jeudi 16 décembre 2010

25 En Urss

20 ans après, déjà oublié tous les mirages du capitalisme social et à visage humain.
On ne distribue plus les bananes et les saucisses de l' économie de marché ne poussent pas sur les arbres. Tout le monde, rouler en Mercédès n 'est déjà plus qu'un rêve ...
Tout va de mal en pis dans les pays "communistes" libérés" de la "sinistre" "dictature" "stalinienne"...
Et dans l' EURO-DICTATURE capitaliste occidentale cela ne va guerre mieux.
Les peuples, les travailleurs protestent partout et se mobilisent ...
RoRo
 

En URSS on vivait mieux

Juan Carlos Argüello
photo : englishrussia.com

La restauration du capitalisme a signifié une régression pour tous les pays d'Europe de l'est, tant sur le plan économique que sur le plan social. Un rapport des Nation Unies déclare : "Le passage d'une économie planifié à l'économie de marché a été accompagné de grands changements dans la répartition de la richesse nationale et du bien être. Les chiffres montrent que ce sont les changements les plus rapides jamais enregistrés. Ceci est dramatique et a entrainé un coût humain élevé."

Entre 1990 et 2002, le produit intérieur brut (PIB) par habitant des pays d'Europe de l'est a diminué de 10%, tandis qu'il a augmenté de 27% dans des pays de niveau comparable. Ceci représente une perte effective de presque 40%

Cette régression vaut pour tout les pays sauf la Pologne et la Slovénie. Aujourd'hui le PIB par habitant des anciens pays communistes d'Europe centrale et orientale est inférieur d'un quart à celui de l'Amérique latine. Pour les républiques de l'URSS, la situation est encore plus dramatique. Durant les années 1990 le PIB a baissé de 33%. L'Ukraine a eu une diminution de 48% entre 1993 et 1996, et la Russie de 47%.

Les actions de l'économie d'état ont été vendues à un prix ridiculement bas. Une grande partie du puissant appareil économique et industriel fut démantelé.

En quelques années la grande puissance industriel qu'était la Russie s'est convertie en un pays du tiers monde. Le PIB russe (144 ,millions d'habitants) est plus bas que celui des Pays Bas (16 millions d'habitants). L'Union Soviétique a régressée 100 ans en arrière.

Au moment de la Révolution Socialiste en 1917 le PIB par habitant atteignait 10% de celui des États-Unis. En 1989, malgré le fait que l'Union Soviétique sortit complètement épuisée et détruite en grande partie de la seconde guerre mondiale, le PIB par habitant atteignait 43% de celui des États-Unis. Aujourd'hui il est de moins de 7%

La situation sociale

Près de 150 millions d'habitants de l'ex URSS (c'est à dire le nombre d'habitants de la France, la Grande Bretagne, des Pays Bas et des états scandinaves réunis) furent réduit à la pauvreté au début des années 1990. Ils ont moins de 4 dollars par jour. Le nombre de pauvres qui vivent avec moins de un dollar par jour a été multiplié par vingt.

En Bulgarie, Roumanie, Kazakhstan, Ukraine, Kirghizistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Moldavie, le nombre de pauvres atteins 50% à 90% de la population.

Selon une étude récente de l'UNICEF, un enfant sur trois des anciens pays de l'est vit aujourd'hui dans la pauvreté. Un million et demi d'enfants vivent dans des orphelinats.

En Russie le nombre d'enfants abandonné a doublé, malgré la forte diminution des naissances. A Bucarest, capitale de la Roumanie, des centaine d'enfants vivent dans la rue, 100 000 enfants ont été abandonnés. Plus de 100 000 enfants de l'ancien bloc de l'est sont réduit à la prostitution. La protection de l'enfance a été démantelée.

Pour beaucoup de femmes, le passage au capitalisme est aussi une véritable catastrophe : "Un nombre croissant de femmes est victime de la violence. Beaucoup de femmes qui ont cherché désespérément un travail et une vie meilleure sont contrainte à la prostitution, organisée par des réseaux criminels." Chaque années près d'un demi million de femmes de la région sont littéralement exportées vers l'Europe occidentale.

Avant le passage au capitalisme, la région connaissait un bien être social garantit. Un rapport des Nation Unies dit : "Avant les années 1990, les équipements sociaux des pays d'Europe centrale et orientale et des pays de la CEI était notablement bons. Il y avait un haute sécurité sociale de base. L'emploi à temps plein était garantit à vie.

Même si le revenu monétaire était bas, il était stable et sur. Beaucoup de biens de consommation et de service basique était subventionné et l'approvisionnement était régulier. Il y avait suffisamment d'alimentation, d'habit et de logements. L'accès à l'éducation et à la santé était gratuit. La retraite était assurée et les personnes pouvaient profiter de beaucoup d'autres formes de protection sociales".

La rapport continue : "Aujourd'hui une éducation correcte, une vie saine et une alimentation suffisante ne sont pas assurées. Le taux de mortalité augmente, de nouvelles épidémie potentiellement destructives menacent et mettent la vie (et de la survie) dans un croissant et alarmant péril".

Conséquences : certains pays se dépeuplent dramatiquement. En Ukraine la population a diminuée de 1,2 million depuis 1991. En Russie entre 1922 et 1997 la population a diminuée de 5,7 millions malgré la venue de 3,7 millions d'immigrants des pays voisins. Ce qui veut dire qu'il y a 3500 russes de moins par jour. Les Nations Unies estiment que si la tendance se poursuit la population des anciens pays de l'est aura diminuée de 20% d'ici à 2050 : de 307 à 250 millions.

Que pensent les gens ?

La population oscille entre le déception, la résignation et la colère. Quelques exemples.

La Pologne sortit la plus indemne de la transition. Dans ce pays très catholique le communisme n'eut jamais la vie facile. Cependant aujourd'hui 44% des polonais jugeant que la période du bloc de l'est comme positive. 47% estiment que le socialisme est une bonne doctrine, "qui a été mal appliquée". 37% des polonais ont même une appréciation positive du parti communiste qui était au pouvoir de 1945 à 1989. 31% sont mécontent de cette période. Seul 41% trouvent que le capitalisme est un meilleur système.

76% des ossis estiment que le socialisme est "une bonne idée qui a été mal appliquée" et seul un tiers est satisfait avec la forme avec laquelle fonctionne la démocratie.

Selon une enquête de 1999 64% des roumains préféraient la vie sous Ceausescu.

En Russie Lénine est encore plus populaire. 67% des russes ont une opinion positive à son sujet. Seul 15% ont une opinion négative de Lénine.

