mercredi 8 février 2012

Nous sommes tous des Grecs...Crise humanitaire sans précèdent en Grèce

La GRECE, c' est en EURO-DICTATURE capitaliste et de la misère de plus en plus grande pour de plus en plus de gens...
Vers l' Europe de plus en plus anti-sociale et des fausses promesses pour les peuples, les travailleurs ...
Au nom de l' emploi, on met les Etats en faillite depuis des années, au seul profit des multinationales et des banques... Partout les caisses publiques sont vides, ou se vident ...
RoRo
Sent: Monday, February 06, 2012 9:40 AM
Subject: Nous sommes tous des Grecs... Crise humanitaire sans précèdent en Grèce

Crise humanitaire sans précèdent en Grècepar Sonia Mitralia
Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international, a été prononcé devant la Commission Sociale de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe qui s'est tenue le 24 janvier 2012 à Strasbourg sur le thème : « Les mesures d'austérité - un danger pour la démocratie et les droits sociaux".
Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.
Tout d'abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d'austérité plus que draconienne) s'avéraient efficaces à 100%, ce qui est d'ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c'est-à-dire au taux qui était le sien … en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé ! En somme, ce qu'ils nous disent maintenant cyniquement, c'est qu'ils ont détruit toute une société européenne… absolument pour rien !
Mais, comme si tout cela ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs – mais aussi pratiquement à tout le monde - exactement les mêmes politiques qu'eux-mêmes admettent qu'elles ont échoué. C'est ainsi qu'on est désormais en Grèce au septième « Mémorandum » d'austérité et de destruction de services publics, après que les six premiers ont fait preuve d'une totale inefficacité ! On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l'application de ces mêmes plans d'austérité draconienne qui aboutissent partout au même résultat, c'est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds (note de RoRo: ajoutons-y maintenant la Belgique).
En réalité, des expressions telles que « austérité draconienne » sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce. Les salaires et les retraites sont amputés de 50% ou même, dans certains cas, de 70%. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l'école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines des milliers des SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20% de la population et 45% des jeunes (49,5% pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d'hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40%, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics des pansements ou des médicaments de base comme des aspirines. L'Etat grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012 !, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants des maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l'Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments. Le nombre de tentatives de suicide s'accroît à une vitesse hallucinante, comme d'ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l'Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n'étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d'austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d'assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l'oppression patriarcale qui sert d'alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.
On pourrait continuer presque à l'infini cette description de la déchéance de la population grecque. Mais, même en se limitant à ce qu'on vient de dire, on constate qu'on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l'état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de ses citoyens et non pas au remboursement de ses dettes.
Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU à propos de l'état de nécessité : « On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu. »
Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n'est pas la leur pour plusieurs raisons.
Primo, parce que l'ONU et les conventions internationales -signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers- intiment à l'Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction.
Secundo, parce que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tout les attributs d'une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser. C'est d'ailleurs pourquoi il faudrait tout faire non pas pour empêcher (comme l'Etat grec le fait maintenant) mais plutôt pour faciliter la tache de la Campagne grecque pour l'audit citoyen de cette dette afin d'identifier sa part illégitime.
Notre conclusion est catégorique : la tragédie grecque n'est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l'annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C'est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix…
*******
Sobre todo, sean siempre capaces de sentir en lo más hondo cualquier injusticia cometida contra cualquiera en cualquier parte del mundo. Es la cualidad más linda de un revolucionario. CHE

La FRANCE sauve le Sarko-Caddie dans toutes les grandes surfaces ...

La FRANCE sauve le Sarko-Caddie dans toutes les grandes surfaces ...
Cliquez sur le pps en annexe pour savoir, svp ...   Merci !
RoRo

PRENONS LE POUVOIR: en FRANCE, avec MELENCHON et le Front de Gauche, en GRECE avec les communistes du KKE et les syndicats ...

Ce sont les seuls solutions. Le capitalisme est de moins en moins comestible quoi qu'en disent les réformistes de la fausse "gauche" !
RoRo
Dans toute l' EURO-DICTATURE capitaliste: de plus en plus de sdf, de plus en plus de misère !
En EUROPE de l'Est, le capitalisme n'est pas plus sauvage qu'à l'Ouest, en EUROPE de l'Ouest, le capitalisme n' est pas plus social
ni à visage humain qu'à l'Est. Le capitalisme est le même partout. Il détruit l'humanité, la société, il gaspille les richesses et pille les peuples.
RoRo

BELGIQUE: Se tuer parce qu'on a perdu son travail

Dans "LA NOUVELLE GAZETTE" du 31 janvier 2012: un large écho à l'étude des médecins du Ptb (une page entière):
RoRo
Sent: Saturday, February 04, 2012 5:57 PM
Subject: Fw: [LG 1 DM] Se tuer parce qu'on a perdu son travail
Un article inspiré par une étude des maisons médicales du PTB (MPLP).
Toute une page dans la Nouvelle gazette.
Marc



Le 31/01/2012 9:32, Jef Heyvaerts a écrit :
Bingo! Une page entière (page 7) dans la Nouvelle Gazette (Sudpresse, édition Centre) d'aujourd'hui sur l'étude menée par Dr Filip Vanderoost.

Lien avec la crise, lien avec la maison médicale, appel à utiliser les données scientifiques pour faire évoluer notre société.


Rubriques:
  • Les résultats
  • Un portrait de Filip
  • Rubrique: Une étude, oui, mais comment?
  • Jan Keijzer qui se prononce sur la question "Une étude, oui, mais pour quoi faire?"
  • Et... Un témoignage que la journaliste est allée chercher elle-même.
100% bénéfique, seule petite remarque sur le nombre de maisons médicales en Flandre/Wallonie. On dit: 20 en Flandre et 100 en Wallonie/Bruxelles. N'est-il pas l'inverse?

