mercredi 20 novembre 2013

La Réserve Fédérale des Etats-Unis empêche l'Allemagne de rapatrier son or. - Investig'Action

Mais qui donc peut encore faire confiance aux Ricains ... ?
RoRo
-----Message d'origine-----
From: democrite
Sent: Saturday, August 24, 2013 11:43 AM
Subject: La Réserve Fédérale des Etats-Unis empêche l'Allemagne de rapatrier son or. - Investig'Action
La Réserve Fédérale des Etats-Unis empêche l'Allemagne de rapatrier son or.
Telesur
envoyer par mail | 
22 août 2013
Les Etats-Unis refusent de rendre l'or que l'Allemagne a mis à l'abri dans la Réserve Fédérale des USA et a, par ailleurs, empêché les représentants allemands de visiter le coffre de la Banque Centrale de ce pays pour vérifier l'état des tonnes d'or entreposées.
La méfiance par rapport au dollar pourrait s'intensifier après que la Bundesbank allemande ait demandé le rapatriement de son or entreposé dans la Réserve Fédérale des États-Unis, mais que Washington ait refusé de le faire avant 2020.
L'agence d'information russe, RT, a publié que les représentants allemands se sont vus refuser le permis de visiter le coffre de la Banque Centrale des États-Unis.
« L'Allemagne, qui y a entreposé près de la moitié de ses réserves en or, a de bonnes raisons de s'inquiéter. En général, les institutions financières des USA sont connues pour vendre ce qui n'existe pas réellement », écrit RT sur la publication de son portail Web.
Ils citent l'exemple de 2012, lorsque la banque Goldman Sachs vendait des certificats d'or en assurant qu'ils étaient garantis par l'or authentique de ses coffres. Cependant, comme cela s'est su par après, il n'y avait pas d'or dans ces coffres, et la banque travaillait sur base d'un système de réserve fractionnaire, en supposant que peu de dépositaires exigeraient de récupérer leur or.
Le fondateur et président de l'Association Allemande de Métaux Précieux, Peter Boehringer, considère que ce refus des États-Unis est un mauvais signe.
« Nous avons exercé beaucoup de pression sur la Bundesbank, nous lui avons envoyé énormément de questions, ainsi que d'autres entités. Nous voulons savoir pourquoi elle n'agit pas en tant qu'audit approprié, pourquoi ils ne font pas pression sur la banque centrale de son partenaire, tout particulièrement sur la Réserve Fédérale, pour qu'elle soit un audit adéquat. Pourquoi n'est-il pas possible de rapatrier cet or ? Il y a donc énormément de questions sans réponses », dit-il.
« Les USA et la Réserve Fédérale financent actuellement entre 60 et 80% de la dette fédérale récemment publiée, les bons du Trésor. Et son achat libre est une mauvaise nouvelle pour la dette des USA. Cela met en évidence que quelque chose va mal pour la qualité du dollar des États-Unis comme monnaie de réserve. La Chine et l'Inde vont probablement consommer 2.300 tonnes d'or conjointement cette année, ce qui équivaut presque à 100% de la production mondiale », explique-t'il.
La Réserve Fédérale des États-Unis est une des organisations les plus secrètes au monde. Depuis bien des années, elle entrepose de grandes quantités d'or de différents pays. Si auparavant elle était considérée comme l'endroit le plus sûr pour les réserves de beaucoup de pays, maintenant la situation a changé, puisque l'or qui y est entreposé s'épuise du fait de sa vente, son cautionnement ou son utilisation comme garantie financière.
En janvier de cette année, la Bundesbank allemande a informé de sa décision de rapatrier 674 tonnes des réserves officielles d'or déposées à l'étranger d'ici 2020.
Jusqu'au 31 décembre 2012, la banque allemande conservait 31% de son or sur le sol allemand. Avec cette mesure, ils estiment que cette quantité s'élève à 50% avant le 31 décembre 2020.
« Les réserves d'or d'une banque centrale créent de la confiance », indique l'entité financière dans un communiqué qui assure que cette mesure augmentera la confiance en sa propre économie.
L'Allemagne possède la seconde plus grande réserve d'or au monde ; 3.396 tonnes. Au cours des prochaines huit années, 674 tonnes vont être rapatriées depuis New-York et Paris, avec pour objectif que 50% de cet or soit entreposé sur le sol allemand. 13% des réserves d'or allemandes sont entreposée à Londres et y resteront entreposées. Les réserves d'or déposées à New-York devraient passer de 45% à 37%. Les 374 tonnes actuellement entreposées à la Banque de France à Paris retourneront sur le sol allemand.
Source : Telesur
Traduit par SanFelice pour Investig'Action
Allemagne - Etats-Unis - Or

d'Oscar Fortin: "L’ÉGLISE CATHOLIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS"