Il y a une multitude d'insatisfaction et le potentiel révolutionnaire est grand. Les blessures du passé sont encore fraiches et la confusion idéologique est encore grande, mais il n'est pas exclu que dans un futur prochain le socialisme revienne mais cette fois "bien appliqué".

Depuis la restauration du capitalisme l'Europe de l'est ressemble de plus en plus à un pays du tiers monde.

Un dixième des habitants des anciens pays de l'est sont sous alimentés. En Russie un enfant sur sept souffre de sous alimentation chronique ?

Pour la première fois depuis 50 ans l'analphabétisme a réapparu.

La tuberculose est de nouveau presque aussi étendue que dans le tiers monde.

Le nombre de cas de syphilis était en 1998 quarante fois plus élevé qu'en 1990.

l'espérance de vie des russes de sexe masculin est passée de 63,8 à 57,7 ans entre 1992 et 194. En Ukraine elle a diminuée de 65,7 à 62,3 ans.

Depuis 1992 le nombre d'alcooliques a doublé en Russie

Pour 100 grossesses il y a 60 avortements en Russie. Conséquence : 6 millions de femmes sont stériles.

En Pologne le nombre de suicide à augmenté de 25%. dans certains pays de l'ex Union Soviétique ce nombre a doublé.

Le nombre de délits, en Bulgarie, est quatre fois plus élevé qu'en 1989, en Hongrie en République Tchèque il a triplé. En Pologne le nombre de morts augmenté de 60%, dans d'autres il a augmenté jusqu'à 250%.

Les Nations Unies estiment que le nombres de morts dans les ancien pays socialistes qui sont attribuables aux nouvelles maladie (facilement curable) et à la violence (guerre) est de 2 millions durant les 5 premières années du passage au capitalisme.

Source : En la URSS se vivía mejor

URL de cet article 12217
http://www.legrandsoir.info/En-URSS-on-vivait-mieux.html
 
 
 

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mardi 14 décembre 2010

5 Trois nelles sections dans les Asturies

Note de RoRo
Une très bonne nouvelle: si les communistes espagnols se réveillent, se réorganisent, pour repartir à l'offensive anti-capitaliste...
Il est grand temps, partout au sein de l' Euro-dictature qui vire de plus en plus à droite et au fascisme ...
Cette Espagne qui a si glorieusement combattu le franquisme au prix de tant de sacrifices ...
RoRo
 
 
 
 
From: nicolas
Sent: Tuesday, December 14, 2010 10:00 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: Trois nelles sections dans les Asturies
 
 


11 décembre 2010

Trois nouvelles sections du PC des Asturies,

dont celle de Gijon,

annoncent qu'elles présenteront

des candidatures communistes en 2011

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Parti communiste contre Izquierda Unida

La lutte des communistes Asturiens pour sortir du carcan Izquierda Unida qui les enserre depuis plus de 24 ans et reconquérir leur autonomie continue.

  Bien que l'Izquierda Unida Asturienne ait exclu les communistes asturiens (PCA) en 2007, les statuts du PCE et d'Izquierda Unida sont conçus de telle façon que des candidatures communistes autonomes, hors d'Izquierda Unida, sont anti-statutaires.

Comptant sur une disposition statutaire exceptionnelle ajoutée en 2004, les communistes Asturiens comptent bien briser le dernier tabou qui subsiste pour les communistes espagnols: se présenter en tant que communistes, hors d'Izquierda Unida, ce qui n'est pas arrivé depuis 1986.

Et ce sont les communistes Asturiens qui mènent cette bataille. La section de Langreo, la plus grosse des Asturies, avait déjà porté la revendication de candidatures communistes autonomes aux prochaines élections locales de 2011. Le « principe de candidatures communistes autonomes » avait été acté au dernier Congrès de la Fédération des Asturies (cf IXème Congrès du PC des Asturies: Le PCA vote à l'unanimité pour le principe de candidatures autonomes communistes aux prochaines municipales).

 Restait aux sections à décider souverainement de leur position.

Et après la section de Langreo, trois autres sections ont annoncé dernièrement qu'elles présenteraient des candidatures communistes, sans doute bientôt suivies par bien d'autres.

La première section à avoir annoncé son intention de présenter des candidatures communistes en 2011 est celle de Noreña, petite bourgade de 5 000 habitants. Pour le secrétaire de la section, Juan Francisco Cañete Romero, la gestion anti-sociale de la mairie socialiste soutenue par ses vassaux d'Izquierda Unida n'est pas pour rien dans cette décision.

Et quand il s'agit de tracer la ligne de démarcation entre forces du capital et forces représentant le travail, l'Izquierda Unida asturienne est de l'autre côté de la barrière :

 « Il est nécessaire de se battre contre ceux qui défendent le capitalisme comme système. Se présenter aux élections, c'est le point de départ d'un combat contre les ennemis de l'égalité, le PP, le PSOE, et son appendice àNoreña et dans les Asturies, Izquierda Unida ».

Dans la foulée, une autre section plus importante en taille et en importance symbolique, celle de Mieres, cité minière de 45 000 habitants, a décidé de faire de même. Le même discours qu'à Noreña est développé: face à la soumission d'Izquierda Unida aux socialistes qui mènent une politique anti-sociale, la nécessité d'une force autonome représentant la classe ouvrière Asturienne.

Mais, c'est l'annonce de la section de Gijón, ville la plus peuplée des Asturies avec plus de 270 000 habitants qui marque un pas décisif dans l'acception par l'ensemble des sections de la présentation de candidatures communistes en 2011.

Comme nous l'avions annoncé dans un précédent article, la haine entre la section Izquierda Unida et Parti communistes à Gijóna atteint un tel niveau que tout dialogue devient impossible (cf A Gijon en Asturies, Izquierda Unida veut récupérer ce que représente le PC... mais sans les communistes!).

 Le contentieux remonte à 2007 quand Izquierda Unida avait alors soutenu une mairie socialiste qui avait poursuivi deux syndicalistes en grève pour sauver leur emploi aux Chantiers navals et obtenu leur condamnation à deux ans de prison. L'attitude de Izquierda Unida avait alors choqué non seulement les communistes mais également les syndicalistes et le peuple de gauche sincère de Gijon.

La section de Gijón a donc profité de son Assemblée locale du 4 décembre pour non seulement décider du renouvellement de la direction de section – avec rajeunissement et priorité donnée au renforcement du parti – mais également annoncer la position de la section pour les prochaines élections municipales: les communistes de Gijón se présenteront bien aux élections de mai 2011.

Il ne fait aucun doute que ce mouvement de reconquête lancé par les communistes Asturiens va, dans les semaines qui viennent, s'étendre à la majorité, si ce n'est la totalité des sections du PCA.