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui puisse le scanner ou l'avoir par voie électronique?
Cette étude réalisée par deux généralistes de Médecine pour Le Peuple a fait grand bruit. Effectuée pour moitié à La Louvière, elle met en relief une fragilité accrue des travailleurs issus d'une région déjà défavorisée et qui risque de souffrir plus encore de la crise.
"Car oui, la crise déprime, confirme jeune médecin Filip Vanderoost, auteur avec Susan Van Der Wielen, de cette étude.Et il faut y prendre garde, car ce phénomène pourrait bien se muer en véritable problème majeur de santé publique
". Et de citer le triste exemple de la Grèce avec des chiffres qui révèlent une augmentation des suicides de 40 % sur un an de temps! Les chiffres pour l'Europe ne sont guère plus réjouissants.
Le 9 juillet 2011, la célèbre revue médicale "The Lancet" a publié deux graphiques reprenant les statistiques de licenciements et de suicides en Europe. Une superposition de ces données laisse apparaître une forte corrélation des courbes. Une causalité qui semble confirmée par l'étude réalisée à beaucoup plus petite échelle, à La Louvière et à Deurne.
1 Perdre son boulot nuit à la santé mentale.
Sur les 377 questionnaires remplis par les patients, 36 % des personnes qui ont été licenciées au cours de l'année ont déclaré avoir eu des pensées suicidaires. "C'est une très forte proportion, interpellante à elle seule, commente Filip Vanderoost. Mais il faut se montrer prudent. On peut par exemple penser, à l'inverse, que c'est parce que certains ont eu des pensées suicidaires qu'ils ont perdu leur boulot, par inadaptation à leur tâche... D'autres éléments que la perte d'emploi peuvent également entrer en ligne de compte. Surtout à La Louvière où certains habitants cumulent problèmes
de santé, contexte socio économique défavorable et perte d'emploi".
2 Les proches ont aussi des pensées suicidaires
C'est ce que laisse clairement apparaître l'enquête. Et c'est un aspect qui passe souvent inaperçu.
Ainsi, 19 % de personnes faisant partie de l'entourage d'une personne licenciée (parents, conjoints, enfants) ont également dû lutter contre des pensées suicidaires.
3 L'incertitude face à l'avenir, facteur de déséquilibre mental
Discours et bilans socio-économiquement négatifs et incertitude quant à l'avenir de son emploi?
Autant de facteurs qui assombrissent le mental au point d'induire des pensées suicidaires. Le questionnaire révèle ainsi qu'une forte proportion de personnes jeunes est en proie à un grand désarroi.
L'incapacité d'entretenir une famille et de cultiver des projets parce que l'on n'a pas (ou plus) de boulot s'avère particulièrement déprimant. Dans l'enquête, 28 % des répondants dont l'avenir professionnel est incertain, reconnaissent avoir ce type de pensées morbides.
4 Notre région plus touchée que partout ailleurs en Belgique?
C'est très probable. Selon l'Institut National des Statistiques, 4 % des Belges font au moins une fois une tentative de suicide dans leur vie. Proportion qui passe à 10 % à La Louvière. Une fois encore, il
faut y voir très certainement une conjonction plus intense de facteurs défavorables. «MARTINE PAUWELS ll
Cette étude menée scientifiquement est une excellente base de sensibilisation à propos des risques possibles de suicide suite à un licenciement.
1. Auprès des médecins généralistes.
"Ces derniers sont bien formés", estime le Docteur Jan Keijzer, responsable de l'antenne louviéroise de Médecine pour le Peuple et conseiller communal."
Mais ls ne songent pas toujours à poser des questions plus élargies suite à une consultation "classique". Or, un mal de dos peut cacher une dépression.
Cette étude attire leur attention sur la nécessité de le faire.
Ils peuvent alors mieux aider le patient. Bien que cela soit très difficile.
Le médecin doit-il plaider pour une hospitalisation? La personne l'accepte rarement. Pour une thérapie psychologique? Encore faut-il en avoir les moyens de la financer. Seules quelques mutuelles
remboursent partiellement cette démarche. C'est d'ailleurs pourquoi nous avons engagé une psychologue un jour par semaine à la Maison médicale, afin que nos patients puissent la consulter gratuitement".
2. Auprès des syndicats.
"Notre étude peut les appuyer lors de leurs négociations".
3. Auprès des représentants politiques.
" Il s'agit de données recueillies scientifiquement sur le terrain. Un outil de travail pertinent".
4. Auprès des patrons.
Mais en ce qui concerne ce public, le Dr Keijzer se montre très, très dubitatif.
Pourtant, les chefs d'entreprise et les DRH ne doivent-ils eux aussi être informés, le mieux possible pour agir au moins avec doigté et humanité? Quand c'est possible...>
Originaire de Dilbeek, le Dr Filip Vanderoost a 27 ans. C'est lors de sa 7eannée à la KUL qu'il a voulu s'engager et soigner délibérément les personnes plus modestes. "J'avais l'impression que l'exercice classique de la médecine n'était pas pour moi.
L'association entre l'argent, la rentabilité et le métier me posait question.Mon contact avec le président de Médecine pour le Peuple a été déterminant. C'est à ce type de conception que j'aspirais. D'une part parce que je souhaitais soigner les personnes qui en ont le plus besoin et d'autre part, parce que le volet études et recherches scientifiques y est très développé. Seules des données objectives et vérifiées peuvent nourrir efficacement un débat de société. Nos politiques ont besoin d'enquêtes scientifiques de terrain. À partir de là, on peut faire évoluer notre société".> Il choisit La Louvière pour
ses années d'assistanat nécessaires à l'obtention de son titre de médecin généraliste.
Son séjour d'un an au sein de la Maison Médicale lui laissera un souvenir inoubliable. "C'est vrai que le niveau socio-économique est très faible. J'ai même souvent côtoyé la misère. Pas besoin d'aller à l'étranger pour cela.
Mais malgré tout, la chaleur humaine ne s'est pas éteinte. On me l'avait dit, je me méfiais des stéréotypes, mais c'est pourtant la réalité. Une partie de mon coeur restera à jamais chez vous, même si aujourd'hui, je travaille à Schaerbeek".>
Avec Susan Van Der Wielen, Filip Vanderoost décide de transformer l'indispensable TFE en étude commune sur un sujet qui les passionne tous les deux. " Elle a interrogé des patients sur Deurne (Anvers) et moi, sur La Louvière. Deux villes à la fois semblables et différentes. La Louvière étant la plus multiculturelle. Je voudrais absolument préciser ceci:
il n'y pas de réelles différences entre les gens de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. Nous sommes un. Et on est tous frappé par la crise. C'est pour ça qu'on voulait faire cette étude dans deux régions, pour montrer aux gens que l'image de "nous et eux" n'est pas correcte. On n'aime pas cette "compétition", cette "culpabilisation". En Flandre il y a environ 20 maisons médicales, en Wallonie et Bruxelles plus de 100. Pourtant les gens ont la même mentalité. À mon avis, la différence se situe plus sur le plan politique et sur le lobbying.
Ainsi, nous avons plus de facilités pour communiquer le résultat de nos recherches dans la partie francophone. En Flandre, c'est beaucoup moins facile. Et pourtant, je pense que nos données sont primordiales sur le plan de la santé publique de notre pays.On ne peut pas ignorer ce problème".>
Les gens s'identifient à leur job. Qui leur apporte un salaire (primordial) mais aussi des contacts sociaux, un statut et une reconnaissance. Perdre tout cela d'un coup équivaut à une mutilation psychique.
l M.PW.
   