Sent: Sunday, October 27, 2013 8:05 AM
Subject: d'Oscar Fortin: "L'ÉGLISE CATHOLIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS"


L'ÉGLISE CATHOLIQUE À LA CROISÉE DES CHEMINS
http://4.bp.blogspot.com/-t7UZaNfqA9o/Umwo24ebLTI/AAAAAAAADe0/XYPxKG5676I/s1600/canizarez.jpg
http://4.bp.blogspot.com/-N0JX1G7sihI/UmwpR0fjeBI/AAAAAAAADe8/keeNS-Q0GiY/s1600/cardenal-239x250.jpg
Ce titre eut pu coiffer bien des articles tout au long de l'histoire de l'Église à travers le temps. Ce n'est donc pas d'aujourd'hui qu'elle est à la croisée des chemins. Toutefois, cette fois-ci, les choix sont plus radicaux, ils touchent plus profondément la doctrine et la foi. Sur la photo qui coiffe le présent article, on y voit le prêtre poète, Ernesto Cardenal, que le pape Jean-Paul II avait sermonné à son arrivée à l'aéroport de Managua, Nicaragua. La seconde photo est celle du cardinal Canizarés. Deux églises, deux mondes.
http://2.bp.blogspot.com/-0aie4CoxsWM/UmwyRCiv2EI/AAAAAAAADfM/StjRyYCy_rw/s1600/église-turbulence.jpg
L'Église institution en est arrivé à un point tel, dans sa doctrine et l'exercice de ses cultes, que sa crédibilité n'y est plus. Cette Église institution telle qu'elle se présente à travers ses cardinaux, ses nonces apostoliques, ses évêques, tous enveloppés de rouge ecclésiastique, bien empressé, ne répond plus aux aspirations et aux attentes d'une humanité dont le rouge qui la couvre est plus souvent celui du sang. Cette Église, quoi qu'on en dise, résiste toujours aux changements, pour ne pas dire à la conversion qui s'impose. Elle n'est pas prête à troquer ses habits impériaux pour ceux d'une humanité en quête de justice et de respect. Toutefois, des vents forts soufflent pour les en dépouiller. Jusqu'à temps pourront-ils leur résister?
L'autre Église, celle dont on parle peu, est déjà à l'œuvre dans plusieurs milieux de vie, à travers le monde, mais de façon particulière en Amérique latine.
http://4.bp.blogspot.com/-ibxZb06YLsA/UmwynKuE7sI/AAAAAAAADfU/XXr307ukn-k/s1600/Hélder_Câmara_(1974).jpg
Dans les derniers jours du Concile, le 16 novembre 1965, quarante évêques, en majorité latino-américains, se sont réunis dans une catacombe de Rome sous l'impulsion de dom Helder Camara et ils ont signé ce qui s'est appelé le « Pacte des catacombes » . Un geste profondément prophétique qui indique la direction à prendre pour que l'Église institution retrouve son âme. Je vous invite à lire au complet le contenu de ce pacte dont je me permets d'en relever quelques extraits.
1. Nous essaierons de vivre selon le mode ordinaire de notre population en ce qui concerne l'habitation, la nourriture, les moyens de locomotion et tout ce qui s'ensuit. Cf. Mt, 5, 3 ; Mt, 6, 33s ; Mt, 8, 20.
2. Nous renonçons pour toujours à l'apparence et à la réalité de richesse spécialement dans les habits (étoffes riches, couleurs voyantes), les insignes en matière précieuse (ces signes doivent être en effet évangéliques). Cf. Mc, 6, 9 ; Mt, 10, 9s ; Actes, 3, 6. Ni or ni argent.
3. Nous ne posséderons ni immeubles, ni meubles, ni comptes en banque, etc., en notre propre nom ; et s'il faut posséder, nous mettrons tout au nom du diocèse, ou des œuvres sociales ou caritatives. Cf. Mt, 6, 19-21, Lc, 12, 33s.
5. Nous refusons d'être appelés oralement ou par écrit par des noms et des titres signifiant la grandeur et la puissance (Éminence, Excellence, Monseigneur). Nous préférerons être appelés du nom évangélique de Père.
6. Nous éviterons, dans notre comportement, nos relations sociales, ce qui peut sembler donner des privilèges, des priorités ou même une préférence quelconque aux riches et aux puissants (par exemple par des banquets offerts ou acceptés, par des services religieux). Cf. Lc, 13, 12-14 ; 1 Cor, 9, 14-19).
9. Conscients des exigences de la justice et de la charité et de leurs rapports mutuels, nous essaierons de transformer les œuvres de « bienfaisance » en œuvres sociales basées sur la charité et la justice qui tiennent compte de tous et de toutes les exigences, comme un humble service des organismes publics compétents. Cf. Mt, 25, 31-46 ; Lc 13, 12-14, et 33s.
10. Nous mettrons tout en œuvre pour que les responsables de notre gouvernement et de nos services publics décident et mettent en application les lois, les structures et les institutions sociales nécessaires à la justice, à l'égalité et au développement harmonisé et total de tout l'homme chez tous les hommes et par là à l'avènement d'un autre ordre social, nouveau, digne des fils de l'homme et des fils de Dieu. Cf. Actes, 2, 44s ; Actes, 4, 32-35 ; Actes, 5, 4 ; 2 Cor, 8 et 9 ; 1 Tim, 5, 16.
11. La collégialité des évêques trouvant sa plus évangélique réalisation dans la prise en charge commune des masses humaines en état de misère physique, culturelle et morale – deux tiers de l'humanité – nous nous engageons :
- à participer, selon nos moyens, aux investissements urgents des épiscopats des nations pauvres ;
- à demander ensemble, au niveau des organismes internationaux, en témoignant toujours de
l'Évangile, comme l'a fait le Pape Paul VI à l'ONU, la mise en place de structures économiques et
culturelles qui ne fabriquent plus de nations prolétaires dans un monde de plus en plus riche, mais
permettent aux masses pauvres de sortir de leur misère.