Le combat que mène les communistes Asturiens est aussi le combat des communistes espagnols qui, après vingt-quatre d'effacement au sein d'Izquierda Unida, tentent de reconquérir leur autonomie politique.

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1 La une de l'Humanité: il faut réinventer le capitalisme !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Note de RoRo
Il y a presqu'un siècle Jean JAURES dénonçait déjà les gérants honnêtes du capitalisme...
La social-démocratie était seule à l' époque à "représenter le monde du travail et des exploités"...
Aujourd'hui, les sociaux-démocrates ont été rejoints par les réformistes et euro-cocos ...
Ces derniers sabotent le mouvement communiste de l'intérieur depuis des années par leur opportunisme, leur participationnisme, leur entrisme, leur aveuglement et l'intégrisme européistes au service des multinationales et des banquiers ... Leur but: rendre le capitalisme plus comestible aux yeux des travailleurs, le replâtrer ...
Ce n' est pas nouveau, mais cela continue, si on comprend bien ce titre et ce texte  de l' Huma ...
Triste et malheureux pour tous ceux qui luttent, pour les communistes fidèles et sincères ...
RoRo
 
 
 
 
From: nicolas
Sent: Tuesday, December 14, 2010 10:18 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: La une de l'Humanité: il faut réinventer le capitalisme!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
 

Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /2010 10:54

La une de l'Humanité

du 9 décembre 2010

Il faut réinventer le capitalisme !

où une direction totalement dépassée...
dimanche 12 décembre 2010
par  pam
PUBLIE PAR LE RESEAU :
"Faire Vivre et renforcer le PCF" 

Le titre de l'Huma était accrocheur : "Il faut réinventer l'Euro". On sent que le comité de rédaction a longuement discuté pour être à la hauteur des titres de Libération et des enjeux de l'époque.

Vous vous rendez compte ?

Et si la crise de l'Euro "tuait la construction européenne" comme le dit le sous-titre ?

Pour les dirigeants du PCF et de l'Humanité, ce serait alors la fin de tout espoir de changement social et progressiste, la fin de la construction européenne !

Pendant ce temps là, partout en France, dans les manifestations, les occupations d'usine, les rencontres de solidarité, les débats sur l'issue politique et économique, on entend sourdre la colère populaire et militante contre un Euro symbole de la vie chère, de l'exploitation du travail, bref, un Euro symbole du capitalisme !

On entend la colère contre les institutions européennes, contre la banque centrale européenne qui servent efficacement les états qui mènent partout des politiques de réduction accélérée des salaires, dans la concurrence exacerbée entre eux, quitte à mettre en scène les nationalistes et fascistes qui détourneront la colère des peuples du capitalisme lui même.

On ne peut mieux sentir le grand écart qui s'est creusé entre les dirigeants du PCF, beaucoup d'élus européens et nationaux, et la base militante du parti, ceux qui luttent, qui cherchent à favoriser le rassemblement populaire, à orienter la colère contre ce qui permet de s'attaquer justement au fonds du problème, le capitalisme !

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Face à la violence d'un capitalisme roi qui organise un brutal recul de civilisation, la direction du parti et de l'humanité continue à enfermer le mouvement populaire dans l'impasse d'un idéalisme qui deviendrait désuet s'il n'était pas si dangereux !

Ce titre de l'Huma n'est pas une erreur de journaliste trop pressé, une simple pression de la recherche exagérée de l'accroche journalistique. Non, le titre est totalement cohérent avec la ligne politique que défend avec rigueur et ténacité la direction de l'Humanité, en totale cohérence avec la direction du PCF.

Ainsi, l'Humanité lance un appel pour refuser de payer la crise européenne.

Vœu louable, mais les propositions qui sont faites au peuple sont :


- demander à la banque centrale européenne de financer l'emploi !
- taxer les mouvements de capitaux.

Encore une fois, on fait comme si la BCE n'avait pas été créée justement pour faire pression contre les salaires ! Comme si un responsable syndical disait aux salariés "il faut demander au patron de financer l'emploi !". tout le monde sait bien que les patrons "paient" l'emploi dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, et que la première étape de la lutte des classes qu'ils nous imposent, c'est qu'il faut se battre pour obtenir un salaire décent, des conditions de travail décentes...

On ne "demande" pas au patron, on revendique, on proteste, on exige !

Mais la banque centrale n'est pas un patron, elle est l'outil que les patrons ont créés pour éloigner le pouvoir monétaire des volontés politiques que les peuples peuvent porter au niveau national.

Le peuple islandais a ainsi pu imposer à son gouvernement de ne pas payer les dettes des banques anglaises ! C'est pour cela que la BCE et l'Euro ont été créés et c'est contre cela qu'il faut appeler les travailleurs à lutter, revendiquer, exiger.

Quand à la taxation des capitaux, revendication reprise par Chirac ou Sarkozy, on se demande combien de temps les dirigeants du PCF vont continuer à faire croire qu'on peut utilement "taxer" les mouvements de capitaux dans un monde ou les capitaux font les lois et les règlements, après tant d'années de crise ou tout le monde a pu constater que les capitaux contournent ou récupèrent tous les dispositifs de régulation qui sont censés les freiner !

Et bien sûr, rien sur l'essentiel, l'exigence de nationalisation des banques, d'expropriation de tous ces affairistes de la bourgeoisie qui tirent les ficelles des monnaies, des dettes et des budgets...

La conclusion est tout aussi édifiante.

Au moment où le mouvement social bute sur le manque de perspective politique pour l'aider à élever encore le niveau des luttes et faire bouger le rapport de forces, l'Humanité lui propose la "construction d'une Europe sociale que propose la confédération européenne des syndicats" !

Il ne faut pourtant pas longtemps aux communistes pour réaliser que le dollar a servi de support à la colère contre l'impérialisme US au même titre que les GI ou l'OTAN... Pour agir contre le roi dollar, partout les peuples cherchent les voies de leur souveraineté monétaire, de coopérations débarrassées des spéculations et affairistes.

Les efforts des pays d'Amérique Latine pour construire l'ALBA, qui repose non sur une monnaie et une banque centrale unique s'imposant aux peuples et les mettant en concurrence, mais sur une monnaie commune de coopération, permettant à chacun d'échanger de manière mutuellement avantageuse pour que l'échange soit non pas une domination de l'un sur les autres, mais au contraire l'outil de la solidarité.

Il ne faut évidemment réinventer ni l'Euro, ni l'Union Européenne, ni le Capitalisme !

Il faut en urgence poser la question de la souveraineté des peuples, condition de leur échange équitable.

Il faut dire "NON" à la BCE, à l'UE, au FMI.

Il faut des revendications fortes pour le refus d'appliquer les directives européennes, Il faut accompagner et faire grandir la colère populaire contre cette Europe du fric !

Il faut comme l'on fait Cuba, le Vénézuela, la Bolivie, l'Équateur, poser la question du socialisme du XXIème siècle, qui ne se construira pas dans les illusions sur la démocratie technocratique européenne, mais bien dans les conditions propres à chaque pays, selon ses traditions de lutte, ses forces organisées..

Ce qui "sauverait" l'Europe, ce serait par exemple que la France dise "STOP", nous ne respectons plus les règles européennes, nous sortons de cet Euro mortifère, nous renversons totalement les priorités et nous proposons à tous les peuples d'ouvrir enfin le chantier de la coopération et la solidarité internationaliste.

Pour avancer plus vite dans cette direction, il faut que les communistes cessent de penser que la direction fait "pour le mieux", et constatant qu'elle est totalement discréditée dans la situation d'aiguisement des luttes que nous connaissons, les communistes doivent en changer le plus vite possible.

 

L'équipe de l'Huma n'a sans doute pas vu l'humour de cette 'une'. A côté de ce titre réformiste au possible, un encart annonçant un article de Vincent Goulet, "les classes populaires boudent-elles les médias ?"...

C'est sûr qu'avec ce titre, il sera difficile de les attirer, les classes populaires !

Et "canempechepasnicolas" ajoute, d'accord avec le texte,  :

" ET DE LES FAIRE VOTER POUR LE PCF..." La une de l'humanité!

 

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vendredi 10 décembre 2010

5 [JUGOINFO] Jugosloveni, narod bez zemlje

 
 
Sent: Thursday, December 09, 2010 8:39 PM
To:
Subject: [JUGOINFO] Jugosloveni, narod bez zemlje
 
 

(francais / srpskohrvatski)
 
=== francais ===
 
 
Danas
 

Une minorité négligée : les « Yougoslaves », citoyens apatrides d'un pays disparu

 
Traduit par Jovana Papović

Publié dans la presse : 26 novembre 2010
 
Le 29 novembre, des milliers de citoyens des Etats post-yougoslaves ont fêté l'ancienne fête nationale de la Yougoslavie socialiste.. En Serbie, plus de 80.000 personnes se déclarent toujours de « nationalité yougoslave », refusant de se définir comme « serbes » ou membres d'une autre communauté nationale. Certains d'entre eux se considèrent comme les « Kurdes d'Europe », d'autres comme des « rescapés de l'Atlantide »...

Par Vesela Laloš


Les Yougoslaves constituent aussi le groupe le plus diffus sur le territoire, car il n'y a aucune région de Serbie où ils ne soient pas représentés, à l'exception de Preševo. C'est en Voïvodine qu'ils sont les plus nombreux : près de 50.000 citoyens de la province se déclarent comme tels. Vient ensuite la ville de Belgrade, où ils sont près de 22.000. La ville la plus « yougoslave » est Subotica : on y compte près de 8.500 habitants de nationalité yougoslave, c'est-à-dire que s'y regroupent près de 10% des « Yougoslaves » de tout le pays.Lors du dernier recensement, 80.721 citoyens de Serbie ont choisi de se déclarer de nationalité « yougoslave ». Ce chiffre en fait la quatrième « minorité nationale » du pays par importance numérique, après les Hongrois, les Bosniaques et les Rroms.

La raison pour laquelle les « Yougoslaves » sont si nombreux en Voïvodine est évidente : plus de vingt nationalités vivent dans la région. Les origines s'entremêlent et beaucoup de personnes choisissaient donc de se dire « yougoslaves », ce qui était un choix logique dans l'ancien pays commun. La définition d'un « sentiment d'appartenance nationale » a été ressentie par cette partie de la population comme un véritable dilemme personnel, à la limite de la crise identitaire. L'absurde et le tragique dans la recherche de son identité nationale s'illustre très bien à travers l'exemple d'une école de Subotica ou quelques élèves, dont les parents mais aussi les grands-parents étaient de nationalités diverses, répondirent qu'ils n'en n'avaient pas quand leur maitresse leur demanda leur nationalité.

La plupart des Yougoslaves ne vivent cependant pas cette affirmation comme une fuite. Ils ont choisi leur appartenance identitaire librement et avec fierté - en assumant aussi la nostalgie qui les lie toujours à l'ancien pays, le seul auquel ils se sentent appartenir.

Les « Yougoslaves » de Serbie sans reconnaissance officielle

Ceux qui se disent « Yougoslaves » estiment que ce choix est pleinement légitime, mais il n'a toujours pas reçu de régulation légale. Les associations yougoslaves demandent leur reconnaissance en tant que minorité nationale, mais cette requête n'a toujours pas été prises en compte par l'État. Le ministère des Droits de la personne et des minorités explique que le problème tient au fait que la communauté qui prétend former une minorité nationale spécifique doit avoir une langue, un pays de référence, des symboles nationaux, une culture et une histoire spécifique. Les Yougoslaves répliquent que leur pays d'origine a existé mais qu'il a été détruit, ce qui ne veut pas dire qu'eux-mêmes n'existent plus. Comme « langue maternelle », ils évoquent le serbe, le croate, le macédonien et le slovène.

Une requête officielle à tout de même été déposé auprès du ministère en avril dernier, mais la situation n'a pas évolué. « Le secrétaire d'État du ministère, Petar Antić, nous a conseillé d'attendre l'année prochaine, au moment du nouveau recensement, car nous seront surement moins nombreux et nous aurons donc besoin de moins de signatures. Nous allons tous de même chercher à intensifier nos démarches pour disposer enfin d'une reconnaissance officielle », explique Mikloš Olajoš Nađ, l'un des initiateurs de la demande de reconnaissance de la minorité yougoslave. « Beaucoup de gens pensent qu'il s'agit là de la création d'une nation artificielle, mais ce n'est pas le cas. Nos requêtes sont réelles et fondées. Beaucoup de gens aimaient la Yougoslavie et la considèrent toujours comme leur pays disparu. Après tous les drames que nous avons connus, heureusement qu'il y a encore des gens qui voient encore les choses de cette façon », poursuit Mikloš Olajoš Nađ.

Les premiers pas vers la collecte des signatures de citoyens ont été bloqués par des obstacles et des problèmes administratifs surprenant : par exemple, le ministère explique que les formulaires indispensables ne peuvent pas être envoyés avant que des élections pour les conseils nationaux ne soient organisées.

Snežana Ilić, coordinatrice du programme pour les minorités religieuses et ethniques du Centre pour le développement de la société civile, avance l'hypothèse d'autres raisons à ce blocage. « Comment les autres minorités nationales et l'État pourraient-il accepter une telle approche ? On suppose qu'ils l'accepteraient avec beaucoup de méfiance, de résistance et même avec de la moquerie. Même si elle n'est que d'ordre subjectif, une réaffirmation de l'idée commune de la Yougoslavie, pourrait mettre en danger l'identité nationale des Serbes, des Croates, des Bunjevcis, des Bosniaques et des autres minorités de Serbie… Elle rendrait insensée l'histoire des deux dernières décennies dans les Balkans occidentaux, elle montrerait le caractère dérisoire de guerres sanglantes menées par des groupes ethniques fortement liés entre eux. La question de l'identité yougoslave est peut-être avant tout une question de responsabilités. Elle rend les conflits passés insensés et montre qui en a profité, et qui en a payé et continue d'en payer le prix », explique Snežana Ilić.

Elle estime que la création d'un conseil national permettrait de créer une nouvelle dynamique dans le domaine des droits des minorités. « Si on regarde la question de manière hypothétique, de quoi cela aurait-il l'air ? En ayant accès aux droits prévus pour les minorités nationales, les Yougoslaves pourraient faire un choix spécifique parmi la variété d'identités existantes qui pourraient être utilisées pour légitimer leurs actions pratiques dans leur lutte pour préserver leur spécificité culturelle. On peut facilement imaginer que les Yougoslaves pourraient, par exemple, demander la création d'un institut pour la conservation de la culture yougoslave ou bien la création de médias spéfiques... Par contre, ils ne pourraient pas revendiquer le droit à une éducation spécifique dans leur langue serbo-croate ou bien l'utilisation officielle de cette langue et l'utilisation égale de ses deux alphabets. Le droit à l'usage officiel des deux langues yougoslaves sous-entendrait l'accélération vers la fin des authentiques systèmes de création culturelle, ethniquement et culturellement fermés, des systèmes d'éducation et d'information qui utilisent principalement ou exclusivement un seul alphabet », poursuit Snežana Ilić.

Une identité en voie de disparition ?

Dans quelle mesure cette idée ou plutôt ce sentiment d'appartenance à quelque chose qui n'existe plus, est-il durable et réel ? Le temps le montrera certainement. L'identité yougoslave est-elle anachronique ou bien en avance sur son temps ? Cette question est importante aux yeux de ceux qui se sentent yougoslaves.

Se déclarer « yougoslave » revient surtout à affirmer que l'ancien pays était meilleur que ceux qui lui ont succédés. C'est aussi une manière de refuser les identités nationales exclusives. Par conséquent, la reconnaissance nationale de ce groupe d'apatride sans État, de ce peuple sans terre, pourrait remettre en cause la définition même des nationalités et des minorités nationales.

Les opposants à l'idée de la Yougoslavie la perçoivent surtout en lien avec la Yougoslavie de Tito et avec l'idéologie communiste. Il s'agit, en réalité, d'une ignorance de l'histoire. L'idée yougoslave s'est affirmée dès le début du XIXe siècle, et ses premiers partisans durent les Slaves du Sud les plus instruits.

Les Yougoslaves sont véritablement « nés » en même que la création de la Yougoslavie, en 1929, quand ils se définirent comme « une nation regroupant trois tribus [les Serbes, les Croates et les Slovènes, NdT] ». Ils ont été reconnus comme groupe démographique distinct pour la première fois lors du recensement de 1961. C'est en 1981 que le plus grand nombre de « Yougoslaves » a été recensé : ils étaient alors 1.220.000 – un chiffre important, même si par rapport à la population totale du pays, cela ne représentait encore qu'un petit pourcentage.

La plupart d'entre eux, 36% des Yougoslaves recensés en 1981, se trouvaient à cette époque en Serbie. Leur nombre a progressivement diminué, parallèlement à l'augmentation du nombre de citoyens se déclarant serbes, croates, slovènes ... Certains théoriciens expliquent ce phénomène d'identification yougoslave de masse par un rejet de l'identification nationale, car toute une partie de l'ex-Yougoslavie s'identifiait plus volontiers à la citoyenneté commune qu'à l'origine ethnique.

Du Vardar au Triglav

Il est intéressant de noter que dans les opinions publiques post-yougoslaves l'idée de l'identité yougoslave a souvent fait face à un rejet considérable, d'une façon presque égale dans tous les pays ayant participé à la guerre, et cette identité est souvent considéré comme la cause même du conflit. L'identité yougoslave a aussi ses partisans dans chacun de ces pays – plus ou moins nombreux selon les cas. C'est ainsi qu'a été formé à Zagreb, au début de l'année, l'Alliance des Yougoslaves, dont le but est de « faire reconnaitre la nationalité yougoslave comme nationalité officiellement reconnue dans tous les pays nés de la dislocation de la Yougoslavie. » L'Alliance a été fondée avec la conviction que les Yougoslaves ont eux aussi le droit de préserver leur identité et leur patrimoine culturel. Elle s'efforce d'unifier tous les Yougoslaves et de surmonter les divisions ethniques.

Snežana Ilić rappelle que la reconnaissance des droits des minorités ethniques yougoslaves réparerait une grande injustice, et serait à l'avantage de tout le monde, sauf ceux qui utilisent la justice comme un voile transparent pour justifier la xénophobie et le maintien des barrières ethniques.

« Qui a abandonné le monde de la culture nationale et de la démocratie nationale, n'a plus d'endroit ou revenir », écrivait, il y a quelques années, un célèbre Yougoslave. Aujourd'hui, l'identité yougoslave ne peut bien entendu pas se comprendre comme un nationalisme yougoslave ou comme une identité majoritaire parmi les habitants des pays slaves des Balkans. L'identité yougoslave pourrait cependant représenter, en raison de son caractère inclusif, un facteur important sur la route de l'intégration (pas seulement) européenne des pays des Balkans et des pays de l'Europe du sud-est.

La cyber-yougomania mondialisée

« Voici la Cyber-Yougoslavie, la maison virtuelle des Yougoslaves. Nous avons perdu notre pays et nous sommes devenus des citoyens de l'Atlantide »... Tels sont les premiers mots de la « Constitution de la Yougoslavie virtuelle », proclamée en 1999 sur le site Internet www.juga.com.

De nombreux sites Internet promouvant l'idée d'un Etat commun des Slaves du Sud et cherchant à relier tous ceux qui se sentent Yougoslaves ont été créés, mais la Yougoslavie virtuelle de www.juga.com a suscité un intérêt incroyable à travers le monde entier. De nombreux médias internationaux s'y sont intéressés, et les demandes de citoyenneté ont afflué auprès de l'administrateur du site. Il est intéressant de noter que la citoyenneté a été demandée non seulement par d'ancien citoyens yougoslaves, mais aussi par des ressortissants d'une centaine de pays à travers le monde – d'Australie, d'Hollande, de France, d'Allemagne, d'Ecosse, du Bangladesh, de Corée du Sud, du Qatar, des Bahamas, d'Oman, de Hong Kong ...

La Cyber-Yougoslavie, qui a proclamé dans sa Constitution la citoyenneté multiple, la diversité des langues officielles et des alphabets, l'égalité totale de tous ses membres, qui n'a ni ministre ni gouvernement, a commencé à collecter des signatures pour son adhésion à l'ONU. Lors de la création de cet État virtuel, BBC News a estimé qu'il s'agissait de la création la plus sophistiquée dans son genre.

Cependant, même si l'idée initialement basée sur la nostalgie des diasporas yougoslaves, a été acceptée avec un enthousiasme incroyable, elle est resté au niveau d'un simple divertissement, sans conséquences concrètes. Cependant www.juga.com transmet un message fort, l'idée démontre que de nombreux citoyens de cette planète sont favorables à la diversité interculturelle, sur laquelle repose l'idée yougoslave.

Le pouvoir subversif des Yougoslaves

La question de l'identité yougoslave dans la Serbie d'aujourd'hui n'est pas seulement une question de minorité, mais pose la question de la façon de surmonter le passé et les guerres des années 1990. Il n'est donc pas étonnant qu'il n'y ait pas de volonté politique pour donner à cette minorité les droits qui lui reviennent... Le caractère changeant et la multiplicité des identités de groupe, ou plutôt leur constante (re)définition en fonction du contexte politique, s'illustre à merveille par l'exemple des Yougoslaves. Entre deux recensements de population, de 1991 à 2002, plus de 75% des Yougoslaves déclarés en Serbie ont disparu. Dans les autres pays, ils sont devenus invisibles : ils ont été officiellement effacés en croatie ; en Bosnie, ils sont officieusement indésirables.

La Serbie se définit comme un pays multiculturel et met en avant la protection qu'elle accorde aux différentes minorités. Les spécialistes du multiculturalisme estiment pourtant qu'il n'ya pas de véritable respect si l'environnement social et culturel dans lequel les gens sont socialisés n'est pas reconnu. Cela s'applique-t-il aux Yougoslaves, qui insistent sur une réalité disparue et affirment leur identité transnationale ?

Apparemment non, parce que ceux-ci « ne forment pas un groupe ethnique distinct, qu'ils sont originaires de mariages mixtes (...) qu'ils n'ont pas une langue qui leur soit propre (....) qu'ils n'ont pas de conseil national qui montrerait un intérêt pour la préservation de leur spécificité »... Et même « qu'ils n'ont pas de langue, d'alphabet ni de littérature », affirment les fonctionnaires du gouvernement en Serbie.

Cette négation de la spécificité culturelle, bel et bien réelle, des Yougoslaves que prône l'Etat serbe, met en valeur l'éventuel potentiel destructeur de cette minorité, pour les autres minorités, mais aussi pour tous les citoyens du pays.

Seuls les « Yougoslaves » ne voient pas l'adhésion à une nation ethnique comme le fondement primordial du pouvoir politique ou comme une base à la participation à la concurrence ethnique autour de ressources qui se font de plus en plus rares. L'identité yougoslave dans la Serbie d'aujourd'hui est une critique productive et une affirmation sans équivoque du multiculturalisme.

C'est un critique productive, car elle démolit le modèle tribal balkanique qui repose sur les cultures ethniques des Slaves du Sud, qui cherchent chacune à définir leur propre chemin vers l'Europe, sans coopération avec les pays voisins auxquels ils ressemblent tant.

C'est une affirmation du multiculturalisme, parce que cette identité est inclusive. La force de l'identité culturelle yougoslave ne réside pas seulement dans son potentiel créatif, mais aussi dans sa capacité à inclure et à percevoir de façon significative les contenus et les inspirations venant de la culture et de la production mondiale, ce qui n'est le cas d'aucune des sept nations ethniques des slaves du Sud.

 
=== srpskohrvatski ===
 
 
26/11/2010
 

Jugosloveni, narod bez zemlje


APATRIDI

AUTOR: VESELA LALOŠ

 

Neki od njih tvrde da su evropski Kurdi, drugi se upoređuju sa Atlantiđanima, a sasvim je izvesno da spadaju u moderne apatride. No, ta ih činjenica ne obeshrabruje da sebe i dalje smatraju Jugoslovenima. Takvih koji su za svoju nacionalnu pripadnost na poslednjem popisu stanovništva izabrali nekadašnje državljanstvo, u Srbiji ima čak 80.721, a to ovu zajednicu građana i građanki svrstava na četvrto mesto po brojnosti, posle Mađara, Bošnjaka i Roma (izuzimajući, naravno, većinski narod, u kojem je dosta onih koji su ne tako davno i sami pripadali narečenoj grupi. Pretpostavlja se, po sopstvenom izboru i volji, mada mnogi tvrde da se tada nisu smeli „izjasniti").


Po jednom drugom kriterijumu, Jugosloveni su u demografskoj statistici na prvom mestu - kao najrasprostranjenija grupacija, jer osim Preševa, nema opštine u Srbiji u kojoj ih nema. Najbrojniji su u Vojvodini, gde ih živi oko 50.000, a zatim sledi Beograd sa oko 22.000. Najjugoslovenskiji grad je Subotica, koja ima 8.500 građana jugoslovenske nacionalnosti, odnosno deset odsto od ukupno proklamovanih Jugoslovena u zemlji.

Razlog zbog kojeg su Jugosloveni najbrojniji u Vojvodini je očigledan - mnogi potomci više od dvadeset nacija u pokrajini svoje mešovito poreklo najlakše definišu kroz jugoslovenstvo, što je u prethodnoj državi bilo logičan izbor. Eksploziju „osećanja nacionalne pripadnosti" ovaj deo stanovništva je doživeo kao veliku ličnu dilemu, ponekad čak sa dimenzijama krize identiteta. Apsurd i svojevrsnu tragiku traženja svog nacionalnog određenja u takvoj situaciji ilustruje slučaj iz jedne subotičke škole u kojoj je nekoliko učenika, čiji su roditelji, kao i roditelji njihovih roditelja, bili različitih nacionalnosti, na pitanje svoje profesorice kako će se izjasniti na popisu, odgovorilo da će reći da su - ništa.

Mnogi Jugosloveni ipak svoj izbor ne doživljavaju kao bekstvo od ništavila, već su svoje jugoslovenstvo odabrali dobrovoljno i s ponosom, bolje reći s nostalgijom koja ih veže za nekadašnju državu i koju jedino osećaju kao svoju. No, dok je onima koji su se izjasnili kao Jugosloveni to opredeljenje sasvim legitimna stvar, ono još uvek nije dobilo i svoju zakonsku potvrdu. Zahteve udruženja Jugoslovena da ih se prizna kao nacionalna manjina država još nije uvažila. Odgovori iz Ministarstva za ljudska i manjinska prava navode da je prepreka u tome što zajednica koja pretenduje na nacionalnost mora imati zvaničan jezik, državu, nacionalne simbole, svoju kulturu i istoriju. Jugosloveni na to odgovaraju da je njihova matična država postojala, ali da je razorena, što ne mora značiti da oni više ne postoje, dok kao maternji jezik priznaju srpski, hrvatski, makedonski, i slovenački.

Zahtev je Ministarstvu (ipak) predočen još u aprilu, ali dosad se nije pomerio s mrtve tačke. „Državni sekretar u Ministarstvu Petar Antić predložio nam je da je možda bolje da sačekamo narednu godinu, kada je novi popis stanovništva jer će nas tada verovatno biti manje, pa će nam biti potrebno manje potpisa za to. Mi ćemo, međutim, taj proces intenzivirati, kako bismo ga dovršili ipak pre nove godine", kaže Mikloš Olajoš Nađ, jedan od inicijatora zahteva za priznavanje Jugoslovenima statusa nacionalne manjine.

- Mnogi misle da je ovo stvaranje veštačke nacije, ili nadnacije, ali to nije tačno. Naši zahtevi su potpuno realni ako znamo da ima mnogo ljudi koji su voleli onu državu i doživljavaju je kao svoju i dalje. Dobro je što posle svega što se dešavalo na ovim prostorima ovde ima ljudi koji tako razmišljaju - navodi Nađ.

Dosadašnji pokušaji da se krene makar sa prikupljanjem potpisa građana bili su blokirani i besmislenim administrativnim preprekama i problemima, kao što je recimo stav Ministarstva da se formulari neophodni za taj posao ne mogu dobiti pre nego što se okončaju izbori za nacionalne savete.

Snežana Ilić, koordinatorka programa za etničke i verske manjine Centra za razvoj civilnog društva, navodi pretpostavku da bi formiranje nacionalnog saveta nailazilo i na druge otpore.

- Kako bi druge manjinske zajednice, a i sama država Srbija prihvatili ovakav pristup? Za pretpostaviti je, sa puno otpora, podozrenja i čak podrugljivosti. Jer, makar i subjektivno, ponovna afirmacija zajedničke južnoslovenske ideje i njenih tvorevina mogla bi ugrožavati i Srbe i Hrvate i Bunjevce i Bošnjake... Ona bi u velikoj meri obesmislila istoriju poslednje dve decenije na zapadnom Balkanu kao istoriju nepotrebnih ratova krajnje srodnih etničkih grupa. Pitanje jugoslovenstva je, pored ostalog, a možda i više nego nešto drugo, pitanje odgovornosti. Ono obesmišljava ovdašnje sukobe i ratove i pokazuje ko je iz njih profitirao i ko je platio i još uvek plaća njihovu cenu - kaže Snežana Ilić.

Ona ocenjuje da bi formiranje nacionalnog saveta unelo novu dinamiku u polje manjinskih prava.

- Hipotetski gledano, kako bi to moglo da izgleda? Jednim moguće relaksiranim, nedogmatskim pristupom uživanju manjinskih prava Jugosloveni bi mogli napraviti specifični odabir iz mnoštva postojećih identitetskih sadržaja koji bi poslužili za legitimizaciju njihovog praktičnog delanja u borbi za očuvanje kulturne posebnosti. Lako je zamisliti da bi Jugosloveni mogli, na primer, tražiti osnivanje Instituta za očuvanje jugoslovenske kulture ili osnivanje nekog medija, ali ne i obrazovanje na svom, srpsko-hrvatskom jeziku ili službenu upotrebu svog jezika i ravnopravnu primenu oba njegova alfabeta. Pravo na službenu upotrebu oba jugoslovenska pisma značilo bi ubrzavanje kraja etnički samosvojnih i kulturno zatvorenih sistema kulturnog stvaralaštva, obrazovanja i informisanja pre svega ili isključivo na jednom alfabetu, navodi Snežana Ilić.

Koliko je čitava ideja ili bolje reći osećaj pripadanju nečemu čega više nema održivo i realno, svakako će pokazati vreme. Ono će možda dati i odgovor na pitanje da li je jugoslovenstvo po svojoj suštini anahrona pojava, ili je pak ispred svog vremena. Ukoliko je to uopšte važno onima koji se osećaju Jugoslovenima. Taj stav je svakako i poruka da je ona bivša država bila bolja od svih potonjih, ali i način da se čovek odbrani od nametanja nacionalnih koncepata. Zbog toga bi možda priznavanje statusa nacije ovoj grupi apatrida, narodu bez zemlje, dalo novu boju čitavoj ideji, možda i nove pristalice, ali i donelo gubitak nekih drugih.

Jugosloveni stariji od Tita

Protivnici ideje jugoslovenstva vide je uglavnom u kontekstu Titove Jugoslavije i uz komunističku ideologiju. Reč je očito o nepoznavanju istorije jugoslovenstva, koje je mnogo starije od najstarijih pristalica i protivnika te ideje. Ona se sasvim definisana javlja još početkom XIX veka, a njene pristalice su najpre najobrazovaniji južni Sloveni.
Jugosloveni su faktički „nastali" zajedno sa stvaranjem Jugoslavije, 1929. godine, kada se definišu kao „nacija sa tri plemena". Prvi put se kao posebna demografska grupa priznaju na popisu 1961, a najviše proklamovanih Jugoslovena ubeleženo je 1981. godine - ukupno milion dver stotine dvadeset hiljada, mada je u odnosu na broj stanovnika tadašnje države to ipak bio mali procenat. Najviše ih je u to vreme bilo u Srbiji, 36 odsto od ukupnog popisanog broja, da bi se njihov broj postupno smanjivao, recipročno u odnosu na povećanje broja Srba, Hrvata, Slovenaca... Pojedini teoretičari ovu pojavu masovnog jugoslovenstva objašnjavaju neprihvatanjem nacionalne identifikacije, jer se deo stanovništva bivše Jugoslavije radije identifikovao sa državljanstvom nego sa etničkim poreklom.

Savezi na ex-ju prostoru

Zanimljivo je da u postjugoslovenskim javnostima ideja jugoslovenstva neretko nailazi na popriličan odijum gotovo podjednako na svim stranama učesnicama ratnih sukoba, pri čemu se ona doživljava kao uzrok tih sukoba. Jugoslovenstvo takođe ima i svojih pristalaca - nije baš izvesno da li u istom obimu - na svim tim stranama. Tako je u Zagrebu početkom godine osnovan Savez Jugoslovena, čiji je cilj „da se nacionalnost Jugosloven uvrsti u red zvanično priznatih nacija u svim zemljama nastalim na području nekadašnje SFRJ". Savez je nastao na uverenju da i Jugosloveni imaju pravo na očuvanje identiteta i svoje kulturne baštine, a nastojaće se na objedinjavanju svih Jugoslavena, te prevazilaženju nacionalnih podela i približavanju zavađenih naroda na prostorima bivše države.

Faktor u evropskim i drugim integracijama

Snežana Ilić podseća da bi priznavanje prava pripadnika nacionalne manjine etničkim Jugoslovenima uklonilo jednu veliku nepravdu, a koristilo bi svima, osim onima kojima pravo služi jedino kao prozirni prekrivač za politiku sile, ksenofobije i etničkog zatvaranja.
„Ko je jednom napustio svet nacionalne kulture i nacionalne demokratije, danas se nema više gde vratiti", pisao je pre par godina jedan poznati, živi Jugosloven. Osim kao sumnjiva, sve manja i manja manjina, dodajemo. Jugoslovenstvo je danas, naravno, nemoguće kao jugoslovenski nacionalizam ili kao integralno jugoslovenstvo za najveći deo stanovništva dominantno balkanskih slovenskih zemalja. Ali jugoslovenstvo i Jugosloveni predstavljaju, zbog svoje inherentne inkluzivnosti, važan činilac na putu (ne samo) evropskih integracija balkanskih zemalja i država sa krajnjeg juga srednje Evrope.

Planetarna sajber jugomanija

Ovo je Sajber Jugoslavija, domovina sajber Jugoslovena. Mi smo izgubili svoju zemlju i postali smo građani Atlantide... Ovako počinje ustav Sajber Jugoslavije, formirane 1999. na prostoru Interneta, na adresi www.juga.com. Dosad je oformljeno mnogo veb-sajtova na kojima se promoviše ideja zajedničke južnoslovenske države i povezuju oni koji se osećaju Jugoslovenima, ali je virtuelna Jugoslavija Juga.com izazvala neverovatno zanimanje moglo bi se reći širom planete. Njome su se bavili mnogi svetski mediji, a prijave za državljanstvo u ovoj državi ubrzo posle osnivanja zatrpale su veb-administratora. Zanimljivo je da su to državljanstvo želeli da dobiju ne samo građani nekadašnje stvarne države, već među vlasnicima pasoša Juge.com ima stanovnika iz stotinak država sveta - od Australije, Holandije, Francuske, Nemačke, Škotske do Bangladeša, Južne Koreje, Katara, Bahama, Omana, Hong Konga...
Sajber Jugoslavija, koja je u svom ustavu proklamovala višestruko državljanstvo, bezbroj zvaničnih jezika i pisama i potpunu ravnopravnost svih njenih članova, bez vlade i premijera, započela je čak i prikupljanje potpisa za prijavu za članstvo u UN. Na samom nastanku ove virtualne države BBC News ju je ocenio kao najsofisticiraniju tvorevinu te vrste.
No, iako je čitava ideja, nastala uglavnom kao posledica nostalgije među jugoslovenskim iseljenicima, prihvaćena sa neverovatnim entuzijazmom, ona je više ostala na nivou zabave, bez dalje interakcije njenih virtuelnih stanovnika. Ali, takođe, Juga.com istovremeno nosi i snažnu poruku da je mnogo građana ove planete privrženo interkutluralnom povezivanju, što jugoslovenstvo u osnovi i zagovara.

Subverzivna moć Jugoslovena

Pitanje jugoslovenstva i jugoslovenskog identiteta danas u Srbiji nije samo manjinsko pitanje, već pre svega pitanje prevladavanja prošlosti i ratova 90-ih. Otuda ne postoji politička volja da se ovoj manjini daju manjinska prava koja joj pripadaju... Procesualnost, nestatičnost pa i višestrukost grupnih identiteta, odnosno njihovo stalno iz(raz)građivanje u zavisnosti od političkog konteksta, nigde nije očitije nego na primeru Jugoslovena. Između dva poslednja popisa stanovništva, od 1991. do 2002, nestalo je 75 odsto Jugoslovena u Srbiji. Preostali su nevidljivi; u Hrvatskoj su zvanično izbrisani, u Bosni nezvanično nepoželjni.
Zastupnici multikulturalne teorije (a Srbija sebe stalno promoviše kao multikulturalno društvo i državu sa razvijenim manjinskim politikama) smatraju da nema uvažavanja ljudi ukoliko se ne uvažava socijalni i kulturni ambijent u kojem su oni socijalizovani. Važi li to i za Jugoslovene, koji insistiraju na jednom iščezlom ambijentu te vrste i iskazuju nadnacionalni identitet? Očito da ne važi, jer „oni nisu posebna etnička grupa, potiču iz mešovitih brakova", „nemaju poseban jezik", „nemaju nacionalni savet, koji bi pokazao interes za očuvanje posebnosti", a osim toga „nedostaje im jezik, pismo i književnost", kažu predstavnici vlasti u Srbiji.
To poricanje kulturnih specifičnosti (još uvek postojećih) Jugoslovena koje čini država Srbija govori o eventualnom, po druge manjine, ali i po većinu, razornom potencijalu te manjine, koja jedina ne vidi privrženost etnički shvaćenoj naciji kao glavni izvor političke moći i kao bazu za učestvovanje u etničkom takmičenju oko, u Srbiji i inače dosta oskudnih resursa. Jugoslovenstvo u današnjoj Srbiji predstavlja istovremeno i produktivnu kritiku i nedvosmislenu afirmaciju multikulturalnosti. Ono je ovo prvo, jer raščarava tribalistički svet balkanskih južnoslovenskih etničkih kultura, koje žele da kao samosvojne i u sebe zatvorene pronađu vlastiti put u Evropu, bez tesne saradnje sa krajnje srodnim susedima. Ono je i ovo drugo, jer je inkluzivno. Snaga kulturnog jugoslovenstva nije samo u njegovom stvaralačkom potencijalu, nego i u njegovoj sposobnosti za znatno veću inkluziju i recepciju najvrednijih podsticaja i sadržaja svetske kulturne baštine i produkcije nego što je to slučaj sa bilo kojom od sedam južnoslovenskih etnički shvaćenih nacija.
 
 
 
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Attività recenti:
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                    ITALIA-JUGOSLAVIA: POSIZIONI A CONFRONTO
                    L'atteggiamento opposto di Pertini e D'Annunzio
                    http://www.cnj.it/documentazione/amicinemici.htm


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