   
Portrait
"La recherche médicale de terrain: un outil précieux pour nos décideurs politiques "
VOLET LOUVIÉROIS DE L'ÉTUDE
Centre Santé mentale Sans travail, t'es plus rien
Mais peut-on réduire un être humain à son seul métier?
Vanderoost
Docteur Filip
UNE BRAINOISE S'INVENTE UN JOB SUR FACEBOOK
" Quand on ne travaille pas, on n'est plus rien! "
>Les 377 patients des maisons médicales de La Louvière et de Deurne ont répondu à un formulaire de 75 questions sur base totalement volontaire et anonyme.
>Ce questionnaire très poussé est élaboré de façon à ce que les informations communiquées puissent être recoupées entre elles. Il laisse en outre la possibilité de nuancer ses réponses par des commentaires, des suggestions et des précisions.
Il donne enfin le loisir d'émettre un avis critique sur le dit questionnaire.
>Les 75 questions portent sur la vie professionnelle, la vie sociale, sur l'état de santé physique et mental (avec notamment l'aide d'une liste de symptômes), la consommation de médicaments ainsi que le style de vie. Les questions concernant l'éventuelle consommation d'alcool, de cannabis ou de stupéfiants complètent ce tour d'horizon.
>Le chapitre du suicide est abordé en cinq questions:
1. Avez-vous déjà sérieusement songé à mettre fin à votre vie (de "plusieurs fois" à "non, jamais")
2. Avez-vous eu ce type de pensées au cours des 12 derniers mois ?
3. Avez-vous déjà fait une tentative de suicide?
4. Avez-vous fait une tentative de suicide au cours de ces 12 derniers mois ?
5. Quelle (s) est (sont) l' (les) origines(s) de cette tentative de suicide.
>Dans 36% des cas, les personnes ayant été licenciées au cours de l'année écoulée reconnaissent avoir éprouvé des pensées suicidaires.
bMarie (Braine-le-Comte) a effectué uncursus universitaire.
Elle a longtemps travaillé dans le domaine du journalisme.
Sa signature était même très appréciée. Suite à une restructuration, elle a perdu son emploi. Mariée et mère de famille, elle s'est investie plus encore pour les siens.
Tout en continuant à rechercher un travail.
Pasfacile à plus de 45 ans. Après un contrat temporaire, elle se retrouve à nouveau sans emploi.
Elle tente de le vivre le mieux possible. Notamment en entretenant son réseau social sur Facebook. "Mais la première question qui revient invariablement lorsque je noue un nouveau contact, concerne mon métier.
J'en avais vraiment assez d'expliquer pourquoi j'étais actuellement sans emploi. Comme si on ne pouvait exister que par son travail. Alors que je pense être quelqu'un de cultivé, de créatif, parfaitement bilingue de surcroît. D'intéressant, quoi!
Finalement, j'ai coupé court en m'inventant un job fictif sur Facebook.
Depuis, c'est beaucoup plus facile. La question est tout de suite réglée et... on m'écoute à ma "juste " valeur. C'est fou, non? "
« M.PW.
LE  SUICIDE MENACE
UN QUESTIONNAIRE ÉLABORÉ DE FAÇON SCIENTIFIQUE
AUSSI LES JEUNES, PRIVÉS D'AVENIR FAUTE DE TRAVAIL
llUne étude, oui, mais comment ?
LES GÉNÉRALISTES DOIVENT PENSER À POSER LES "BONNES" QUESTIONS
Une étude, oui, mais pour quoi faire ?
Se tuer parce que l'on a perdu son travail    
   
MARDI 31 JANVIER 2012 CE SUDPRESSE 7


BELGIQUE: Pour le PTB, le rapport de Laplace conseil n'est pas neutre.

Sent: Tuesday, February 07, 2012 4:51 PM
Subject: Pour le PTB, le rapport de Laplace conseil n'est pas neutre.
Pour le PTB, le rapport de Laplace conseil n'est pas neutre
En 2009 paraissait un rapport Laplace sur la sidérurgie liégeoise. Celui-ci, globalement, lui était favorable. Aujourd'hui, alors que les différences de couts de production à la tonne n'ont fondamentalement pas évoluées (le rapport sorti ce weekend va même jusqu'à gommer ou minimiser les différences de coût entre un site maritime et un site continental), les conclusions qui tombent sont divergent.[1]  En effet, selon Laplace, c'est tout le chaud qui doit fermer alors que le froid doit être filialisé avec l'aide de la région wallonne moyennant un plan de restructuration qui va faire fermer dans le froid une capacité équivalente à ce qui ferme dans le chaud.
Pourquoi cette différence d'analyse ? Aujourd'hui (et ce depuis le mois d'octobre 2011), il y a une baisse de production d'acier au niveau européen par rapport aux chiffres de 2010[2]. Pour Damien Robert, responsable sidérurgie du PTB, « dans une logique de hausse de production,  5 % de différence de coût à la tonne, ce n'est que 5 % de bénéfice en moins, tandis que dans une situation où il y a baisse de la production, la tonne qui est 5 % plus chère sera celle que la logique du tout au profit préfèrera ne pas fabriquer ».
Le spécialiste de la sidérurgie pour le parti de gauche insiste que ce rapport est présenté par ses commanditaires (la région wallonne) et ses auteurs comme un rapport rédigé par un spécialiste, liégeois de surcroit. Pour Damien Robert, « ces spécialistes ne sont pas neutres. Les consultants de Laplace conseil, M. Genet et M. ORBAN, ont conseillé entre autres dans les années nonante la Sogepa et la Région wallonne lors de la faillite scandaleuse de Clabecq et la privatisation de Cockerill Sambre. Or, c'est cette privatisation qui est la source des problèmes de Liège. Ils ont le culot de montrer du doigt les syndicats comme responsables de tous les maux. Or, c'est les seuls qui ont critiqué la privatisation. Sans le syndicat qui a exigé une mise sous cocon des hauts fourneaux il n'y aurait même pas eu à l'époque de relance et du travail pour des milliers de famille. »
La seule solution reste une sidérurgie intégrée. Et la seule sidérurgie intégrée crédible en ces temps de crise où les lois du marché sèment leur logique de fermeture un peu partout, c'est la sidérurgie intégrée publique. Pourtant, le rapport Laplace suggère la construction d'une aciérie électrique à Charleroi. Mais cette proposition ce n'est pas crédible. La filière électrique pour les produits plats carbone n'est pas concurrentielle. Laplace reconnaît qu'elle ne pourra produire que 85% du carnet actuel. Cette filière est tributaire des prix volatiles de la mitraille et du KWH. Puis, l'aciérie électrique Carinox où l'on ajouterait une aciérie plats carbone est aussi menacé par une restructuration de la filière inox. Enfin, Mittal a mis sa branche inox 'Aperam' dans la vitrine avec comme objectif de le vendre. Cette proposition n'est donc pas même économiquement sérieuse.
Pour toutes ces raisons, le PTB rejette les conclusions du rapport Laplace. Pour Damien Robert, « la seule solution crédible socialement et économiquement est le maintien d'une sidérurgie intégrée et publique et il y a de l'argent pour ça ». Le rapport Laplace dit que c'est trop cher car cela couterait un milliard d'euros. Or, « le PTB tient à rappeler qu'un milliard, c'est moins que la somme de 1 148 201 303 euros qui équivaut aux déductions fiscales obtenues par Arcelor Mittal en Belgique pour 2009 et 2010 ainsi qu'aux reventes de surplus de quotas distribués par la région wallonne entre 2008 et 2010 ». Dans ce cadre, des entreprises comme la sidérurgie de La Sarre qui ont évité la privatisation ont montré une meilleure résistance aux aléas du marché et à la logique du tout au profit qu'une entreprise sidérurgique privée traditionnelle.
Contact :
Damien Robert
0472/216381

Les capitalistes, le gouvernement et l’ Euro-dictature, veulent aussi avoir la peau du peuple hongrois...

Les capitalistes, le gouvernement et l' Euro-dictature, veulent aussi avoir la peau du peuple hongrois...
Signons la pétition, organisons la solidarité internationale !
RoRo
From: somi judit
Sent: Tuesday, February 07, 2012 3:35 PM
Subject: Hongrie
Hongrie - marche de faim

Avec l'ordre de jour „Du travail, du pain!", les maires des petits villages au (département) Borsod, les ouvriers, chômeurs organisaient une marche de faim. Ils l'ont commencée à Miskolc le 6 février et arriveront à Budapest devant le Parlement le 13 février en parcourant presque 200 kilomètres.
Ils disent que la vie chaque jour devient plus difficile. « Il n'y a pas de travail et le gouvernement a baissé l'aide d'allocation à 22 500 forints (env. 75 euros, qui ne vaut qu'un paquet de cigarettes par jour). Les gouvernements hongrois remplissent les poches des riches, pourtant ce n'est pas les pauvres qui y manquent. Les habitants des communes de Borsod ne sont plus capables de survivre. L'industrie, l'agriculture ont disparu à la suite de la privatisation demandée par Union Européenne exécutée par les gouvernements droites et "gauches". Nous n'avons plus d'argent pour le pain et médicaments, et surtout pas pour payer les factures (énergie). On n'en peut plus. Les gens sont condamnés à mort."
C'est pourquoi ils iront jusqu'au Parlement, où ils demandent du travail, du pain, du salaire suffisant pour vivre. Les « marcheurs » sont en route malgré le froid et la neige.Nous soussignés sommes solidaires avec les marcheurs de la faim hongrois et soutenons leurs revendications : Du travail, du pain!Nom                       qualité/fonction
Roger ROMAIN, a/conseiller communal, B6180 Courcelles
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A envoyer : somijudit@gmail.com     (jusqu'à 11 février)





ESPAGNE: vous ne le verrez pas dans "LA" Presse

From: Xarlo@...
Sent: Tuesday, February 07, 2012 1:58 PM
Subject: vous ne le verrez pas dans "LA" Presse

ETA a tué en 50 ans quelques 842 personnes, plus ou moins volontairement. La Presse l 'a suffisamment souligné, y compris hors contexte.
Ce que l'on connaît moins, c'est le score de l'Etat espagnol parfois soutenu et, le plus souvent, efficacement aidé par l'Etat français.
Des historiens basques ont fait un travail fouillé de recherches... pas des Espagnols, vous le pensez bien.
Pays basque, population: moins de 3 millions d'habitants, au cas où vous voudriez faire des règles de trois...
Pour les non-hispanophones:

  • Fallecid@s / Mort(e)s
  • Herid@s / Blessé(e)s
  • Detenid@s / Arrêté(e)s ou détenu(e)s
  • Guerra Sucia / Guerre sale
  • Score déjà remarquable jusqu'en 2010 mais qui s'est amélioré depuis et qui sera prochainement mis à jour...
    474 tués;
    1.158 blessés;
    21.230 arrestations
    841 attentats par des groupes para-militaires fascistes - des incontrôlés suivant les termes officiels- (AAA, ATE, BVE, GAL, etc...) dont un certain nombre ont provoqué des morts et blessés...

    Estonie "libre"

    L' Estonie, c' est aussi en EURO-DICTATURE capitaliste.
    RoRo
    From: jemi bayart
    Sent: Tuesday, February 07, 2012 12:43 PM
    Subject: brève: Estonie "libre"
    Les russophones d'Estonie n'ont pas le droit de vote.
    Bien qu'ils représentent le 1/4 de la nation et sont arrivés sur le sol estonien depuis des générations.

    Très intéressant: http://www.ceri-sciences-po.org/themes/ue/enseignements/scpo/memoires_2008/estonie.pdf

    Extraits: "Amnesty International critique l'Estonie sur cette loi car trouvant que la définition de minorité nationale devrait être élargie à toute la population russophone du pays. - Il y a un tiers de la population de l'Estonie qui est majoritairement russophone. Amnesty International note dans son rapport19 que ces individus se trouvent souvent de facto exclus du système d'éducation et du marché de travail - Sur le marché du travail estonien, on observe que les Estoniens occupent une position plus favorable que les Russes"

    L'Estonie, comme d'autres pays anciennement sous le "joug soviétique", est aujourd'hui "LIBRE"
    Ce pays est bien sûr -à la grande satisfaction du camp occidental "démocratique" donneur de leçons- membre de l'OTAN, de l'Union Européenne, et a intégré la zone Euro.
    "L'Estonie est entrée violemment en récession lors de la crise économique de 2008-2010 avec notamment un taux de chômage supérieur à 14 %. Le gouvernement se fixe comme priorité de réduire l'inflation et de maîtriser les finances publiques" (wikipédia)
    "Maitriser les finances publiques", c'est forcément mener une politique antisociale, donc capitaliste.

    Informer, c'est cultiver...
    jmb


    BELGIQUE: Elio Di Rupo : le moindre mal ou la politique qui mène au pire

    C'était dans SOLIDAIRE, hebdo du PTB:

     

    Elio Di Rupo : le moindre mal ou la politique qui mène au pire

    Comment un Premier ministre socialiste peut-il défendre une politique d'austérité jamais vue dans l'histoire de la Belgique ? Au PS, on nous le garantit : on a « pris ses responsabilités » et « sauvé notre modèle social ». Décryptage.

    David Pestieau

    « Obligés de suivre les recommandations de l'Union européenne. » FAUX.

    « Les syndicats, les gens en colère, je les comprends, lance Elio Di Rupo au JT de la RTBf. Mais il fallait faire ce qu'il fallait faire (sic) et respecter formellement les recommandations de la Commission européenne. » Autrement dit, on peut comprendre le peuple, mais on fera le contraire pour respecter la volonté du 1 % de l'establishment européen et de la finance. Qui défend un programme néolibéral.
    Car si on peut contester la politique de notre gouvernement en Belgique, on peut le faire aussi contre l'Union européenne. C'est une question de rapport de forces à développer dans la rue, comme l'a appris l'histoire du mouvement social. Et ça tombe bien, d'autres peuples d'Europe sont aussi en mouvement ces mois-ci. Mais Di Rupo semble avoir abandonné cette idée depuis un petit temps.
    Le côté « on n'a pas le choix » n'est pas nouveau : Di Rupo avait justifié les privatisations de la CGER, du Crédit communal, de la Sabena en son temps, afin « de combler le déficit », pour respecter « la norme de Maastricht », pour entrer dans l'euro. 15 ans plus tard, on a vu où cela a mené.

    « On sauve notre modèle social pour les pensions et le chômage. » FAUX.

    « Avec le vieillissement de la population, pour pouvoir conserver un système de sécurité sociale, il faut éviter que les travailleurs quittent leur emploi trop tôt », explique le PS dans une note adressée à ses sympathisants défendant l'accord1. Là, le PS suit entièrement les dogmes de la pensée unique. Que les Belges sont les travailleurs parmi les plus productifs au monde et épuisés par un travail stressant : oublié. Que les caisses des pensions se sont vidées par les cadeaux au patronat pour 9 milliards : encore oublié. Qu'il y a assez de richesses (mais qu'il faut aller chercher) pour permettre aux plus âgés de profiter des quelques années de retraite quand ils sont encore en bonne santé : oublié.
    Même chose pour les allocations de chômage qui diminueront très vite à un taux plancher. Après deux, trois ans maximum. « On a préservé les minima actuels et empêché ainsi que des cohortes d'hommes et de femmes soient jetés dans la pauvreté. »2 Sauf que le minimum pour un isolé est à 898 euros, 38 euros au-dessus du seuil de pauvreté. Et le minimum pour un chef de ménage (ayant deux enfants et un partenaire privé de ressources) est de 1 069 euros, soit 736 euros en dessous du seuil de pauvreté.
    En réalité, Di Rupo a laissé entrer les principes du modèle allemand dans la sécurité sociale belge. Et ouvert la porte à son détricotage.

    « Un accord équilibré et socialement juste, les plus riches doivent payer pour 5 milliards. » FAUX.

    « On touche au capital », affirme Paul Magnette. Cela fait « près de 5 milliards  qui pèseront sur le secteur bancaire et les très hauts revenus », a-t-il déclaré sur le plateau de Mise au Point.
    On pourrait déjà rétorquer qu'il n'y a rien d'équilibré à ce que des travailleurs doivent payer près de 5 milliards d'économies pour une crise dont ils ne sont pas responsables. On pourrait se dire que l'idée de la taxe des millionnaires que le PTB avait envoyée au formateur a été non seulement allégée puis même abandonnée. Elle a été remplacée par une cotisation de solidarité sur les hauts revenus mobiliers (au-dessus de 120 000 euros) qui rapportera très peu. « Comme il n'y a aucun moyen de contrôle, cela risque de devenir l'impôt le plus fraudé du monde » selon Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du PTB.

    Que reste-t-il ? Pas grand-chose.

    Les intérêts notionnels? Ils ne sont pas supprimés, ni même sérieusement diminués. Le taux passe de 3,425 % en 2011 à 3 % en 2012. Di Rupo parle de 1,6 milliard d'économies. « Faux, répond Marco Van Hees, ce 1,6 milliard d'euros, c'est la différence entre le taux légal de 4,36 % et le taux de 3 %. Les 3,425 % était déjà d'application depuis deux ans. La véritable recette nouvelle s'élève seulement à 500 millions d'euros. »
    La lutte contre la fraude fiscale ? 700 millions d'euros pour une fraude estimée à 20 milliards d'euros. Ridicule, surtout que ni une vraie levée du secret bancaire ni un cadastre des fortunes ne sont prévus.
    La taxation des plus-values sur actions ? Abandonnée pour les personnes physiques, et taxation pour les entreprises uniquement si elles ne gardent pas leurs actions pendant un an. D'où un rendement de 0,15 milliard alors que l'immunisation des plus-values sur actions coûte à l'État 5 milliards par an en moyenne...
    Il y a bien la hausse du précompte mobilier à 21 % ? « Di Rupo fait de la démagogie sur la spéculation mais, finalement, il réduit l'écart de taxation entre les intérêts (par exemple sur les bons d'État) et les dividendes, qui ne sont plus séparés que de 4 points d'écart. L'épargnant au profil de "bon père de famille" est donc sanctionné, pas le boursicoteur au profil à risque », juge Marco Van Hees.
    La taxation sur le secteur énergétique et bancaire ? Il y a beaucoup de chances que ce sera reporté sur le consommateur car aucun mécanisme pour l'empêcher n'a été mis en place.
    1. Réformes socio-économiques : pourquoi le PS s'est battu, 28 novembre 2011, p3 • 2. Idem, p1

    Et la pression libérale ?

    Les libéraux ont profité de la pression de la Commission européenne et des marchés financiers pour en rajouter une couche. « Le MR et le VLD sortent gagnants », précise le politologue Pierre Verjans. C'est clair que les libéraux voulaient accélérer les réformes et ils ont obtenu gain de cause. Sous la pression libérale, la réduction des dépenses, qui touche l'homme de la rue, se montera à plus de 4,3 milliards d'euros au lieu de 2,3 milliards dans la note Di Rupo de juillet. Pourtant, le PS affirme s'être battu comme un lion. Et, surtout, il a « sauvé l'index ». « Momentanément », précise Alexander De Croo (Open Vld). Car que dira Di Rupo à la Commission quand elle lui demandera, lors d'une prochaine phase de la crise dans les mois à venir, de le réformer quand même comme l'exige la troisième de ses recommandations ? « Qu'il comprend les syndicats mais qu'il fallait faire ce qu'il fallait faire » ? Et c'est la quantième fois que le PS vend un accord antisocial en affirmant avoir sauvé l'index ? De l'autre côté, en ne concentrant pas le feu sur l'impôt sur les fortunes et la suppression des intérêts notionnels qui visent vraiment les plus riches, le PS a mis sur la table des mesures de taxation qui touchaient aussi les cadres, les petits indépendants et des ménages d'employés à deux salaires. On pense à la taxation des voitures de société, aux titres-services, etc. Ainsi, il a ouvert la voie aux libéraux qui ont pu faire de l'agitation à bon compte sur la « défense de la classe moyenne ». (DP)

    En POLOGNE aussi: bientôt l' EUROPE du McCarthysme et du fascisme ...

    En POLOGNE aussi: bientôt l' EUROPE du McCarthysme et du fascisme ...
    RoRo
    Sent: Tuesday, February 07, 2012 10:05 PM
    Subject: demande de soutien à R.R.


    PETITION  lancée à l'initiative du COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITE DE CLASSE (CISC)
    et de l'ASSOCIATION des AMIS d'EDOUARD GIEREK (France)


    A M. le Président de la Commission des Droits de l'Homme de l'O.N.U. ; Copie à M. l'Ambassadeur de la République de Pologne en France ; Copie pour demande d'intervention à M. le Ministre des Affaires étrangères de la République française.

    NON à la CHASSE aux SORCIERES en POLOGNE et en EUROPE !
    Le PROFESSEUR polonais Zbigniew WIKTOR doit être rétabli dans tous ses droits universitaires !

    En application d'une loi scélérate de 2010 qui viole à la fois la liberté d'opinion et l'indépendance des universitaires, le professeur Zbigniew Wiktor vient d'être exclu de sa chaire de professeur de l'université polonaise de Wroclaw.
    Les prétextes évoqués sont grotesques tant le professeur Zbigniew Wiktor a montré de compétences dans son travail d'enseignant-chercheur. Le vrai motif de l'exclusion indigne qui le frappe est que Z. Wiktor préside la Fédération des communistes de Pologne.
    En effet, dans la Pologne prétendument « anti-totalitaire » actuelle, les symboles communistes auront été criminalisés (la loi scélérate visant à les criminaliser prévoit de punir de deux ans de prison le fait de porter un vêtement à l'effigie du « Che » !!!) et les enseignants sont soumis à un contrôle idéologique qui n'est pas sans rappeler les activités liberticides du sénateur états-unien Mac Carthy de sinistre mémoire.
    Cette atteinte aux libertés survient dans un climat général marqué par la répression anticommuniste dans toute l'Europe orientale. Dans le même temps, des gouvernements fascisants prétextent de l'anticommunisme pour banaliser le fascisme et réhabiliter le nazisme. Ainsi les Etats baltes encensent-ils ceux qui combattirent l'URSS aux côtés des nazis ; ainsi, le président roumain actuel de la Roumanie va-t-il jusqu'à dire qu'il aurait envoyé des troupes à Stalingrad pour aider Hitler à vaincre l'Armée rouge ! Ne parlons pas d'Orban, le fascisant dirigeant hongrois, qui a ouvertement entrepris de fasciser la vie politique de son pays. 
    Cette chasse aux sorcières tend d'ailleurs à déborder sur l'Europe occidentale : des militants antifascistes italiens viennent ainsi d'appeler à combattre l'entreprise fascisante qui vise à criminaliser le communisme au pays de Gramsci.
    Quant à l'Union européenne, c'est peu dire qu'elle reste passive devant ces attentats contre la liberté. C'est de Bruxelles et de Strasbourg que vient l'impulsion qui tend à criminaliser à l'échelle continentale l'URSS et les communistes, lesquels ont pourtant joué un rôle décisif dans la victoire sur Hitler, de Stalingrad aux Brigades internationales d'Espagne en passant par les combats des FTPF et des FTP-MOI. Des textes scélérats ont été votés à Strasbourg pour mettre sur un pied d'égalité le pays de Stalingrad et le Troisième Reich au mépris de cette vérité historique naguère proclamée loyalement par le Général De Gaulle : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».
    Laisser l'extrême droite et ses relais gouvernementaux criminaliser les communistes et leur histoire en Pologne et en Europe de l'est, encourager ces attaques liberticides au niveau européen, c'est prendre d'énormes risques pour la liberté de tous en Pologne et dans tous les pays actuellement membres de l'Union européenne.
    C'est pourquoi les soussignés demandent instamment :
    ·         que le professeur Wiktor soit rétabli dans tous ses titres,
    ·         que les lois d'exception anticommunistes soient supprimées,
    ·         que les communistes et tous les courants ouvriers, démocratiques et populaires puissent militer librement partout et que l'extrême droite pro-nazie et raciste soit mise hors d'état de nuire au lieu d'être banalisée et réhabilitée.

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    Initiateurs : Henri Alleg, président d'honneur du C.I.S.C., ancien directeur d'Alger républicain, auteur de La Question ; Désiré Marle, prêtre-ouvrier, président du CISC, Georges Gastaud, Vincent Flament, Stéphane Dubois, secrétaires du CISC ; Jacques Kmieciak et Georgette Tournel, militants de l'Association des Amis d'Edouard Gierek (France)
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    Comité de parrainage : Daniel Antonini, resp. international du Pôle de Renaissance Communiste en France ; Jean-François Dejours, enseignant syndicaliste, secrétaire de l'Université populaire Ch'ti Guevara ; Denise Desaigle, a. syndicaliste EPS ; Aurélien Djament, chercheur en maths, syndicaliste ; Barbara Y. Flamand, écrivain, Belgique ; Benoit Foucambert, enseignant syndicaliste ; Marc-O. Gavois, professeur d'histoire ; Sylvie Guduk, enseignante, syndicaliste ; Jean-Pierre Hemmen, fils de commandant FTP fusillé par les nazis, vice-président du PRCF ; Eric Macia, juriste ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d'histoire contemporaine à Paris VII ; Léon Landini, a. officier F.T.P.-M.O.I., président du P.R.C.F. ; Dimitri Manessis, syndicaliste étudiant ; Annette Mateu-Casado, enseignante retraitée ; Laurent Nardi, professeur de français ; Jean-Michel Pascal, ingénieur ITRF; Pierre Pranchère, a. résistant FTPF, a. député ; Jany Sanfelieu, enseignante retraitée, conseillère municipale ; Roger Silvain, syndicaliste CGT Renault-Billancourt, président du Front Syndical de Classe ; Jean-Pierre Sienkiewicz, enseignant syndicaliste ; J.-Cl. Soulier, travailleur de l'Etat ; Serge Zaina, syndicaliste EDF ; Antoine Manessis, resp. PRCF relations inter-organisations ;

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    Nom-prénom                   qualité                      adresse postale et informatique                                  signature



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    Chatte, le 9 janvier 2012

    Jean BONHOMME
    Puvelin 38 160 CHATTE
    tel : 04 76 64 99 32 jeanbonhomme38@free.fr
    Objet : défense des Droits de l'Homme et du Citoyen en Europe

    Chers amis et camarades,

    Vous trouverez ci-joint un appel à la solidarité en faveur d'un universitaire polonais faisant l'objet dans son pays de discrimination en raison de ses choix politiques.

    Je vous remercie de diffuser cette initiative auprès des universitaires progressistes de vos connaissances, et de les prier de m'informer de leur intervention éventuelle.

    Salut et fraternité !
    Jean BONHOMME



    Amicale Révolutionnaire Ernst Thälmann – Le Président

    Les anticommunistes retirent à Zbigniew Wiktor son titre de  Professeur

    Dans les années qui ont suivi 1989, lorsque le pouvoir juridique ne rencontrait encore aucune entrave en Pologne, les universitaires de gauche n'étaient absolument pas rares. C'est ainsi que le Docteur Zbigniew Wiktor de l'Université Karl-Marx de Leipzig fut habilité en 2003 à enseigner en qualité de Professeur émérite à l'Université de Wroclaw. Il y enseignait à l'Institut d'Etudes Politiques.
    A cette époque, il n'y avait apparemment aucun problème à ce qu'il fût le cofondateur et chef de la Fédération des Communistes Polonais. Zbigniew Wiktor est connu par les lecteurs et les membres de l'Association Front Rouge à travers ses exposés et ses articles  engagés et il a la réputation d'être un homme fort sympathique. En Pologne, il fut particulièrement remarqué par l'excellente analyse qu'il fit dans son livre sur la Chine. Toutes les tentatives précédentes de l'évincer échouèrent  en raison de sa réputation de scientifique et de sa popularité auprès des étudiants.
    Avec l'arrivée au pouvoir des frères d'extrême droite Kaczynski en 2005, la situation changea du tout au tout. A partir de cette époque, la chasse aux sorcières anticommuniste prit en Pologne des proportions jusqu'alors inconnues. Avec la loi du 14 juin 2010, ce ne furent pas seulement les symboles communistes, mais aussi toute prise de position en faveur du peuple polonais qui furent interdits et condamnés. On assiste ainsi dans les Grandes Ecoles au « nettoyage » des militants de gauche. Tous les Professeurs éminents durent se plier à une  parodie de contrôle.
    Le Professeur Wiktor se vit refuser sa chaire de Professeur au mépris de ses travaux de chercheur. La raison invoquée est grotesque : on mit en cause ses aptitudes en raison  de ses « réalisations scientifiques de qualité moyenne». La plupart de ses publications révèleraient des « lacunes méthodologiques ». En clair : on lui reproche en tant que marxiste de « ne pas être en mesure de réaliser un travail scientifique ». On lui reproche par ailleurs de ne pas avoir publié d'articles dans des revues universitaires.

    Tout cela est inexact. Le Professeur Wiktor a écrit dix ouvrages et publié plus de deux cents articles dans des périodiques scientifiques réputés. Peu de monde est en mesure de le rivaliser sur son cursus : il a exercé comme professeur d'enseignement supérieur dans les Universités de Wroclaw, Moscou, Leipzig, Illinois (USA), et Wuhan (Chine). Au cours de quarante-six années de carrière, il a dirigé plus de trois cents diplômes et de nombreuses thèses de doctorat. Cela suffirait à lui conférer le titre de Professeur.

    La procédure à l'encontre de Zbigniew Wiktor est en contradiction avec l'esprit de la constitution et les statuts de l'Université de Wroklaw. Devant cette situation, ses adversaires politiques, si prompts par ailleurs à se réclamer de l'état de droit et de la tolérance, restent de glace.

    Une comparaison : le Président polonais Lech Kaczynski qui a péri lors d'un accident en 2010 - il fut l'inspirateur de cette action indigne contre les Universitaires de gauche – reçut en 1996 le  titre de Professeur d'Université, alors que ses travaux scientifiques sont totalement inconnus.

    Dr. Bernhard Majorow

    (Dans Rotfuchs N° 167 / décembre2011)

    Traduction : Jean Bonhomme

    A mes amis et connaissances

    Mon ami personnel Zbigniew m'a confirmé les faits mentionnés dans l'article publié par le Docteur B.Majorow invoquant explicitement la violation de la Constitution polonaise, qui - comme la plupart des constitutions européennes – postule la liberté de la recherche scientifique et de l'enseignement et l'égalité des droits de tous les citoyens.
    Je demande à mes amis et connaissances d'aider à mobiliser les progressistes des Universités et des Grandes Ecoles, en intervenant auprès du Président de la République de Pologne afin d'exiger le respect de la Constitution de la Pologne et des Droits de l'Homme.

    Les lettres sont à adresser à

    Monsieur le Président de la République de Pologne, Bronislaw Komorowski,  ul. Wiejska 10, PL – 00-498 Warszwa

    Je me permets de recommander aux expéditeurs de mentionner leurs titres universitaires personnels, afin que la protestation paraisse bien émaner de membres appartenants au milieu scientifique.

    Je n'ai pas proposé de lettre modèle, la pluralité intellectuelle de la protestation étant susceptible de donner plus de poids à la démarche.

    Ceux qui acceptent d'apporter cette aide peuvent m'adresser en toute confiance copie de la lettre adressée à Monsieur Komorowski, afin que je puisse informer Zbigniew Wiktor et le public en temps opportun (et après accord) de l'étendue de la protestation.

    Je transmets le salut chaleureux de mon ami Zbiggniew.
    Solidairement vôtre

    Gerd Hommel, Juriste, Dohnaer Platz 9,01239 Dresden, Tel. : 0351-2882128, Gerd.hommel@arcor.de RFB.hommel@arcor.de
    www.rfb-online.org
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    Nom – prénom                     qualité              adresse postale et informatique                                                   signature


    ROMAIN Roger        a/conseiller communal, militant du Ptb, B6180 Courcelles          roger.romain@skynet.be