http://1.bp.blogspot.com/-Jwa0EeprnR4/UmwzG8eVD0I/AAAAAAAADfk/G--Nx1V-iSs/s1600/Ernesto+cardenal.png
Après 48 ans de ce pacte, la figure visible de l'Église institution n'a guère changée. Il faut retourner dans les pays du tiers-monde pour y retrouver de ces témoins d'Église des pauvres pour les pauvres. Déjà nous connaissons le témoignage de Mgr Oscar Romero. Moins connus sont ces nombreux prêtres religieux et laïcs engagés, sous l'inspiration de la théologie de libération, dans les milieux les plus défavorisés. Ils sont ceux-là mêmes que le pape Jean-Paul II a voulu bâillonner avec l'aide de Joseph Ratzinger, devenu par la suite pape Benoît XVI, puis pape émérite. Sur cette photo nous voyons le pape J.P. II sermonner le père Ernesto Cardenal, alors ministre de la culture. Il vaut la peine d'aller au lien plus haut donné sur ce prêtre pour y lire ce qu'il raconte de cette visite du pape.



Un nouveau pacte des catacombes?

http://1.bp.blogspot.com/-cT8vSOADHXY/UmwzeUvx0qI/AAAAAAAADfs/dAJHB6rlBcc/s1600/Pere+Casaldàliga_4.jpg

Dom Pedro Casaldàliga, évêque émérite de la Prélature de São Félix de Araguaia (Mato Grosso) a publié, en mars 2009, un article pouvant être lu comme un second pacte des catacombes. En voici quelques extraits :
(…) La grande crise économique actuelle est une crise globale de l'humanité qui ne peut être résolue par aucune forme de capitalisme, car un capitalisme humain n'existe pas. Le capitalisme en lui-même reste toujours homicide, antiécologiste et suicidaire. On ne peut servir en même temps le dieu des banques et le Dieu de la Vie, ni conjuguer ensemble la toute-puissance et l'usure avec la convivialité fraternelle. La question centrale est la suivante : s'agit-il de sauver le système ou s'agit-il de sauver l'humanité? C'est dans les grandes crises que se trouvent les grandes opportunités. En chinois, le mot « crise » a deux sens : la crise comme danger et la crise comme opportunité.
Avec l'Église, nous voulons vivre, à la lumière de l'Évangile, la forte passion de Jésus pour le Royaume. Nous voulons être l'Église de l'option pour les pauvres et devenir communauté œcuménique, mais aussi macro œcuménique. (…)Le Dieu dans lequel nous croyons, celui que Jésus appelait Père, ne peut être en aucune façon celui des fondamentalismes, de l'exclusion, des inclusions absorbantes et de l'orgueil prosélyte. Faire de notre Dieu le seul Dieu véritable, cela a assez duré. « Mon Dieu me laisse-t-il rencontrer Dieu? ». (…) L'Eglise sera prophétique dans ses annonces, ses dénonciations et sa façon de consoler. Comme le disait Pie XI, la politique vécue par tous les chrétiens et toutes les chrétiennes sera « l'expression la plus élevée de l'amour fraternel ».
On peut lire l'ensemble de l'article en suivant le lien donné plus haut.
QU'EN EST-IL DU PAPE FRANÇOIS?
http://1.bp.blogspot.com/-ToTaj31P19s/Umwzz22P9_I/AAAAAAAADf0/yKJbg232sLI/s1600/François+et+la+colombe.jpg
Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le pape François appartient quant au mode de vie et à la proximité avec les plus marginalisés au second groupe, celui des catacombes.
Toutefois, à regarder de près ceux qu'il nomme pour le conseiller et pour diriger les différents dicastères de l'Église, il donne plutôt l'impression de quelqu'un qui veut garder l'Église institutionnelle là où elle est.
L'Opus Dei qui n'a pas la réputation d'être pauvre avec les pauvres se voit confier de nombreuses responsabilités à travers plusieurs de ses membres. C'est le cas pour les comités visant la transformation de la banque du Vatican. C'est le cas pour le comité visant la transformation de la gouvernance de l'État du Vatican. C'est également le cas avec son comité du G-8 pour le conseiller sur la réforme de la Curie.
http://2.bp.blogspot.com/-MEPpeYF3fLY/Umw0JLAkFwI/AAAAAAAADf8/71IPs-VlBwQ/s1600/cardinal+oscar-andres-rodriguez-maradiaga_560x280.jpg

Avec le cardinal MARADIAGA comme coordonnateur, les conservateurs et les adeptes du statu quo peuvent dormir tranquilles. Il est là pour veiller au grain.
Il ne faut pas oublier qu'il est le cardinal qui a participé directement au coup d'État militaire au Honduras, en juin 2009, et qui considère, sans plus de nuance, le socialisme du XXIe siècle comme étant le marxisme qui a caractérisé, au siècle dernier, les États de l 'Union soviétique.
Pour moi, il est l'ombre qui plane sur le Vatican et qui sait utiliser toutes les opportunités que lui donnent ses fonctions de coordonnateur pour se faire voir et se positionner pour une éventuelle élection à la papauté. Comme pilote, il sait voler, comme musicien, il sait jouer les notes pour ses compositions, et comme politicien, il sait utiliser les moyens qu'il faut pour être toujours du côté des solutions plutôt que du côté des problèmes.
http://2.bp.blogspot.com/-x6-8MqQXyVQ/Umw0bC1ObLI/AAAAAAAADgE/grzABeNMMIk/s1600/Pietro+Parolin2.jpg
Enfin, la nomination, comme secrétaire d'État, de Pietro Parolin, également lié à l'Opus Dei, n'augure rien de bon pour les grands changements, tant dans les politiques du Vatican à l'endroit des puissances de l'Occident que dans ceux relatifs au système des nonciatures apostoliques, véritables contre signe d'une Église pauvre avec les pauvres.
Il revient tout juste de Caracas où il agissait, depuis 2008, comme chef de la Nonciature apostolique. Sa pensée idéologique rejoint parfaitement celle du cardinal MARADIAGA, bon ami de Washington et des oligarchies nationales. Sur ces deux personnages, je vous invite à lire les quelques articles écrits sur le sujet.
Faut-il voir dans ces nominations un pape « rusé » qui « sait manœuvrer » ou un pape « naïf et pécheur ».
On ne peut certes pas reprocher au pape François son engagement personnel et le témoignage de simplicité qui rayonne de sa personne. Mais pour le reste, faudra-t-il attendre une seconde « Pentecôte » ou un « tsunami » au sein même du Vatican?
Oscar Fortin
Québec, le 26 octobre 2013


--
Publié par Blogger à l'adresse « POUR UNE SOCIÉTÉ AU SERVICE DE L'HUMAIN » le 10/26/2013 05:32:00 PM

Le Vatican Contemporain

users.skynet.be/roger.romain/VaticanContemporain.htm 
27 sept. 2013 - Après que le christianisme fut devenu la religion d' État de l'Empire romain, le Vatican devint un haut lieu du culte chrétien. C'est à la fin ...
 

L’avocate Selma Benkhelifa: « Le commissaire Vandersmissen est une brute »

C'est en BELGIQUE: la "démocratie" des pandores et de la matraque ...
RoRo
Sent: Friday, October 25, 2013 9:47 AM
Subject: L'avocate Selma Benkhelifa: « Le commissaire Vandersmissen est une brute »
A propos de l'avocate de Progresse Lawyers Network arrêtée pendant la manif des Afghans.
(ce réseau d'avocats est proche du PTB)
Selma Benkhelifa : « Le commissaire Vandersmissen est une brute »
Par Olivier Mukuna, 24 octobre 2013
Spécialisée en droit des étrangers, l'avocate Selma Benkhelifa s'est notamment illustrée dans la défense de grévistes de la faim afghans, kurdes ou iraniens. Elle a reçu les honneurs du prix Kirschen du Barreau de Bruxelles (2004) et est membre du Progress Lawyers Network. Sans avoir commis de délit, Me Benkhelifa a été emprisonnée mardi avec 158 Afghans. Pour FDC, elle revient sur son arrestation, les violences policières, l'incohérence de la politique d'asile et « le cas Vandersmissen ».
Selma arrêtée
L'avocate Selma Benkhelifa restera 5 heures en détention. ©Kevin Van den Panhuyzen
Femmesdechambre.be : Comment avez-vous vécu ce 22 octobre, journée marquée par des violences policières et 170 arrestations dont la vôtre ?  
Selma Benkhelifa : Tout a commencé à 10h00. Le Commissariat Général aux réfugiés et Apatrides (CGRA) et l'Office des Etrangers (OE) étaient interrogés par la Commission de l'intérieur de la Chambre. Le Ciré, le Vluchtelingenwerk et la Ligue des droits de l'homme étaient aussi entendus. L'échange portait sur la question des Afghans et le cas d'Aref, ce jeune Afghan, demandeur d'asile en Belgique, qui est mort après avoir été expulsé vers l'Afghanistan … La question centrale était : quid ? On parle de « retours volontaires », d'expulsions, mais le cas d'Aref a tragiquement démontré qu'il y a un véritable danger à renvoyer ces personnes dans ce pays.
Le CGRA et l'OE étaient interpellés par les associations mais également par des parlementaires du CDH, du PS, etc. Même le parlementaire de la N-Va voulait des explications. Mais ils n'ont rien expliqué du tout ! Ils nous ont fait un festival de langue de bois sans aucune réponse à la question essentielle. Puisqu'il y avait interrogation sur leur situation au Parlement fédéral, les Afghans étaient présents et manifestaient en bord de « zone neutre » (à proximité du Parlement, ndlr) … Vers 13h, je suis sortie et j'ai rejoint les manifestants dont plusieurs commençaient à retourner vers la rue du Trône où ils logent dans un bâtiment désaffecté. Arrivés au métro Arts-loi, ils reçoivent le message suivant : « profitant de votre absence, la police est venue pour déloger les familles restées à la rue du Trône ; toutes vos affaires ont été jetées dans la rue ; il n'y a plus personne là-bas ! »
FDC : A cet instant, les Afghans sont donc à la rue et n'ont nulle part où aller ?    
S.B. : Oui. Sur le coup, choqués et ne pouvant plus retrouver leur logement, ils décident de faire un sit-in. Pas pour organiser une nouvelle manif' mais pour réfléchir à ce qu'ils vont faire ! La police leur dit de dégager ; certains répondent : « On ne sait pas où aller : on va dormir ici ! ». On avait réellement affaire à des gens désespérés et ne sachant plus quoi faire. Une demi-heure passe et la tension monte. J'ai vu arriver de nouveaux  policiers avec des grands boucliers, des chiens sans muselière, etc. J'ai commencé à dire aux gens qu'il fallait absolument partir ; que ça allait mal tourner … Au moment où les Afghans se levaient, les policiers armés de boucliers les ont encerclés. Les gens étaient bloqués par un « cercle de boucliers » qui les poussaient de toutes parts. D'autres policiers sortaient les femmes du cercle en les tirant par les cheveux de toutes leurs forces. Ils ont même éjecté une poussette avec un enfant dedans … Ils ont fait des choses totalement aberrantes ! A proximité, il y avait un vieux monsieur belge sur le trottoir : il a été balayé et jeté à terre ! Puis les policiers l'ont relevé et l'ont placé de force à l'intérieur du cercle d'Afghans … Cette personne âgée, apparemment flamande, protestait et criait en néerlandais, mais les policiers ne voulaient rien entendre !
FDC : Que décidez-vous de faire à ce moment-là ?
S.B : Après ces terribles scènes, j'ai vu un homme étendu par terre et qui saignait beaucoup à la tête : je me suis dirigée vers lui. Il était en état de choc et gigotait. Je n'ai pas vu ce qu'il lui était arrivé, mais il avait visiblement reçu un violent coup de matraque à l'arrière du crâne. Je me suis agenouillée à ses côtés ; je lui ai parlé pour qu'il se calme, ne bouge pas et ne perds pas connaissance. Un policier s'est agenouillé en face de moi, près du jeune homme. On attendait les secours. Soudain, un autre pandore m'a tirée par le bras en criant : « Toi, tu dégages ! ». Son collègue lui a dit : « Arrête ! Laisse-là tranquille ! Elle nous aide ; elle le calme ». Quelques minutes plus tard, on est venu me dire que Samir était arrêté. Petite parenthèse : Samir Hamrad est le porte-parole des Afghans et mon compagnon. Je le répète parce que Maggie de Blok (Secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration, ndlr) sort cela comme si c'était un scoop (rire). Ce n'est pas du tout le cas ; c'est largement connu ; on a des enfants ensemble, bref … Je vois la fin de l'arrestation de Samir qui est assez violente mais décide de ne pas m'en mêler. D'une part, je ne peux rien y faire et, d'autre part, je veux éviter qu'ils disent après : « Regardez, elle est intervenue pour son mari comme une hystérique ». Je suis donc restée à côté du jeune homme blessé.
VP Afghans VIII
Maître Benkhelifa aidera ce jeune homme à ne pas perdre connaissance.
FDC : Que s'est-il passé ensuite ?  
S.B : J'ai vu que les policiers commençaient à sortir les gens du « cercle », un par un, pour les arrêter. Puis, je vois qu'ils mettent un homme à terre et l'immobilisent. Un policier surgit et lui flanque une série de coups de pieds dans les côtes… Cet homme était à terre, ne pouvait strictement rien faire ! Là, je me lève, m'approche de ce groupe de pandores et tente de les calmer. Je leur dit : « La loi sur la fonction de police ne vous autorise pas à faire usage de violences sur une personne qui n'oppose aucune résistance ». A ce moment précis, à trois mètres de moi, j'ai vu le commissaire Vandersmissen. Il m'a pointé du doigt en disant : « L'avocate, là, en rouge : vous me l'arrêtez ! ». Deux policiers étaient directement sur moi et m'ont menottée. A l'aide des fameuses menottes colson que l'un des agents n'a pas trop serré autour de mes poignets. J'ai été emmenée dans la rue de La loi, presqu'en face du cabinet Di Rupo. Des gens du cabinet du Premier ministre observaient d'ailleurs la scène de leurs fenêtres… Une policière est venue ensuite me surveiller. Tandis que j'étais assise par terre et ne bougeais pas, elle s'est placée dans mon dos et a resserré à fond les menottes colson ! Un truc dégueulasse. Juste pour faire mal. Parce que, franchement, ce type de menottes serrées à fond, ça fait vraiment mal.
FDC : Comment s'est déroulée votre détention ? 
S.B : On a été enfermés aux casernes d'Etterbeek. J'étais avec cinq femmes et les hommes étaient répartis dans d'autres cellules. Au bout d'une heure, chaque femme a dû se faire « enregistrer ». Quand mon tour est venu, l'agent a voulu « faire de l'humour » et m'a demandé si j'étais vraiment Belge. Il avait ma carte d'identité en mains, mais il m'a dit : « Est-ce que vous êtes sûre que vous êtes Belge ? » … Très drôle, non ? Quand je suis sortie de ce bureau, je suis tombée nez-à-nez avec un policier que je connaissais. Il était fort gêné et m'a dit : « Je suis vraiment désolé. Est-ce que tu vas bien ? ». Je lui ai répondu : « On fait aller : je me suis déjà trouvée dans des situations plus agréables ». J'ai été remise en cellule avec les autres. De 16h à 18h30, on est restées là, à poireauter, sans qu'on nous donne la moindre info… Conclusion : hormis ce policier qui a été gentil avec moi parce qu'on se connaît et l'autre qui s'est cru obligé de me sortir une feinte raciste débiloïde, je n'ai jamais eu aucune explication sur le motif de mon arrestation. Qu'ils m'accusent « d'organiser les Afghans », de « rébellion à agents », de quelque chose ? Non ! Juste : rien.
VP Afghans XII(1)
Dans sa supervision, le Commissaire Vandersmissen n'hésite pas à sommer les manifestants.
FDC : Vous citez le commissaire Pierre Vandersmissen, chef-d'orchestre de plusieurs répressions policières sauvages sur Bruxelles (les Indignés, les Congolais, etc.). Passants ou manifestants tabassés, gazés, arrestations illégales, insultes racistes. En toute impunité. Le choix d'un tel récidiviste de l'abus de pouvoir et de la violence démontre-t-il que ce qui s'est produit le 22 octobre résulte d'une volonté politique et non d'un « regrettable dérapage » ?
S.B : Je pense que le Commissaire Vandersmissen est une brute. Mais une brute intelligente. Dès lors, il ne commettra de brutalités que s'il sent qu'on lui laisse les mains libres au niveau politique. Cela ne signifie pas qu'il a reçu un fax du Ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, pour lui dire : « Tape les femmes et les enfants tant que tu veux : tu n'auras pas de problème ». Néanmoins, les précédents font qu'il éprouve un sentiment d'impunité tout à fait réel.
FDC : Auquel s'ajoute l'hyperprotection du Comité P qui ne l'a jamais sanctionné malgré les innombrables plaintes …
S.B : D'autres administrations procèdent à des audits extérieurs. Il faudrait au moins un audit provenant du Centre pour l'égalité des chances ou un audit totalement extérieur susceptible de sortir des chiffres : qui est arrêté ? Quand ? Pourquoi ? Cela permettra de voir les dysfonctionnements, car il y a clairement dysfonctionnement dans son commissariat. Bien sûr, certains policiers sont plus corrects et humains que d'autres. Mais dans n'importe quelle entreprise, et surtout dans les systèmes fort hiérarchisés comme celui de la police, le patron donne le « la » et entraîne les gens dans une direction plutôt qu'une autre. Raison de plus pour réaliser cet audit extérieur ! Pour rappel – ce n'est pas moi qui le dit mais le Comité anti-tortures du Conseil de l'Europe) -, chaque année, l'Etat belge se voit condamné pour l'absence d'indépendance du Comité P. Et pour cause ! On ne peut pas demander à des policiers de contrôler d'autres policiers : ça n'a pas de sens !
FDC : On a aussi le sentiment que lorsqu'il s'agit d'étrangers, la violence policière peut se permettre d'aller beaucoup plus loin …   
S.B : Oui, clairement ! Il existe d'ailleurs une gradation. En bas, vous avez l'étranger sans-papiers. Avec lui : « on peut y aller ! ». Il y a ensuite l'étranger avec papiers, le Belge qui n'a quand même pas tout à fait « une tête de Belge » et puis, le blanc. Lorsqu'on observe comment ces quatre catégories sont traitées par la police, oui, il y a une gradation dans la violence exercée. Du plus violent pour le sans-papiers au moins violent pour le blanc. Exemple : la manifestation des pompiers à Bruxelles. Ceux-ci ont été agressifs et violents avec la police. Que faisaient ces derniers ? Pour beaucoup, ils souriaient ou s'en amusaient. Les policiers n'ont pas chargé ou matraqué les pompiers ; ils ne les ont pas encerclé en les écrasant pour les arrêter un à un ? Alors que ces pompiers – contrairement aux Afghans – ont, eux, exercé des violences à l'encontre de la police … Ceci dit, je tiens à souligner que je ne désire évidemment pas que les pompiers soient tabassés. Je voudrais qu'en situation de manifestation tout le monde ait droit au même traitement que les pompiers. Je le souligne car M. Vandersmissen pourrait comprendre que je souhaite qu'il « traite » les autres comme il a traité les enfants afghans. C'est évidemment le contraire.
Violences policières Afghans
L'encerclement policier visant à immobiliser et étouffer les afghans.
FDC : Quel enseignement tirez-vous de tout cela ?
S.B : Qu'ils ne trouvent aucune réponse politique adéquate à donner à ces Afghans. Or, ceux-ci ont raison : leur pays est en guerre depuis 30 ans et nous sommes en guerre là-bas depuis 2001. On bombarde leur pays au nom des droits des femmes et quand des Afghans viennent demander l'asile chez nous, on leur dit : « Non, vous devez retourner chez vous ! » … Il y a quelque chose de tellement incohérent ! Et faute de leur donner une réponse cohérente : on leur lâche des chiens, des gaz et des flics ultra-violents. Ce n'est pas une gestion correcte d'une problématique ! Des deux côtés de la frontière linguistique, l'ensemble des associations demande un moratoire sur les expulsions : il faut y faire droit. Et donner un titre de séjour temporaire pour donner aux Afghans le droit de travailler au lieu de dépendre du CPAS.
FDC : Que répondez-vous à ceux qui vous opposent l'éternel refrain de « l'impossibilité pour la Belgique d'accueillir toute la misère du monde » ?    
S.B : Je leur répondrais que cela fait des années que le monde politique fait croire aux citoyens que si on régularise un certain nombre de personnes : tous les étrangers vont  débarquer en Belgique. Ce n'est pas vrai ! Entre 1999 et 2010, aucun Afghans n'a été expulsé : ils ont tous été régularisés. Pourtant, avant l'incohérence politique actuelle, personne ne se sentait envahi d'Afghans ! J'invite d'ailleurs vos lecteurs à se demander s'ils connaissent des Afghans dans leur entourage ? Longtemps, on a protégé ces ressortissants sans que cela pose le moindre problème de gestion de la politique migratoire. Notamment parce que la Belgique n'est pas un pays de destination pour les Afghans. Lorsqu'ils parviennent à fuir, ils ne savent pas que la Belgique existe : ils vont à Londres ! Parce qu'ils ont une histoire, commune et assez triste, de colonisation avec l'Angleterre. Au même titre que les Congolais avec la Belgique. Autrement dit, une ouverture envers les Afghans n'aurait aucune implication sur notre niveau de vie ou notre façon de vivre. Par contre, ce qui reste inquiétant – selon tous les indicateurs y compris ceux du gouvernement – c'est que la situation afghane s'est aggravée et va en s'empirant. Pour 2014, on craint une guerre civile généralisée, une sorte de « somalisation » de ce pays …
VP Afghans IX
Selma Benkhelifa au chevet de la victime, avec un policier à ses côtés.
FDC : Quelle lecture faites-vous de l'évolution de l'Afghanistan et de notre responsabilité belge ?
S.B : En raison de Ben Laden, des attentats du 11 septembre 2001, du retournement des Talibans contre l'Occident, nous sommes allés faire la guerre à l'Afghanistan. Et on a chassé les Talibans du pouvoir. Mais ceux-ci se sont cachés dans leurs montagnes assez inexpugnables, ont formé des poches de résistance et ont repris de larges territoires du pays.  Aujourd'hui, tout le monde est d'accord – