique du OUI que distillent quotidiennement nombre d'émissions, au détour d'une phrase ou d'une réflexion...

Protestons en écrivant au CSA : http://www.csa.fr/outils/contact/contacteznous_formulaire.php

vendredi 22 avril 2005

Zappez ! Revoilà le Guide Jospin pour la Constituion capitaliste européenne. Rien d' étonnant !

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



Zappez ! Revoilà le Guide Jospin pour la Constituion capitaliste européenne. Rien d' étonnant !

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Friday, April 22, 2005 2:46 PM
Subject: Zappez !
Médias menteurs, manipulateurs. Faites actes de résistance diffusez nos journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT ===> http://perso.wanadoo.fr/echanges
Pour recevoir ou ne plus recevoir nos lettres, contactez-nous ===> combat.94@wanadoo.fr


LIONEL JOSPIN : UNE VOIX AUTORISÉE… À SE TAIRE
Guy-Virgile Martin

Coucou le revoilà. Telle une vieille cocotte de music-hall, l’austère qui se marre (et il est bien le seul), ne cesse de se rappeler à l’attention d’un public qui l’avait proprement congédié pour abus de confiance le 20 avril 2002. Départ sans panache, le navire dont il est le capitaine fait naufrage, il est le premier à le quitter. Il se retire de la vie politique dit-il. Fausse sortie. Car il prépare sa rentrée pour 2007. Prêt à faire le don (indésirable) de sa personne … Aussi ne rate-t-il aucun prétexte pour donner son opinion sur tout. Il a une certaine idée, non de la France mais de lui-même. Il est la conscience de son parti, de son pays, du peuple, la Pythie, le gourou, l’augure. Il nous gratifie de sa pensée. Il est le guide. Du moins en est-il convaincu. Il ne s’est pas aperçu qu’il était mort, ce sont des choses qui arrivent. Voilà maintenant que ce has been (en Français cheval de retour) vient nous expliquer pourquoi il faut répondre Oui au référendum avec Chirac et pour les mêmes raisons de fond. Ne sont-ils pas tous deux contre le « libéralisme ». Tout contre même. Ce psycho-rigide mais politico-flexible a signé de la même plume et de la même encre que Chirac les accords de Lisbonne et de Nice. Il a même fait l’éloge de ce traité. Le poète Georges Fourest faisait dire dans un sonnet à Chimène reluquant Rodrigue: « Il est joli garçon, l’assassin de papa ». Jospin lui aussi trouve jolie fille l’Europe des délocalisations, du chômage, des privatisations (il en connaît un rayon, il a privatisé plus que n’importe quel gouvernement de droite). Il paraît que c’est le 28 avril que l’augure s’exprimera. Zappez !
- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.
- Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire également profiter vos connaissances, en nous communiquant l'adresse (électronique ou postale) de ces camarades qui, de votre point de vue, peuvent porter un intérêt à notre approche. C’est avec plaisir que nous leur adresserons les documents que nous éditons.
- Vous souhaitez émettre sur notre site un message ou un texte : contactez-nous : combat.94@wanadoo.fr
Nous examinerons s'il correspond à nos critères.
- BONI Gilbert Webmaster du sites Combat : http://perso.wanadoo.fr/echanges
Pour nous joindre par courriel : combat.94@wanadoo.fr
- Vous pouvez aussi me proposer un lien réciproque VERS votre site. J'examinerai si ce site répond à nos critères...
- Pour rappel, vous pouvez toujours bloquer, momentanément ou définitivement, les messages non-désirés, en vous rendant dans Outlook Express, Outils, Règles de message, Liste des expéditeurs bloqués, ajouter...

La constante progression du NON: à 62,3 %

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



La constante progression du NON: à 62,3 %

----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Friday, April 22, 2005 12:45 PM
Subject: [ForumCommuniste] Le NON à 62,3 %
Vendredi, 22 Avril 2005
Le NON à 62,3 %

Le "non" à la Constitution européenne est crédité de 62,3% des intentions de vote au référendum, dans un sondage internet Markettools, réalisé pour le quotidien gratuit "Metro".
Selon cette enquête, réalisée le 20 avril auprès un échantillon de 1.000 personnes, le "non" est passé de décembre à avril de 48% à 62,3%, avec une forte majorité de 57,8% déjà obtenue en mars.
Les sondés sont 81,3% à juger ne pas être assez informés sur le traité constitutionnel européen, contre 87,2% en mars et 84% en décembre. Le scrutin a lieu le 29 mai. PARIS (Reuters)

Visitez le site de ForumCommunistehttp://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm

ForumCommunisteEnvoi de message à : ForumCommuniste@yahoogroupes.frPour vous inscrire à ForumCommuniste, envoyez un message à : ForumCommuniste-subscribe@yahoogroupes.fr

Pour vous abonner à ce groupe, envoyez un email à :ForumCommuniste-subscribe@yahoogroups.comVisitez le site de ForumCommunistehttp://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm

mercredi 20 avril 2005

LES MISSIONNAIRES FOUETTARDS

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



"Tous les pouvoirs émanent de la Nation", disait la Constitution belge ...
RoRo




----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, April 20, 2005 11:40 AM
Subject: LES MISSIONNAIRES FOUETTARDS
Médias menteurs, manipulateurs. Faites actes de résistance diffusez nos journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT ===> http://perso.wanadoo.fr/echanges
Pour recevoir ou ne plus recevoir nos lettres, contactez-nous ===> combat.94@wanadoo.fr
LES MISSIONNAIRES FOUETTARDS
Guy-Virgile Martin

Ce sont les émissaires de l’Union européenne qui sur l’invitation des Debré, Hollande, Barnier et consorts, peu chatouilleux sur le chapitre de l’ingérence étrangère, viennent sermonner le peuple Français, un peu stupide qui incline à voter Non le 26 Mai.
16 pays sur 25, pas téméraires, consulteront leur Parlement, 9 seulement procèderont à une consultation populaire. Ce sont surtout ceux-ci qui s’inquiètent de l’influence du Non français sur leur électorat. Aussi viennent-ils, préventivement, prêcher chez nous.
Le premier, Zapatero fort de l’approbation au rabais du peuple espagnol est venu à la tribune de l’Assemblée nationale se donner en exemple. Puis ce fut le président portugais en fonction, Jorge Sampaio qui s’est produit devant les députés français mardi 12 Avril, il a exalté les avantages pécuniaires que son pays avait retirés de l’Union européenne mais sans dire que la manne devait beaucoup à la contribution de la France (la plus forte avec celle de l’Allemagne). Il a exalté « ce bien sans prix qu’est la paix », ce qui est vrai mais le spectre de la guerre ne hante pas l’U.E. qui entend désormais la faire hors de ses frontières...Ce pacifiste oubliait les profits que la neutralité avait apportés au Portugal d’en haut dans les deux dernières guerres mondiales. Les députés au garde à vous écoutèrent les homélies. La veille Jochka Fischer s’exhibait à Lille dans la tournée de propagande de Michel Barnier. Selon le ministre Vert allemand, le Non de la France serait la fin de l’Union européenne. Eh bien ! Chiche ! Il a aussi entonné le cantique à l’Europe sociale dont son gouvernement donne un éclatant contre exemple. Bolkestein aussi est venu donner de la voix pour justifier sa circulaire et dénigrer notre peuple. Certes l’effet n’a pas été ce qu’il en espérait. Quant au PS, il bat le rappel de la social-démocratie européenne pour tenter de faire remonter la cote du Oui en déconfiture dans ses rangs. Antenne 2 se préparait à offrir 100 minutes pour convaincre (de voter Oui) à José Manuel Baroso, l’ex-chef du gouvernement portugais et président en exercice de la commission européenne, jusqu’à ce que Chirac doutant des conséquences positives de cette propagande à la hache enjoigne à Mazerolle de renvoyer ce dangereux personnage à Bruxelles. Le ministre britannique des Affaires européennes, Mac Shane qui épaulait Claudie Haigneré à Bordeaux traita de « cons » les opposants au traité.. Bel exemple de british fair play.
Un Cohn-Bendit, espèce rare d’anar-réac, Allemand à Francfort et Français à Montpellier et à Strasbourg, se fait sous ses oripeaux de soxante-huitard le commis-voyageur de l’ultra-capitalisme.
On pourrait s’étonner que pas un élu du peuple ne proteste que charbonnier est maître chez soi et que la France n’a que faire de ces évangélistes fouettards.
En fait, ces ingérences sont dans l’esprit (et la lettre) de la Constitution et elles sont seulement verbales or on sait que les paroles s’envolent alors que les écrits restent. C’est pourquoi on doit se garder de signer un document à l’aveuglette. Maints articles de la Constitution légitiment et organisent l’ingérence de l’Union européenne dans les affaires intérieures des Etats membres sous le prétexte passe-partout de sécurité. Le flou du texte permet toutes les interprétations surtout les plus extrêmes. C’est ainsi qu’elle institue un Comité permanent ( Art. III-261) pour assurer à l’intérieur de l’Union la promotion et le renforcement de la coopération opérationnelle (sic) en matière de sécurité intérieure (resic). Le dialogue, la fraternité des rapports entre les peuples et leurs représentants, leur coopération sont une chose, l’ingérence des uns dans les affaires des autres en est une autre. On se rappellera que le manifeste Brunswick (*), connu à Paris le 1er août 1792, déclencha, le 10 août suivant, la prise du palais royal des Tuileries et la suspension du roi. Avis aux donneurs de leçons.

(*) Le manifeste rédigé par un émigré selon les directives de Marie Antoinette enjoignait aux Français de ne rien entreprendre contre le Roi. Il était signé du duc de Brunswick, général en chef des armées autrichiennes et prussiennes.
- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.
- Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire également profiter vos connaissances, en nous communiquant l'adresse (électronique ou postale) de ces camarades qui, de votre point de vue, peuvent porter un intérêt à notre approche. C’est avec plaisir que nous leur adresserons les documents que nous éditons.
- Vous souhaitez émettre sur notre site un message ou un texte : contactez-nous : combat.94@wanadoo.fr
Nous examinerons s'il correspond à nos critères.
- BONI Gilbert Webmaster du sites Combat : http://perso.wanadoo.fr/echanges
Pour nous joindre par courriel : combat.94@wanadoo.fr

jeudi 14 avril 2005

QUELQUES VERITES SUR BOLKESTEIN: Allons-nous dire « oui » à ceux qui nous trompent ?

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


----- Original Message -----
From: "Luis Gonzalez-Mestres" <luisgm@free.fr>
To: <controle_omc@clubs.voila.fr>

QUELQUES VERITES SUR BOLKESTEIN

La « proposition de directive sur les services dans le marché intérieur »conçue par les services de la Commission européenne sous la direction duCommissaire Frits Bolkestein, donne lieu, en particulier en France, à debien étranges manipulations politico-médiatiques qui brouillent la réalitédes faits et trompent les citoyennes et les citoyens appelés à se prononcersur le « traité établissant une Constitution pour l'Europe. » Chacun sedémène aujourd'hui pour apparaître comme le plus résolu et le plus ancien às'opposer à cette proposition. Il est bon de rappeler les faits afind'apprécier la sincérité des oppositions claironnées ici ou là.LES ORIGINESTout commence à Lisbonne où les Chefs d'Etat et de gouvernement (pour laFrance, le tandem Chirac-Jospin ; pour la Belgique, le gouvernement soutenupar les libéraux, les socialistes et les écologistes) adoptent une «stratégie » en vue de faire de l'Europe « l'économie la plus compétitive dumonde.» La compétition devient la valeur de référence de l'Union européenne.Une cible : les services à libéraliser en allant au-delà de ce que prévoitl'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui n'épargne pourtantaucun secteur, mais qui exige, même dans le cadre de l'Union européenne,l'accord explicite de chaque Etat membre.Le 13 février 2003, le Parlement européen adopte une résolution dont- au point 35, il « se félicite des propositions visant à créer uninstrument horizontal pour garantir la libre circulation des services sousforme de reconnaissance mutuelle.»- au point 39, il considère que « les principes du pays d'origine et de lareconnaissance mutuelle sont essentiels à l'achèvement du marché intérieurdes biens et des services »Ainsi, la directive sur les services dans le marché intérieur et sonprincipe du pays d'origine tant décriés aujourd'hui ont été voulus par unemajorité du Parlement européen. Une majorité impossible s'il n'y avait eules voix des sociaux-démocrates et des Verts. Dans cette majorité de députéseuropéens qui ont réclamé cette directive (« instrument horizontal ») et ceprincipe du pays d'origine, on trouvait, parmi les députés européensfrançais présents lors du vote (résolution A5-0026/2003 ; 13/02/2003) :- Danielle Darras (PS)- Olivier Duhamel (PS)- Catherine Lalumière (PS)- Michel Rocard (PS)- Martine Roure (PS)- Gérard Onesta (Les Verts)- Yves Piétrasanta (Les Verts)- Marie-Hélène Descamps (UMP)- Alain Lamassoure (UMP)- Margie Sudre (UMP)Aujourd'hui, l'UMP, le PS et les Verts dénoncent ce qu'ils ont demandé hierparce que cette proposition de directive illustre trop clairement le modèlenéolibéral que va imposer le traité constitutionnel qu'ils soutiennent.LA PROCEDURE1) Le 13 janvier 2004, la Commission européenne adopte la proposition :parmi ceux qui l'approuvent : les Français Michel Barnier (UMP) et PascalLamy (PS), le Belge Philippe Busquin (PS), l'Allemande Michaele Schreyer(Les Verts). La proposition, dont le contenu appartient à une matière pourlaquelle la procédure de codécision s'applique, est ensuite envoyée à lafois aux gouvernements et au Parlement européen.2) Pour l'examen intergouvernemental, c'est dans le cadre du Comité desReprésentants Permanents (COREPER), qu'un groupe de travail est constitué.Il rassemble des représentants de la Commission européenne et desgouvernements. Il se réunit à six reprises entre le 27 février et le 26 mai.D'autres réunions auront encore lieu par la suite. Mais ce qu'il fautretenir, c'est que PAS UN SEUL GOUVERNEMENT NE DEMANDE LE REJET DE LAPROPOSITION (voir sur www.urfig.org).3) Bien plus, lors du Sommet européen de printemps, les 25 et 26 mars 2004,à Bruxelles, les Chefs d'Etat et de gouvernement (dont, parmi ceux-ci, lePrésident Chirac et les chefs des gouvernements français, luxembourgeois etbelges), adoptent un texte dans lequel on peut lire, à propos de lastratégie de Lisbonne : « Dans le secteur des services, qui demeurefortement fragmenté, une concurrence accrue s'impose pour améliorerl'efficacité, accroître la production et l'emploi et servir les intérêts desconsommateurs. L'examen du projet de directive sur les services doit êtreune priorité absolue et respecter le calendrier envisagé. »4) Au Parlement européen, c'est le 31 août 2004 que la « commission dumarché intérieur et de la protection des consommateurs » est saisie pour lapremière fois de la proposition. Il apparaît que le PPE (dont font partiel'UMP française et le CDH belge), les libéraux (dont fait partie le MRbelge) et une très large partie du groupe du parti socialiste européen sontfavorables à la proposition quitte à procéder à certaines modifications.Seuls le groupe de la Gauche Unitaire Européenne dirigé par le FrançaisFrancis Wurtz (PCF) et quelques socialistes, dont Béatrice Patrie (PSfrançais - Nouveau Monde), manifestent une opposition sans ambiguïté.5) Une audition d'experts est organisée au Parlement européen le 11 novembre; à la demande de Mme Patrie et du Groupe de la Gauche Unitaire Européenne,je suis entendu par la commission du marché intérieur avec 19 autrespersonnes (voir sur www.urfig.org). Il se dégage de la majorité desinterventions que cette directive va provoquer la plus formidable insécuritéjuridique, qu'elle rend inopérante la directive existante sur le détachementdes travailleurs, qu'elle compromet gravement la Convention Rome I (respectdu droit du pays dans lequel le travailleur exerce son activité), qu'elleruine toute possibilité pour les Etats qui organisent un système decouverture des soins de santé de pouvoir maintenir une telle politique,qu'elle consacre, à l'instar du traité constitutionnel européen, l'abandonde la technique de l'harmonisation comme instrument prioritaire del'intégration européenne. Un fait à noter : la Commission européenne rejetteen bloc toutes ces observations. Par contre, elle reconnaît moninterprétation selon laquelle les offres européennes en matière d'AGCSseraient désormais de la compétence exclusive de la Commission. Dans undocument de travail (PE 353.297 - DT/551156FR.doc - 21.12.2004), leRapporteur Evelyne Gebhardt « au vu des résultats de l'audition du 11novembre 2004, estime nécessaire de retravailler en profondeur laproposition de directive de la Commission. »6) Lors du Conseil des Ministres chargé des questions de compétitivité les25-26 novembre 2004, « la proposition de directive fait l'objet d'un accueilglobalement favorable par les Etats membres. » La France indique qu'elle nes'oppose pas à l'application du principe du pays d'origine.7) Le 1 janvier 2005, le passage de la présidence néerlandaise à laprésidence luxembourgeoise marque une inflexion intéressante. Legouvernement grand ducal ne semble pas disposé à soutenirinconditionnellement le texte de la proposition. A telle enseigne qu'ildépose, le 10 janvier 2005, un « document consolidé » comportant à la foisdes formulations plus précises, des formules alternatives pour chaquearticle sensible et l'abandon de certaines dispositions du documentBolkestein (document 5161/05). Ce document est actuellement examiné au seindu groupe de travail. La présidence luxembourgeoise ouvre une fenêtred'opportunité pour amender le texte. Elle se termine le 30 juin. Elle serasuivie par la présidence du gouvernement britannique qui est un ferventpartisan du texte rédigé par Bolkestein et approuvé par la Commission.LES REACTIONS1) Le 21 mars 2004, alerté par la Fédération Générale du Travail deBelgique (FGTB- syndicat de tendance socialiste non inféodé au PS belge),par une lettre du 8 mars du Collège intermutualiste belge (qui regroupe lesmutualités chrétiennes, neutres, socialistes, libérales, libres ainsi que laCaisse des Soins de Santé de la Société Nationale des Chemins de Fer Belgeset la Caisse publique d'Assurance Maladie-Invalidité) et par un communiquédu Bureau du PS belge, je publie une analyse de la proposition sous le titre: «Nouvelle agression néolibérale de la Commission européenne » (voir surwww.urfig.org).2) Dans la presse française, seul l'hebdomadaire Politis fait écho à cetteanalyse et c'est le journaliste Thierry Brun qui, le premier en France,révèle le contenu de la proposition dans le numéro du 25 mars.L'hebdomadaire annonce la manifestation prévue à Bruxelles le 5 juin. EnBelgique, une importante mobilisation rassemble associations, ONG etsyndicats dans le cadre du Forum Social de Belgique. Seul l'hebdomadairebelge Le Journal du Mardi relaie analyses et commentaires.3) Début juin, d'autres associations (dont Attac) et organisationssyndicales, en France et ailleurs, entament à leur tour une campagne contrela proposition de directive. Le 5 juin 2004, à l'invitation du Forum Socialde Belgique et des deux centrales syndicales qui en font partie (CSC etFGTB), 5000 personnes manifestent contre la proposition Bolkestein àBruxelles. Je suis un des orateurs et je souligne l'étroite parenté entrecette proposition et le traité constitutionnel européen (voir surwww.urfig.org).4) Trois jours après la manifestation de Bruxelles, le quotidien françaisL'Humanité commence une campagne d'information et d'explication de cettedirective qui n'a plus cessé depuis lors. Le 21 juin, le conseil municipalde la Ville de Bruxelles, toutes tendances politiques confondes, adopte unerésolution affirmant sa « totale opposition » à cette proposition quiconstitue une « attaque frontale contre les services publics locaux. » LePrésident de l'Union des Villes et Communes de Wallonie déclare que « Leservice public communal constitue l'un des piliers de la traditioneuropéenne commune. »5) Lors du Forum Social Européen de Londres, c'est à l'initiative des deuxcentrales syndicales belges et du Forum Social de Belgique que se tient,pendant une demi journée, un atelier consacré entièrement à la propositionBolkestein. Une manifestation est décidée pour réclamer l'Europe sociale ets'opposer à l'AGCS et à sa version européenne aggravée qu'est la propositionBolkestein. Elle aura lieu le 19 mars 2005 à Bruxelles. Mais l'implicationde la Confédération Européenne des Syndicats, favorable au traitéconstitutionnel européen, brouille le message de cette manifestation. Ilfaudra l'énergique intervention de la FGTB pour que la CES retire de sonappel à manifester une déclaration de soutien au traité constitutionnel. Unsite internet est créé après le FSE : www.stopbolkestein.orgLA DUPLICITE DES PARTISANS DU TRAITE CONSITUTIONNELLes partisans du traité constitutionnel européen ont compris que cetteproposition Bolkestein offre l'exemple de ce que sera la mise en ouvre deleur Constitution, qu'elle risque d'ouvrir les yeux de beaucoup avant leréférendum et qu'elle vient donc trop tôt. En France, de Chirac àRocard/Strauss-Kahn, c'est la même ligue des serviteurs du patronat qui fontsemblant aujourd'hui de s'indigner d'une proposition qu'ils ont appelée deleurs voux hier.Les protestations françaises (celles des autorités comme celles des tenantssocialistes et verts du « oui » au traité constitutionnel) portentessentiellement sur le « principe du pays d'origine. » Ces partisans de la «stratégie de Lisbonne » passent sous silence les autres agressions commisespar la proposition Bolkestein :- elle remet en cause des fondements du droit privé international(Convention Rome I) et des négociations très avancées dans ce domaine(proposition de Convention Rome II) ;- elle rend inapplicable la directive sur le détachement des travailleurs ;- elle s'applique à des secteurs comme l'enseignement, la santé, lesservices sociaux, les services culturels et audio-visuels;- elle conduit au démantèlement des systèmes publics de couverture des soinsde santé- elle remet en cause le pouvoir des autorités locales à fournir desservices ;- elle est contradictoire avec la proposition de directive relative à lareconnaissance des qualifications professionnelles ;- elle ampute les Etats européens de leur liberté de choisir à quelsservices et avec quelle ampleur ils vont appliquer l'AGCS.Les prises de position tonitruantes des autorités françaises n'ont pour seulbut que de repousser l'examen de la proposition Bolkestein après leréférendum. Elles ont pour effet que cet examen n'aura plus lieu sous uneprésidence luxembourgeoise favorable à des amendements significatifs dutexte, mais sous une présidence britannique très attachée au texte initial.Faire gagner le « oui » au traité constitutionnel et obtenir ensuite laproposition Bolkestein, tel est le double objectif des serviteurs dupatronat.LA COMMISSION BARROSOLe président Barroso, un néolibéral atlantiste, qui a fait ses preuves commedestructeur des services publics quand il était premier ministre duPortugal, fait de la stratégie de Lisbonne une de ses plus importantespriorités. Dans le Financial Times (Londres), M. Barroso déclare le 2février 2005, que « la libéralisation des services est la première de sespriorités. » Il précise que son programme constitue « une rupture claireavec la pensée européenne d'un passé récent quand les préoccupationsenvironnementales et l'amélioration des droits des travailleurs recevaientla même priorité que la nécessité de générer de la croissance. »Au lendemain des exigences gouvernementales et socialistes françaises de «remise à plat » de la proposition de directive, la porte-parole de laCommission européenne, déclare le vendredi 4 février : « La position de laCommission est que la libéralisation des services est un point essentiel dela relance de la stratégie de Lisbonne sur la compétitivité de l'Union. Iln'est pas question que la Commission retire la directive services.» Lenéolibéral Charlie McGreevy qui a succédé au néolibéral Frits Bolkestein enqualité de Commissaire au marché intérieur déclare que « le principe du paysd'origine doit être maintenu, car c'est la clé de voûte de la directive. »Peter Mandelson, successeur travailliste du socialiste Pascal Lamy, défendlui aussi ce principe au nom de la lutte contre le protectionnisme.Propos de l'Exécutif que ne dément pas le vice-président socialiste duParlement européen, Robert Goebbels qui ajoute : « Il existe des pansentiers de services où la concurrence ne ferait pas de mal. » A bonentendeur.BOLKESTEIN ET LE TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEENPour comprendre la portée de ce qui se prépare, il faut garder en mémoireque l'élargissement à des pays où il n'y a pas ou peu de lois fiscales,sociales et environnementales s'est négocié au même moment où on rédigeaitle traité constitutionnel et la proposition Bolkestein. La Commissioneuropéenne, moteur de l'idéologie néolibérale, a été au centre de cettetriple démarche.L'unanimité exigée par le traité constitutionnel européen pour touteharmonisation sociale signifie l'abandon de l'harmonisation. Et laproposition Bolkestein annonce ce qui va remplacer l'harmonisation :l'utilisation des disparités nouvelles créées par l'élargissement au profitd'un patronat assuré par le traité constitutionnel que la libertéd'établissement et de circulation des services sont des « valeursfondamentales » de l'Union (article 4), que « les restrictions à la librecirculation des services sont interdites » (article 144) que la concurrencesera « libre et non faussée » (articles 3, 177, 178, et 65 autres articles.)et que l'harmonisation sociale sera laissée au « fonctionnement du marchéintérieur » (article 209).Cette proposition illustre par anticipation les législations européennesfutures une fois adopté le traité constitutionnel. Elle constitue unexemple, parmi beaucoup d'autres, des efforts de dérégulation proposés parla Commission européenne et soutenus par tous les gouvernements. Elletraduit la résignation et la collaboration à laquelle nous appellent ceuxqui, comme Michel Rocard, répètent à satiété que « le capitalisme a gagné.»Cette proposition et les péripéties qui l'accompagnent illustrent égalementà quel point, dès qu'il s'agit de l'Union européenne, on nous trompe et onnous manipule. Profitant de la complexité des textes et de l'opacité desprocédures, on s'applique à nous tromper sur le contenu des textes et surles attitudes adoptées.On nous trompe sur Bolkestein. On nous trompe sur le traité constitutionneleuropéen.
Allons-nous dire « oui » à ceux qui nous trompent ?
Raoul Marc JENNAR

mercredi 13 avril 2005

BELGIQUE: Courcelles: le prix des carburants et produits de chauffage

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


BELGIQUE: Courcelles: le prix des carburants et produits de chauffage

Je viens de faire le plein du réservoir de ma voiture.
Le diesel de roulage est à plus d' un euro (40 fb). Un sommet jamais atteint, depuis la comédie des restrictions et futures pénuries de ... 1973 !
Dès lors nos politiciens et gouvernants s' activent:
-depuis plus d' un mois, notre Premier ministre, très libéral flamand, joue aussi les guignols télévisés, estimant que les droits d' accises de l' État sur le carburant devraient être bloqués. C' est le moins l'on puisse faire et espérer. Il attend quoi le VERHOFSTADT pour mettre ses intentions en pratique ?
-des débats télévisés commencent à être organisés au cours desquels des représentants des partis "démocratiques" (gouvernementaux et "opposition") viennent jouer les vedettes et déverser leur charabia démagogique. Faut voir si l' Europe le permet ..., paraît-il !
-Dans le "Bulletin communal" de COURCELLES, n°1, février 2005, page 15, on apprend qu' à l'initiative de l' UCPW, le Conseil communal a voté, à l'unanimité, une résolution relative aux carburants.
A l'unanimité ? Donc aussi, les élus du Ps et du Mr ! Fort bien: mais comment peut-on revendiquer à la base (dans les communes) et faire exactement le contraitre au sommet (au gouvernement) ?
Le bourgmestre Ps, André TRIGAUT, doit pourtant être très bien placé pour faire jouer certaines relations ministérielles Ps. Mais passons: c' est un jeu connu !
Cependant, il n' y a pas que les droits d' accises de l' État à considérer:
-le tabac, les alcools, les produits de chauffage (gaz, mazout, électrricité), ont été retirés (sous un autre gouvernement, il est vrai) du calcul de l'indice des prix à la consommation. Pourquoi? Les hausses trop fréquentes de l' index déclenchent la hausse des allocations sociales et des salaires au bout d'un certain temps: les taxes et les prix prennent l' ascenseur et les salaires montent par l'escalier, dit-on !
-en plus des accises, 21% de Tva (le taux le plus élevé - Pour rappel, c' est un système de taxation européen: on disait déjà au moment de son entrée en application en Belgique: Tout Va Augmenter!) sur le mazout de chauffage. 21%: pourquoi pas 6%, comme sur les autres produits de consommation courante?
Au sein du Conseil communal de COURCELLES, y a-t-il UN seul élu pour s' en étonner (Je ne sais pas: je n' assistais pas aux débats et je n' ai pas encore lu le texte de la résolution). En effet, pour les partis "démocratiques", le droit de se chauffer est-il un luxe ? Ce ne serait pas étonnant lorsque l' on considère qu'il en va ainsi en ce qui concerne les droits de travailler, de se loger, de se soigner, de s' instruire, de...
Je me fatigue aussi à le répéter inlassablement: ce sont toujours les plus petits qui trinquent: UN franc belge n' a pas la même valeur pour un chômeur qui perçoit une allocation mensuelle de quelque 28 - 30.000 fb par mois que pour le milliardaire-capitaliste Albert FRERE qui, dit-on, gagnerait des millions de fb PAR JOUR...
Une chose est sûre: les multinationales capitalistes du pétrole et de l' énergie se bourrent la panse de bénéfices à des niveaux jamais atteints !
RoRo

dimanche 10 avril 2005

BELGIQUE: Constitution capitaliste européenne : Georges Debunne, ancien Secrétaire général de la FGTB

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


BELGIQUE: Constitution capitaliste européenne : Georges Debunne, ancien Secrétaire général de la FGTB



----- Original Message -----
From: ERNEST GLINNE
To: Roger Romain
Sent: Sunday, April 10, 2005 6:52 PM
Subject: Fw: ConstitutionGeorgesDebunne

Avec cette Constitution européenne,
nous n’aurions plus du tout notre mot à dire


Chères et chers camarades et ami(e)s,

La Constitution Européenne qui a été adoptée par les 25 Chefs d’Etat et de Gouvernement aggrave le déficit social et démocratique inscrit dans les Traités de l’Union Européenne depuis son origine.
En ma qualité de responsable syndical, j’ai dénoncé ce manque depuis 1958.
Les Traités successifs ont été ratifiés à chaque fois sur la base de promesses d’améliorations et aussi par manque d’information des citoyen(ne)s européens.
C’est pourquoi je pousse cet ultime cri d’alarme dans cette période de ratification où nous sommes amené(e)s à légitimer – ou NON – ce texte de loi qui prévaudra sur les Constitutions nationales.
La Gauche européenne ne peut plus tergiverser. Il faut stopper cette course vers l’abîme.
Le moment est venu de dire NON à cette hégémonie du capital, de fixer les objectifs et d’entamer l’action pour réaliser enfin une Union européenne démocratique et sociale fondée sur des droits fondamentaux civiques, économiques et sociaux. À nous de nous opposer à la dilution de l’Union Européenne dans une grande zone de libre échange, s’inscrivant dans les exigences inacceptables d’une économie purement libérale dominée par la compétitivité, la flexibilité et la recherche du seul profit sans égard pour l’appauvrissement d’une masse toujours plus grande au bénéfice d’une toute petite minorité de riches qui s’enrichissent.
L’élargissement aux pays de l’Europe de l’Est imposait un système de solidarité collective qui barre la route au dumping social. Au lieu de cela, la Constitution européenne issue de la Convention Giscard renforce des mécanismes qui le favorise :
1.Les droits sociaux à prestation (droit à la pension de retraite, droit aux allocations chômage, droit au minimum de ressources) ne sont pas garantis au niveau européen.
Ils n ‘e x is te n t p a s d a n s to u s le s E ta ts m e m b re s . Ils p e u v e n t d is p a ra ître d e s c o n s titu tio n s e t d e s lé g is la tio n s n a tio n a le s là o ù ils e x is te n t.
A v e c l‘é la rg is s e m e n t le n o m b re d e p e rs o n n e s v iv a n t e n d e s s o u s d u s e u il d e p a u v re té d a n s l‘U n io n E u ro p é e n n e e s t p a s s é d e 5 8 m illio n s à 6 5 m illio n s . A lo rs q u e le s e u il d e p a u v re té c a lc u lé à 6 0 % d u re v e n u m é d ia n s e s itu e à 5 4 3 e u ro s e n B e lg iq u e , il c o rre s p o n d à 1 1 4 e u ro s e n H o n g rie , 1 0 2 e u ro s e n P o lo g n e , 7 0 e u ro s e n R é p u b liq u e tc h è q u e e t 3 5 e u ro s e n S lo v a q u ie .
F a u t-il ra p p e le r q u ‘e n 2 0 0 0 , la C o mmis s io n E u ro p é e n n e re c o n n a is s a it q u e s a n s le s tra n s fe rts s o c ia u x (s a n s l‘a p p o rt d e la p ro te c tio n s o c ia le) 4 0 % d e lap o p u la tio n e u ro p é e n n e (d e s q u in z e E ta ts me mb re s d e l‘é p o q u e) v iv ra it s o u s le s e u il d e p a u v re té . C e s tra n s fe rts s o c ia u x s o n t u n e p ro p rié té s o c ia le , le ré s u lta t d e s n é c e s s ité s d e la re c o n s tru c tio n d ‘a p rè s -g u e rre e t d e l‘a v è n e m e n t d e s « tre n te g lo rie u s e s » . L e s s y n d ic a ts o n t jo u é u n rô le imp o rta n t p e n d a n t c e tte p é rio d e e t a id é à é la b o re r u n mo d è le s o c io -é c o n o miq u e c o n s tru it s u r u n h a u t ta u x d e c ro is s a n c e , u n e in fla tio n ra is o n n a b le fo n d é e s u r d e u x p ilie rs : l‘e m p lo i e t la s é c u rité s o c ia le . L ‘é c o n o m ie d e m a rc h é s e c o m b in a it a v e c d e s in te rv e n tio n s p u b liq u e s a s s o c ié e s à la d é m o c ra tie p o litiq u e , a u x d ro its d e l‘h o m m e e t à la c o n c e rta tio n s o c ia le d e s s y n d ic a ts q u i u s a ie n t a u b e s o in d e le u rs c a p a c ité s d e lu tte . D e s p ro g rè s s ig n ific a tifs o n t a lo rs é té ré a lis é s .
O r, depuis la fin des années 80, les G O P E visent des réductions de dépenses (chômage, pensions, soins de santé) et rejettent toute augmentation de recettes fiscales. Le modèle social est régulièrement remis en question.
L‘article 1 de la Partie II de la Constitution Européenne déclare que « la dignité humaine est inviolable, elle doit être respectée et protégée ». C ela n‘est pas suffisant car la dignité n‘existe comm e réalité juridique concrète que par sa réalisation dans les droits sociaux fondamentaux garantis. Pour ceux « qui ont» et qui en ont les moyens, il n‘y a pas de problème ! M ais pour les autres ? Ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté, ceux qui sont mal logés ou sans domicile, ceux qui ne peuvent payer les médicaments nécessaires ni se faire soigner! E t les milliers de travailleuses et travailleurs qui tombent sous le coup des licenciements m assifs. Le droit à la dignité pour les uns donc ; mais pas pour les autres qui en sont exclus !
2.L’unanimité est requise pour le social, le fiscal ainsi que pour l’environnement. Ceci est inacceptable.
Il faut en finir avec ce veto antidémocratique qui permet à un seul pays sur les 27 ou 30 de bloquer la volonté de 455 millions d‘européen(ne)s. Ou encore qui permettrait à un E tat gouverné par l‘extrême droite de bloquer la volonté des autres Etats démocratiques et progressistes.
Faut-il rappeler aussi que l‘extension du vote à la majorité qualifiée était annoncée dans la Déclaration que les Chefs d‘E tat et de Gouvernement ont adoptée à Laeken en décembre 2001. Tout a pu se faire rapidement et selon la volonté des forces du marché et de la finance par le vote à la majorité qualifiée dans les Conseils des Ministres pour tout ce qui concerne l‘économique et le monétaire : marché unique, monnaie unique, Banque Centrale européenne pour ne citer que les plus importantes questions résolues de cette façon.
Comm ent peut-on justifier ces deux systèmes de votation, l‘un favorable à tout ce qui est économique et monétaire d‘inspiration libérale et l‘autre défavorable à tout ce qui vise plus de justice sociale ?
3. Les services publics en danger
Les Etats qui avaient mis en place des services publics dans les domaines de l‘éducation, la santé, la sécurité, le transport, les communications, l‘énergie ont engagé, depuis le Traité de Rome un mécanisme de privatisation en les soumettant au droit de la concurrence. Le démantèlement s‘accélère. Le terme « services publics » est banni de la Constitution Européenne pour être remplacé par« Service d‘intérêt économique général».Les articles II-36 et III-6 qui annoncent « une loi européenne qui définira les principes et conditions, notamment économiques et financières, qui permettra aux S I E G d‘accomplir leurs missions dans le respect de la Constitution » laissent planer toutes les incertitudes. Le projet de Directive « Bolkestein » sur la libre circulation des services dans le Marché intérieur montre comment, avec le « principe du pay s d‘origine », les pouvoirs publics perdront le contrôle du droit du travail sur leur propre territoire.
4. La Constitution Européenne est prévue pour une durée illimitée. Pour la réviser, il faudra l’unanimité. Un seul Etat pourra tout bloquer.
Pourquoi s’enfoncer encore davantage dans ce tunnel sans espoir pour les jeunes en particulier ?
La Constitution Européenne engage l’avenir des citoyennes, des citoyens, des travailleuses et des travailleurs européens. Le grand marché intérieur ne peut se développer par le « dumping social », il faut le crier sur tous les toits !
Georges Debunne. 00 32 (0)475.46.82 38. georges.debunne@chello.be
Président honoraire de la Fédération Européenne des Retraité(e)s et des personnes âgées Ancien Vice-Président et Président de la Confédération Européenne des Syndicats (de 1973 à 1985) Ancien Secrétaire Général de la FGTB (de 1968 à 1982) Ancien Président de la Centrale Générale des Services Publics
Post Scriptum : Pendant ce mois d’août, nous avons – avec Marie-Paule – décortiqué la Constitution Européenne pour mettre en évidence les articles qui ont été repris intégralement des traités existants et les nouveaux articles. Nous avons aussi relevé tous les passages qui exigent l’unanimité. C’est un document de 60 pages qui permet une première lecture rapide de la Constitution européenne (800 pages) que je vous enverrai par e-mail sur demande.

jeudi 7 avril 2005

Appel de communistes d'Europe en faveur du NON au projet de Consitution capitaliste européenne !

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html





Appel de communistes d'Europe en faveur du NON au projet de Consitution capitaliste européenne !


----- Original Message -----
From: jean-pierre.page
Sent: Thursday, April 07, 2005 10:05 PM
Subject: [forumrougesvifs] Tr: Les 3 textes
Chers camarades,
Vous trouverez ci dessous le texte d'un APPel de communistes d'Europe en faveur du NON au projet constitutionnel!
Nous souhaitons votre signature et votre soutien en diffusant celui-ci,
amitiés, JPPage
>
TEXTES:

LES 13 RAISONS
DES COMMUNISTES ET D'AUTRES REVOLUTIONAIRES
POUR DIRE NON A LA CONSTITUTION DE L' UE



Les communistes signataires du texte ci-dessous, sommes originaires de pays divers et appartenons à des organisations différentes; cependant, nous sommes d'accord pour dire NON au texte proposé comme Constitution de l'UE .

Sans entrer dans une analyse détaillée du Traité qui précise le contenu de la Constitution de l'UE, nous tenons à résumer les raisons de notre NON au texte proposé.


1) Il consolide un Etat supra-national qui diminue la souveraineté des Etats membres, en donnant la priorité à l'économie de marché comme loi fondamentale.
2) Il renforce le caractère impérialiste de l'UE en créant une Agence Européenne de l'Armement, en conseillant une augmentation des dépenses militaires et en acceptant la philosophie des guerres préventives et la relation des Etats membres avec l'OTAN.
3) Il s'agit d'un texte anti démocratique en raison de la manière dont il a été élaboré et approuvé.
4) Il traite les personnes plus mal que les marchandises: tandis que ces dernières peuvent être déplacées sans entraves, les personnes sont discriminées en fonction de leur lieu d'origine.
5) Il divise les travailleurs en refusant le droit à l'égalité en matière de droit du travail et de droit social, et conserve la priorité de la législation de chaque Etat membre sur la législation générale.
6) Il légalise le lock-out, alors qu'il rend très difficile la coordination des luttes ouvrières.
7) Il facilite la perte de postes de travail et l'augmentation du chômage en donnant toutes les facilités aux grandes entreprises pour exporter leurs bénéfices, falsifier leurs pertes et vendre leurs propriétés, au lieu de les donner à leurs salariés avant toute fermeture.
8) Il relègue le respect de l'environnement à une seconde place, en donnant toute la priorité au concept de compétitivité, et en renforçant le contrôle des lois économiques par les entreprises multinationales.
9) Il favorise la privatisasion des services de santé, de l'enseignement, la culture, les transports, les communications et autres services, en donnant la priorité à la liberté de marché au lieu de la satisfaction correcte et gratuite de ces besoins.
10) Il consolide la discrimination des femmes car il ne propose aucune mesure réelle susceptible d'éliminer l'inégalité entre les genres qui se manifeste dans presque tous les aspects de la vie.
11) Il refuse le droit d'autodétermination des peuples.
12) Il dessine une politique agricole et de pêche soumise aux grandes multinacionales agroalimentaires qui continuera à provoquer la ruine des petits agriculteurs et pêcheurs.
13) Il intensifie le rôle répresseur des polices et des armées en consolidant la possibilité d'intervention de celles-ci en cas de "subversion des institutions démocratiques" dans un Etat membre.

Europe, avril 2005

__________________________

13 RAZONES
DE LOS COMUNISTAS Y OTROS REVOLUCIONARIOS
PARA DECIR NO A LA CONSTITUCIÓN DE LA UE

Los comunistas que firmamos este texto, procedentes de países y organizaciones diversas, coincidimos en decir NO al texto propuesto como Constitución de la UE.

Sin entrar en un análisis detallado del Tratado que concreta la Constitución de la UE, queremos resumir las razones de nuestro NO al texto propuesto:

1) Consolida un súper estado que quita soberanía a los estados miembros priorizando la economía de mercado como ley fundamental.
2) Refuerza el carácter imperialista de la UE al crear una Agencia Europea de Armamento, al recomendar un incremento de los gastos militares, junto a la aceptación de la filosofía de las guerras preventivas y la vinculación a la OTAN de los estados miembros.
3) Es un texto antidemocrático por la forma en que ha sido elaborado y aprobado.
4) Trata a las personas peor que a las mercancías: mientras éstas pueden ser movidas sin ninguna cortapisa, las personas son discriminadas en función de su origen.
5) Divide a los trabajadores al negar el derecho a la igualdad de trato laboral y social, manteniendo la prioridad de la legislación de cada estado miembro sobre la legislación general.
6) Legaliza el cierre patronal, mientras dificulta la coordinación de las luchas obreras.
7) Facilita la pérdida de puestos de trabajo y el incremento del paro al dar todas las facilidades a las grandes empresas a exportar sus beneficios, a falsear sus pérdidas y a vender sus propiedades, en lugar de entregarlas a sus asalariados antes de cualquier cierre.
8) Deja a un segundo nivel el respeto del medio ambiente al dar total prioridad al concepto de competitividad, reforzando el control de las leyes económicas por parte de las empresas multinacionales.
9) Potencia la privatización de la sanidad, la enseñanza, la cultura, el ocio, los transportes, las comunicaciones y todos los servicios, en los que establece como prioridad la libertad de mercado en lugar de la correcta y gratuita satisfacción de las necesidades humanas.
10) Sigue la discriminación de las mujeres al no situar ninguna medida real que pueda permitir acabar con la desigualdad de género que hoy impera en casi todas las facetas de la vida.
11) Niega el derecho de autodeterminación de los pueblos.
12) Diseña una política agraria, ganadera y pesquera única sometida a las grandes multinacionales europeas agroalimentarias que seguirá provocando la ruina de los pequeños agricultores, ganaderos y pescadores.
13) Incrementa el papel represor de las policías y los ejércitos al consolidar su intervención en otros estados si se subvierten las “instituciones democráticas”.

Europa, abril de 2.005

_______________________________________________


13 REASONS
FOR THE COMMUNISTS AND OTHER REVOLUTIONARYS
TO SAY NO TO THE EUROPEAN CONSTITUTION.

The communists signing below, from different countries and organizations, coincide in saying NO to the proposed EU Constitution text.

Without engagin in a close analysis of the Treaty that fixes the EU Constitution, we shall summarize our reasons to REFUSE that text:

1) It consolidates a super-state that dimishes the sovereignty of its member states, emphasizing the role of the market economy as its fundamental law.
2) It reinforces the EU's imperialist nature by means of the creation of a European Agency for Armaments, by recommending an increase in military expenses, by the acceptance of the preventive war philosophy and of its members' vinculation to the NATO.
3) It is an antidemocratic text because the form it has been written and approved.
4) It treats people worse than merchandise, as the latter can be moved around without restrictions, whereas the former are discriminated against according to their origin.
5) It divides the workers by denying the right to equal treatment in social and labour matters, keeping the priority of each member state's legislation over the general one.
6) It legalizes lockout practices while hindering the coordination of labour strivings.
7) It facilitates the loss of jobs and consequently the increase in unemployment as it gives big companies all the advantages to export their benefits, to fake their losses and to sell their properties instead of handing them to their employees in the event of a closure.
8) It puts aside the protection of the environment, as it gives total priority to competivity, reinforcing the control of multinational companies over economic laws.
9) It encourages the privatization of health and education systems, of culture, leisure activities, means of transport, communications and all kinds of services, in which it establishes freedom of market as a priority, instead of the satisfaction of human needs in a free and correct way.
10) It continues women's discrimination, as it does not enforce any real measure that may put an end to the gender inequalities that predominate in every single aspect of society.
11) It denies peoples' right to self-determination.
12) It designs a single agricultural and fishing policy subdued to the interests of big multinational food companies that will continue to provoke the ruin among independent farmers, cattle raisers and fishers.
13) It increases the repressive role of police and army forces by legitimating their intervention if "democratic institutions" are subverted.


Europe, April 2005

—————————————————————————————————————
Ce message vous a été envoyé via le forum du site des communistes rouges-vifs de Paris http://www.rougesvifs.orgSon contenu n'engage que son auteur.En utilisant la fonction "répondre", vous écrivez au forum. Pour répondre à l'auteur du message seulement, utilisez son adresse.Pour poster un message, utilisez l'adresse forum@rougesvifs.org.Pour vous inscrire sur la liste, écrivez à inscription@rougesvifs.org.
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :http://fr.groups.yahoo.com/group/rougesvifs/

mercredi 23 mars 2005

Anciens résistants, anciens déportés pour le NON à la Contitution capitaliste européenne ...

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html


Anciens résistants, anciens déportés pour le NON à la Contitution capitaliste européenne ...


----- Original Message -----
From: emile.torner
Sent: Wednesday, March 23, 2005 3:06 PM
Subject: [forumrougesvifs] Anciens résistants, anciens déportés pour le NON

Référendum sur le projet de « traité constitutionnel » européen,

Nous appelons à voter NON
déclaration d’anciens résistants et déportés

Anciens résistants, anciens déportés, nous n’admettons pas que le 60ème anniversaire de la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie et de la libération des camps de la mort soit instrumentalisé pour promouvoir le projet de « Constitution » européenne soumis à référendum.
Nous incitons chacune et chacun à prendre connaissance et conscience par soi-même du contenu et de la portée de ce texte.
Pour notre part, nous considérons que le projet de « constitution » européenne va à l’encontre des idéaux de la Résistance qui continuent d’animer notre engagement.
En effet ce texte, tout dédié aux marchés pour les puissances d’argent, programme la destruction du socle même des conquêtes démocratiques et sociales de la Libération, issues du Programme du Conseil national de la Résistance.
Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts, pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple. Nous refusons aujourd’hui que ces libertés fondamentales soient bradées, sous couvert d’Europe, aux « grandes féodalités économiques et financières », maintenant multinationales, que dénonçait le CNR.
Nous nous sommes battus pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples. Rien n’est plus contraire à cet idéal que le primat universel attribué au principe de « concurrence », de tous contre tous, sous le règne du marché, par le projet de « constitution » européenne.
Epris de paix au plus profond de nous-mêmes, mobilisés depuis 1945 contre toutes les guerres de domination, nous rejetons ces « contre-valeurs » porteuses de l’injustice sociale et de l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme et de la guerre. Nous dénonçons l’avènement d’un bloc militaire européen intégré et la hausse des dépenses d’armement explicitement inscrits dans le texte.
Pour toutes ces raisons, fidèles à notre engagement, nous nous associons à l’appel à voter NON au référendum émanant de militants syndicalistes, politiques, associatifs… ci-dessous.
Référendum sur le projet de « Constitution » européenne: nous appelons à voter NON
¨ parce que nous refusons la soumission du peuple français et des peuples d’Europe à la dictature des technocrates de l’Union européenne au service de l’ordre capitaliste.
¨ parce que nous voulons sanctionner les politiques de régression sociale et économique menées en France au service du MEDEF et des marchés financiers au nom de Maastricht et des traités européens que le projet de « constitution » européenne veut pérenniser.
¨ parce que nous refusons de voir sacrifier sur l’autel de l’Eurodémolition de Maastricht les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple , l’héritage des luttes en France, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front Populaire, du programme du Conseil national de la Résistance, de 1968, l’égalité républicaine, la laïcité.
¨ parce que nous refusons que la France s’intègre dans un bloc européen militarisé et aligné sur l’OTAN, ce qui est à l’opposé d’œuvrer pour la paix.
¨ parce que nous voulons préserver le droit de notre peuple à disposer de lui-même, à pouvoir encore à l’avenir dire NON!
¨ parce que nous voulons le développement d’échanges et de coopérations entre peuples souverains mutuellement avantageuses pour les travailleurs de chaque pays d’Europe (comme de tous les continents).
Les premiers signataires: Georges ABBACHI, ancien interné résistant, Georges ANGELI, déporté résistant, Buchenwald 14824, Simone BENHAMU, déportée politique, Lucien CHAPELAIN, déporté Buchenwald 20186, COTHIAS DU MEIX Josette, déportée résistante, chevalier de la Légion d’honneur, Béqui COVOIDIS, déportée politique, Jacques DAMIANI, lieutenant FTPF, Dachau 77710, Président d’une association d’anciens déportés résistants du Val de Marne, André DAUDONNET, résistant, agent de liaison entre Paris et Lyon sous la directive de Jacques Duclos, Rémi DUPONT, résistant, Jeunesse française libre, Jacqueline DURAND, veuve de Pierre DURAND, Buchenwald 49749, Léo FIGUERES, combattant volontaire de la Résistance, ancien maire de Malakoff, Jacqueline FOURRE, internée-résistante, évadée, agent de liaison FNL/FTPF/Rol-tanguy/CNRL Auguste Gillot, carte du combattant, crois de guerre, Légion d’honneur, Georges FRISCHMANN, résistant, ancien député au Parlement européen, Suzanne GATELLIER, déportée résistante, Jean GAUTIER, déporté résistant, Sachsenhausen—Langenstein, Robert GELLY, cheminot résistant (janv 43—janv 44), puis maquis régional Cévennes (janv 44– sept 44), HUARD Raymond, déporté résistant, chevalier de la Légiron d’honneur, Yvon JOUY, FFI 40/44 Marne, Odette LAURAIN, Croix du combattant, Croix de Combattant volontaire de la Résistance, LEROUX Eugène, déporté politique, Oranienburg-Sachsenhausen, chevalier de l’ordre du mérite, palmes académiques, MERCIER Pierre, clandestin dès juillet 39, section des cadres du Comité central du PCF, Médaille militaire, Croix de guerre, Médaille de la Résistance, Georges MEURIOT, interné Santé-Fresnes-Poissy-Clairvaux-Melun-Châlons sur Marne, déporté Buchenwald, 49978, André MORONI, responsable à Paris sous l’occupation de la jeunesse communiste et des Forces vives de la jeunesse patriotique, Eva PIERONI, déportée politique, André PIPARD, Résistant (Front National-Loire Inférieure), André PRENANT, ancien militant du Front national étudiant depuis 1942, FTPF depuis juillet 1943, lieutenant FTP-FFI pendant l’insurrection de Paris, chef du groupe de reconnaissance régimentaire de la brigade Fabien, Madeleine RABITCHOV, déportée-résistante, Auschwitz Ravensbrück, Gérard SCHMITZ, résistant FTPF, Lucienne ROLLAND, déportée résistante, officier de la Légion d’honneur, André SERRES, FTPF, Brigade Fabien (groupe de garde), Croix de guerre, croix du combattant volontaire, médaille militaire, Emile TORNER, déporté résistant, maquis FFI du Cher, « Compagnie Surcouf », Buchenwald 81 655, Président d’une association d’anciens déportés résistants de Paris, Camille TREBOSC, déporté résistant, Buchenwald 51372
Contact : Emile TORNER, 365 rue de Vaugirard, 75015 PARIS, 01 48 56 16 66 , 06 10 85 25 10, emile.torner@laposte.net


Accédez au courrier électronique de La Poste : www.laposte.net ;
3615 LAPOSTENET (0,34 /mn) ; tél : 08 92 68 13 50 (0,34/mn)
Accédez au courrier électronique de La Poste : www.laposte.net ;
3615 LAPOSTENET (0,34 /mn) ; tél : 08 92 68 13 50 (0,34/mn)—————————————————————————————————————Ce message vous a été envoyé via le forum du site des communistes rouges-vifs de Paris http://www.rougesvifs.orgSon contenu n'engage que son auteur.En utilisant la fonction "répondre", vous écrivez au forum. Pour répondre à l'auteur du message seulement, utilisez son adresse.Pour poster un message, utilisez l'adresse forum@rougesvifs.org.Pour vous inscrire sur la liste, écrivez à inscription@rougesvifs.org.
Liens Yahoo! Groupes
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :http://fr.groups.yahoo.com/group/rougesvifs/

lundi 21 février 2005

Elections en Espagne: tu parles ! Datos definitivos

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html




ESPAGNE : vraiment pas de quoi crier "victoire" chez les tenants de l' Euro-dictature capitaliste, même si la social-démocratie espagnole clame son autosatisfaction:

76,73% des seulement 42,32% des électeurs qui sont allé voter ont opté pour le oui.

J' ajouterai personnellement que je suis persuadé que 9 électeurs sur 10 n' ont certainement pas lu le texte dans son entier.
Une comédie de plus.

Ailleurs, dans 20 États sur 25, ce sont les parlementaires qui décideront tout simplement à notre place, sans même nous demander notre avis... De plus en plus la fameuse "démocratie" capitaliste a le cou tordu ...


RoRo





----- Original Message -----
From: jean-pierre.page
Sent: Monday, February 21, 2005 1:11 AM
Subject: [forumrougesvifs] Tr: *** SPAM *** Datos definitivos
Elections en Espagne.......JPPage
> Message du 21/02/05 00:00> De : "Quim Boix" Datos definitivos> >
>
100% Escrutado> >
Total votantes:
14.204.663
42,32%
Abstención:
19.359.017
57,68%
Votos válidos:
14.081.966
99,14%
Votos nulos:
122.697
0,86%
Votos válidos
Si:
10.804.464
76,73%
No:
2.428.409
17,24%
En blanco:
849.093
6,03%>

dimanche 20 février 2005

: les 33 raisons de voter oui au référendum sur la Constitution capitaliste européenne ...

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



----- Original Message -----
From: Combat
Subject: [forumrougesvifs] TR: les 33 raisons de voter oui au référendum sur la Constitution capitaliste européenne ...

De : Maxime Vivas [mailto:vivas.maxime@wanadoo.fr] Envoyé : dimanche 20 février 2005 23:19
Objet : les 33 raisons de voter oui au référendum

Constitution Européenne :
Les 33 raisons de voter OUI !

Vous voulez :
- que les capitaux et les marchandises aient autant sinon plus de liberté que les humains ? (art. I-2) Alors votez oui !
- que la liberté du travail soit une valeur de l'Europe mais pas le droit au travail, ni le droit du travail ? (art. II-75) Alors votez oui !
- que la création d'un marché libre soit un objectif de l'Europe mais pas le plein emploi sauf s'il ne « fausse « pas la concurrence ? Alors votez oui !
- que la première chose à sauver en cas de crise sociale ou de guerre, ce soit « le fonctionnement du marché » ? (art.III-131) Alors votez oui !
- que la banque centrale européenne, hors de tout contrôle, fasse crédit aux spéculateurs mais pas aux Etats qui voudraient relancer l'emploi ? (art. III-181) Alors votez oui
- que l'euro serve à protéger les avoirs financiers ? (art.I-53 et I-5) Alors votez oui !
- qu'un pays en récession soit pénalisé une deuxième fois par une sanction financière imposée par ceux qui sont plus forts ? (art.IIII-184) Alors votez oui !
- que le moins disant fiscal se généralise dans toute l'Europe, car il faut baisser les allocations chômage et les impôts des riches ? (art.III-171) Alors votez oui !
- que le Président de la République se fasse le champion de la taxation de la spéculation pour aider les pauvres quand il va à New York et à Davos, mais qu'il l'oublie quand il revient en Europe ? Alors votez oui !
- que le Président de la République soit écologiste dans les grands sommets de l'ONU et productiviste quand il visite les campagnes ou inaugure les autoroutes pour les camions ? Alors votez oui !
- que les droits sociaux soient abandonnés à la « nécessité de maintenir la compétitivité » ? (art. III-209) Alors votez oui !
- que la « liberté de chercher un emploi » soit reconnue même si l'emploi n'existe pas ou est supprimé ? (art. II-75-2) Alors votez oui !
- que le droit de grève soit enfin reconnu pour les.... « employeurs » ? (art. II -88) Alors votez oui !
- que la durée maximale du travail passe de 48 par semaine à 65h ? (directive temps de travail) Alors votez oui !
- que toute harmonisation des rémunérations, du droit d'association, du droit de grève, soit exclue ? (art . III-210) Alors votez oui !
- qu'une entreprise de services ne soit soumise qu'à la législation de son pays d'origine en matière de droit du travail, de normes environnementales ou de protection des consommateurs ? (directive BOLKESTEIN [1]) Alors votez oui !
- que la Constitution ne comporte pas une seule fois les mots »services publics » Alors votez oui !
- que tous les services soient concernés par la mise en concurrence et la libéralisation ? (art. III-145) Alors votez oui !
- que l'éducation, la santé et les services liés à l'environnement soient les prochaines cibles de la privatisation ? (accords AGCS(1)) Alors votez oui !
- que les transports, les télécommunications et l'énergie soient libéralisés ? (art. III 246 et III-256) Alors votez oui !
- que la moitié des bureaux de poste soient fermés ? (art. III-148) Alors votez oui !
- que toute aide aux services qui subsisteraient encore soit interdite ? (art. III-167) Alors votez oui !
- que la Constitution soit une photocopie de l'AGCS qui prévoit de tout libéraliser « notamment l'éducation, la santé et les services liés à l'environnement » (dixit la Banque mondiale) ? (art. III-145 à III-147 et III-166 et III-167) Alors votez oui
- qu'une Constitution détermine les politiques à suivre ? (titre III en entier) Alors votez oui !
- que ces politiques soient exclusivement et définitivement libérales ? (art. III-177) Alors votez oui !
- qu'en guise de démocratie participative, les citoyens ne puissent qu' « inviter » la Commission européenne à faire des propositions pour « faire appliquer la constitution » ? (art. I-47,4) Alors votez oui !
- que toute révision de la constitution soit soumise à la règle de l'unanimité ? (art.IV-443) Alors votez oui !
- que le principe de la laïcité soit absent de la Constitution ? (art.I-51) Alors votez oui ! - que la séparation des églises et des Etats soit remplacée par la possibilité d'exprimer ses convictions religieuses publiquement ? (art.- II-10) Alors votez oui !
- que la défense de l'Europe et ses interventions extérieures soient inféodées à l'OTAN ? (art.I-41) Alors votez oui !
- que l'égalité entre les femmes et les hommes soit une valeur commune aux Etats membres renvoyant à une loi future devant être adoptée à l'unanimité entre des Etats dont certains rendent illégal l'avortement ? (art.III-124) Alors votez oui !
- que le droit de se marier et de créer une famille soit reconnu mais pas celui de divorcer ? (art.II-69) Alors votez oui !
- que le droit de vote et de circulation soit limités aux seuls citoyens de l'Union et que cette citoyenneté exclut de fait les résidents des Etats tiers ? (art. I-10, II-72 et II-99 et II-100) Alors votez oui !

Vous avez aimé la réforme des retraites ?
Vous avez donc du adorer celle de l'assurance-maladie.
Vous devriez vous pâmer devant la Constitution libérale !
___________________________________
Faire circuler SVP
(1) Accord général du commerce et des services.—————————————————————————————————————Ce message vous a été envoyé via le forum du site des communistes rouges-vifs de Paris http://www.rougesvifs.org
Son contenu n'engage que son auteur.
En utilisant la fonction "répondre", vous écrivez au forum.
Pour répondre à l'auteur du message seulement, utilisez son adresse.
Pour poster un message, utilisez l'adresse forum@rougesvifs.org.
Pour vous inscrire sur la liste, écrivez à inscription@rougesvifs.org.
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/rougesvifs/

samedi 12 février 2005

L' Allemagne des années '30: Les Juifs, les tsiganes, les handicapés et les communistes d' abord, les autres après ...

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html

L' Allemagne des années '30: Les Juifs, les tsiganes, les handicapés et les communistes d' abord, les autres après ...

Le McCarthysme anti-communiste et anti-soviétique renaît et s' installe désormais de plus en plus dans l' Euro-dictature capitaliste. Gare !
RoRo


--- Original Message -----



From: Réseau Voltaire
To: redaction@reseauvoltaire.net
Sent: Saturday, February 12, 2005 5:51 PM
Subject: [Réseau Voltaire] Les principaux titres de la semaine du 7 au 13 février 2005

Les principaux titres de la semaine du 7 au 13 février 2005
Assemblée générale du Réseau Voltaire, le 26 février 2005
FLAGRANT DÉLIT
La Commission européenne propose l'interdiction des symboles communistes

Le Conseil européen examinera, le 24 février 2005, une proposition du commissaire Franco Frattini visant à interdire l'usage de la swastika et des symboles nazis dans l'ensemble de l'Union européenne. Il s'agirait du premier texte européen d'harmonisation pénale des limites légales de la liberté d'expression. S'engouffrant dans cette brèche, l'ancien président de Lituanie, Vytautas Landsbergis, et le député hongrois Joszef Szajer, ont saisi le commissaire pour qu'il amende sa proposition et ajoute la prohibition de la faucille et du marteau. Les deux parlementaires européens, rejoints depuis par de nombreux autres députés d'Europe de l'Est, entendent assimiler nazisme, stalinisme et communisme. Dans leur conférence de presse du 3 février, largement relayée par Voice of America, il ont affirmé que la Seconde Guerre mondiale était le fruit du Pacte germano-soviétique, et que les États-Unis avaient à la fois vaincu le nazisme et le communisme. Dans une lettre publiée la par le Corriere della Sera, M. Frattini se prononce pour cette double interdiction.

jeudi 13 janvier 2005

La bête fasciste n'est pas morte

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Thursday, January 13, 2005 12:15 AM
Subject: [ForumCommuniste] La bête n'est pas morte ...
A contre courant ...
( Al Faraby )

La bête n'est pas morte ...
( Jeudi, 13 janvier 2005 )

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a estimé dans un entretien à l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol que "l'occupation allemande (en France) n'a pas été particulièrement inhumaine" et qu'"il y aurait beaucoup à dire" sur le massacre d'Oradour-sur-Glane.

Les propos tenus par Jean-Marie Le Pen montrent combien nous devons rester vigilants à la résurgence de la pensée immonde et que finalement la bête n'est pas morte.

En France comme ailleurs, dans d'autres contrées et sous d'autres cieux, elle végète le même poison.

Elle tue encore et toujours.

L'indignation ne doit pas être sélective. La vigilance doit être totale.

C'est la raison pour laquelle nous avons choisi de ne pas nous taire et d'élever la voix pour crier haut et fort : "Assez"

En France ou ailleurs, aujourd'hui ou demain, peu importe le lieu ou le moment, il ne faut jamais céder.

La bête est prête à resurgir en tout lieu, à tout instant, pour commettre ses crimes. Elle peut prendre toutes les formes possibles, même les plus inimaginables ou inattendues. Elle est en mesure de s'adapter à toutes les circonstances. Même des victimes d'hier sont aujourd'hui capables de s'en accommoder pour irriguer le sang noir dans les veines de l'Humanité. C'est en cela que la cause de ceux qui résistent de nos jours contre l'absurde est universelle.

Inclinons-nous en mémoire des enfants d'Oradour-sur-Glane.

Inclinons-nous devant ces enfants aux mains nues qui lancent des pierres sur des soldats qui démolissent leurs maisons et détruisent leurs villages... qui les écrasent de leurs puissants chars tels de vulgaires vers de terre !

Lire : http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=1854

www.aloufok.net

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "Liste dédiée à l'Intifada ... S'inscrire en envoyant un message à : assawra-subscribe@yahoogroupes.fr

Pour vous abonner à ce groupe, envoyez un email à :ForumCommuniste-subscribe@yahoogroups.comVisitez le site de ForumCommunistehttp://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :http://fr.groups.yahoo.com/group/ForumCommuniste/

Toujours du nouveau sur :
http://romainroger.blogspot.com/
http://antiotan.blogspot.com/
http://lameriquelibre.blogspot.com/
http://cubasocialiste.blogspot.com/
(et Amérique latine)http://eurodictature.blogspot.com/
http://irakoccupe.blogspot.com/
http://occupationpalestine.blogspot.com/
http://lapresselibre.blogspot.com/
Pour rappel, mes listes sont ouvertes à toutes les organisations et camarades se réclamant dela mouvance marxiste-léniniste, pacifiste, antiraciste et antifasciste, à tous ceux qui luttent contre l'impérialisme, le colonialisme, l' Euro-dictature et l'exploitation capitalistes. Bienvenue !roger.romain@skynet.be

dimanche 2 janvier 2005

BELGIQUE : la campagne de Médecine pour le Peuple contre le prix des médicaments bat son plein .... et obtient des résultats.

http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html



BELGIQUE : la campagne de Médecine pour le Peuple contre le prix des médicaments bat son plein .... et obtient des résultats.



----- Original Message -----
From: Jos Hennes
Subject: Communiqué de presse de Dirk Van Duppen: A propos des plans du ministre Demotte concernant les mesures d'adjudication publique des médicament
Communiqué de presse de Dirk Van Duppen
(Veuillez forwarder ce message au journaliste impliqué. Merci beaucoup)

A propos des plans du ministre Demotte concernant les mesures d'adjudication publique des médicaments

Messages essentiels

1. C’est une première victoire que de lancer tout un mouvement chez les patients de la base et à un échelon au-dessus, parmi les organisations syndicales (LBC non-marchand) et socioculturelles (KWB), les médecins et les professeurs, qui ont soutenu ensemble les exigences formulées dans l’ouvrage “ La guerre du cholestérol. Pourquoi les médicaments sont si chers ”.
2. C’est une confirmation de ce qui figure dans le livre : l’essence du modèle Kiwi est totalement applicable, juridiquement parlant, dans le cadre de la législation européenne.
3. L’adjudication publique peut être appliquée par étapes pour les médicaments qui sont hors brevet et pour lesquels, d’un point de vue scientifique, il existe un important besoin : d’abord, le paracétamol, le réducteur de cholestérol simvastatine et, ensuite, d’autres sous-classes de médicaments pouvant couvrir jusque 80% des besoins. Cela ne signifie nullement une réduction de la qualité, au contraire : cela stimule une attitude de prescription plus rationnelle et décourage le marketing excessif.
4. L’association de la “ prescription du principe actif ” (PPA) à l’adjudication publique et la distribution en emballages pour clinique en pharmacie même donne la possibilité au médecin de prescrire à la mesure du patient et de sa maladie, et cela résout le problème des armoires à médicaments débordant de boîtes encore à moitié remplies d’onéreux médicaments non utilisés ou en voie de péremption.
5. Tout ceci n’a RIEN à voir avec la liberté de choix thérapeutique, car le choix doit être effectué d’abord entre des médicaments absolument identiques, portant des noms de marque différents, mais surtout présentant d’énormes différences de prix. Par conséquent, l’argument de la “ liberté de choix thérapeutique ” ne peut plus servir que d’alibi pour une liberté de pillage de l’assurance maladie.
6. Ce que rapporteront ces économies ne doit pas retourner vers les marges bénéficiaires extraordinaires de l’industrie pharmaceutique. Elles doivent aller prioritairement à la rencontre des besoins urgents sur le plan de la santé publique :
o Tout d’abord, aux 25.000 emplois nécessaires et à de meilleurs traitements dans le secteur des soins de santé.
o A un meilleur remboursement des médicaments indispensables. Aujourd’hui, déjà, un tiers des familles sont aux prises avec des difficultés de paiement de leurs médicaments.
o A un renforcement de la médecine de première ligne et généraliste.
o Du fait que le marketing excessif sera désormais muselé, cela dégagera un espace libre pour la stimulation d’une prescription des médicaments plus responsable sur le plan scientifique.

Argumentation

* Je suis heureux que l’idée de l’adjudication publique dans la politique des médicaments ait été si rapidement reprise dans des mesures législatives. Ce n’est pas seulement le résultat de mon livre “ La guerre du cholestérol. Pourquoi les médicaments sont si chers ”, mais également du soutien de plus de 30.000 signatures que Médecine pour le Peuple a rassemblées sous sa pétition, de plus de 40.000 signatures du syndicat LBC non-marchand, des 20.000 cartes de vœux reprenant les revendications de la pétition et que le KWB adresse au ministre en guise de campagne de fin d’année, et des témoignages de soutien, enfin, que nous ont apportés les deux grandes mutualités, les syndicats et quelques parlementaires du CD&V (comme Luc Goutry et Greta Dhondt) et du VLD (comme Jacques Germeaux e.a.) et, pour terminer, également de quelques hommes politiques : le président du SP.a, Steve Stevaert, le président du CD&V, Jo Van Deurzen, et le président du VLD, Bart Somers.
* La bureau d’avocats qui a reçu du ministre Demotte la mission d’étudier la faisabilité juridique de cette proposition dans le contexte européen, confirme ce qui figure dans mon ouvrage. La fixation du prix et le remboursement sont toujours aujourd’hui des compétences nationales. Ce qui est possible pour les vaccins de “ Kind en Gezin ” (L’enfant et la famille) ou pour les achats de médicaments pour les pharmacies de l’Armée belge est juridiquement possible aussi pour l’achat de médicaments par l’assurance maladie belge.
* Il importe que les adjudications publiques soient bâties sur des fondations solides sur le plan juridique. L’industrie pharmaceutique dispose d’armées d’avocats prêts à tout mettre en œuvre pour les torpiller.
* Il importe que l’on achète progressivement selon ce système la plupart des médicaments disponibles. Le système est très aisé à appliquer et il rapportera également de nombreux bénéfices pour les médicaments suivants, pour lesquels, d’un point de vue scientifique, il existe une importante demande ou besoin.
O Ceci est tout d’abord d’application pour le principal antalgique et antipyrétique, le paracétamol. Celui-ci existe sous 15 marques différentes sur le marché belge. Le prix de la marque la moins chère est de 11 euro-centimes pour un comprimé de 500 mg, la plus chère coûte 16 euro-centimes. Aux Pays-Bas, ce même comprimé de paracétamol, que l’on trouve dans des supermarchés comme “ Kruitvat ”, est de… 1,8 euro-centime !!! soit à peu près un dixième du prix chez nous. Si nous achetons le paracétamol auprès de l’ONG belge Orbipharma, afin de l’utiliser dans les pays du tiers monde, le prix d’un comprimé représente le septantième du prix payé en pharmacie. Qualitativement, le paracétamol est l’antalgique de premier choix pour les patients âgés souffrant de polyarthtorse. Ce sont les plus gros consommateurs de médicaments. Aujourd’hui, les médecins prescrivent plutôt des NSAID (Brufen, Voltaren, Feldene), et la situation est encore plus grave depuis deux ans environ que l’on prescrit surtout les NSAID cox-2 de type Vioxx, qui sont quatre fois plus chers et sans doute moins sûrs encore que les NSAID classiques. Il a été scientifiquement prouvé que l’effet calmant d’un NSAID ne diffère en rien, ou si peu, de celui du paracétamol. Mais, vu que les NSAID sont remboursés, et pas le paracétamol, il est moins onéreux pour le patient de prendre ces NSAID plutôt que le paracétamol. Via l’adjudication publique, le prix du paracétamol peut être facilement ramené à un vingtième de l’actuel prix public, ce qui permet très facilement son remboursement intégral sur ordonnance (remboursement de catégorie A). Résultat : C’est mieux pour le patient : même effet calmant, moins d’effets secondaires, et remboursé; c’est mieux pour l’assurance maladie : il ne coûte qu’une fraction du prix des NSAID et certainement de celui des coxibs (de type Vioxx). En Nouvelle-Zélande, c’est en 1997 qu’on a organisé la première adjudication publique autour du paracétamol. Une raison supplémentaire en faveur de ce choix, c’est que les patients acceptent aisément de prendre du “ paracétamol ” au lieu des produits de marque comme le Perdolan et le Dafalgan.
O C’est d’application en second lieu pour les statines. La simvastatine (nom de marque : Zocor) est, parmi les réducteurs de cholestérol le produit qui possède la meilleure assise scientifique. Déjà aujourd’hui, il y a sur ce produit la plus grosse distorsion de prix du marché belge ; pour 98 comprimés à 40 mg, la différence de prix entre le générique le meilleur marché (54 euros) et le produit de marque le plus cher (124 euros) est de 70 euros, soit 130% !!! Il existe huit produits sur le marché belge. Le chiffre d’affaires de la simvastatine doit tourner autour des 70 millions d’euros, dont la plus grosse part pour l’onéreux Zocor. Une bonne application de l’adjudication publique permettrait déjà d’économiser des dizaines de millions d’euros rien que pour ce seul médicament. Si, dans cette sous-classe, il pouvait encore y avoir un glissement des médicaments très chers, mais pas encore hors brevet (de type Lipitor ou Crestor) vers les simvastatines au moins équivalentes, cela pourrait rapporter, une fois encore, quelques dizaines de millions d’euros. Le budget de ces réducteurs de cholestérol qui, ces cinq dernières années, ont connu une croissance exponentielle, a été plafonné à 190 millions d’euros.
O Le même raisonnement peut s’appliquer aux réducteurs de l’acidité gastrique, tant de la sous-classe des antagonistes récepteurs H2 (de type ranitidine, marque Zantac) que des PPI (de type oméprazole, marque Losec). En Belgique, il y a neuf producteurs de ranitidine, à 19 euros pour le moins cher contre 39 euros pour le Zantac, soit 20 euros (ou 51%) de trop. Le prix de la ranitidine en adjudication publique en NouvelleZélande est de 5 euros. En 2003, dans notre pays, on a vendu pour 23 millions d’euros de ranitidine, dont 80% du très cher Zantac. Chez nous, il y a onze producteurs d’oméprazole, à 25 euros pour le moins cher et 53 euros pour le plus cher (Losec), soit 28 euros (ou 53%) de trop. En Nouvelle-Zélande, AstraZeneca vend son Losec à 17 euros. En 2003, on a vendu dans notre pays pour 170 millions d’euros en PPI, dont 73 millions d’euros pour l’oméprazole, dont plus de la moitié pour le très onéreux Losec et encore 20 millions d’euros pour le Nexiam, encore plus cher, un PPI qui contient le même principe actif que le Losec, mais qui est parvenu à obtenir une prolongation de brevet grâce à des chipotages. Ces chiffres montrent que dans cette classe de médicaments, on peut également épargner des dizaines de millions d’euros en appliquant cette mesure simple, et sans la moindre perte de qualité.
O Dans mon étude, l’aciclovir, un antiherpétique, présentait la plus grande distorsion de prix. Six producteurs, à 23 euros pour le moins cher, contre 102 euros pour le plus cher (Zovirax), soit 79 euros (ou 77%) de trop. Prix de l’aciclovir en Nouvelle-Zélande : 9 (neuf !) euros.
O Cette politique est possible pour les principaux antibiotiques (par exemple : l’amoxycilline, de marque Clamoxyl, actuellement mise sur le marché pour un dosage de 500 mg par 16 producteurs; la différence de prix entre le meilleur marché et le plus cher est de 100%), pour à peu près tous les anti-inflammatoires (seuls les sélectifs cox-2, comme le Vioxx, ne sont pas encore hors brevet, mais ils sont sans doute moins valables, scientifiquement parlant, voir l’histoire du Vioxx), pour l’écrasante majorité des hypotenseurs (également les plus innovateurs, tels les inhibiteurs d’ACE et les antagonistes calciques), pour les antidépresseurs SSRI. Bref, pour plus d’un tiers des médicaments et si on pratique la substitution par sous-classe, pour plus de 80% de la consommation de médicaments.
O Tout ceci n’a RIEN à voir avec la liberté de choix thérapeutique, car le choix doit avant tout s’opérer entre des médicaments absolument identiques de marques différentes, mais avec surtout d’énormes différences de prix. Donc, l’argument de la “ liberté de choix thérapeutique ” n’est une fois de plus qu’un alibi pour justifier une liberté de pillage de l’assurance maladie.
O Ceci ne signifie pas qu’il y aura la moindre diminution de la qualité, au contraire, cela stimule une attitude de prescription plus rationnelle et décourage le marketing excessif (la publicité, actuellement, représente déjà 30% du prix de fabrication d’un médicament).
O Les pouvoirs publics feraient mieux d’élargir leur quête d’offre de médicaments en dehors de la Belgique et même du marché européen. Les grands producteurs de médicaments génériques se trouvent dans des pays comme l’Inde. Les vendeurs de médicaments génériques présents en Belgique ou en Europe, tant les grosses firmes pharmaceutiques (comme Sandoz, de Novartis) que les plus modestes acteurs achètent en effet leurs produits, eux aussi, chez ces producteurs. Il s’agit en général de produits identiquement les mêmes, fabriqués avec les mêmes matières premières, avec les mêmes machines et par les mêmes travailleurs. L’incorporation de firmes intermédiaires n’a aucun sens, au contraire. Cela coûte à l’assurance maladie, cela n’a rien à voir avec l’emploi et cela ne rapporte qu’aux chiffres d’affaires de ces vendeurs intermédiaires.
* Selon la législation européenne, les pouvoirs publics ne peuvent, pour l’instant, du moins, refuser sur le marché les médicaments qui ne sortent pas d’une adjudication publique. Mais ils peuvent néanmoins décider avec bon sens de rembourser ou pas ces produits. Nous préconisons de ne plus prendre ces autres produits en ligne de compte pour le remboursement. Il est ambigu de les reprendre, par exemple, en catégorie C (remboursement à 50%). Dans ce cas, l’assurance maladie rembourse encore trop. Dans ce cas, les médecins qui subissent de fortes pressions de la part du marketing vont quand même prescrire ces médicaments onéreux. Et on ne peut attendre du patient que, sur ce plan, il aille prendre position contre l’avis de son médecin. Cela mettrait inutilement sous pression la relation entre le médecin et le patient. La mesure doit être associée à une limitation du marketing excessif des firmes pharmaceutiques.
* Il est facile d’associer le système d’achat par adjudication publique au système de la prescription du principe actif (PPA), dans lequel la livraison aux pharmacies peut se faire en conditionnements cliniques. Le médecin prescrit la dénomination scientifique du médicament, le pharmacien fournit en fonction de cette dénomination les comprimés de la marque qui a remporté l’adjudication publique. De la sorte, le médecin peut également mentionner sur la prescription le nombre de doses quotidiennes à la mesure du patient et de sa maladie. De la sorte, le pharmacien peut facilement livrer la quantité et le dosage adéquats. Et, de la sorte, nous évitons les armoires à pharmacie remplies de flacons de médicaments chers à moitié pleins et qui courent allègrement vers leur péremption. D’un seul coup, on résout un gigantesque gaspillage. Cette proposition a obtenu l’unanimité au Parlement flamand des Médecins et, de ce fait, elle a également un important retentissement chez les généralistes. Voir, à ce sujet, en néerlandais : “ Huisartsenvoorstel over VOS ” : <http://www.vhp.be/vhp/vmvos2.htm>
* Ce que rapporte ces économies ne doit pas retourner vers les marges bénéficiaires démesurées de l’industrie pharmaceutique. Elles doivent aller prioritairement aux besoins urgents sur le plan de la santé publique :
o Tout d’abord, aux 25.000 emplois nécessaires et à de meilleurs traitements dans le secteur des soins de santé.
o A un meilleur remboursement des médicaments indispensables. Aujourd’hui, déjà, un tiers des familles sont aux prises avec des difficultés de paiement de leurs médicaments.
o A un renforcement de la médecine de première ligne et généraliste. Avec de tels stimuli, les généralistes soutiendront plus facilement aussi ce système.
o Du fait que le marketing excessif sera désormais muselé, cela dégagera un espace libre pour la stimulation d’une prescription des médicaments plus responsable sur le plan scientifique.

Dr Dirk Van Duppen
St. Rochusstraat 57-59
2100 Deurne
Tél. : 03/320.85.20 (cabinet), 03/322.92.42 (domicile)
Fax : 03/482.01.03
GSM : 0473/56.21.06
e-mail: dirk.vanduppen@gvhv.be <mailto:dirk.vanduppen@gvhv.be>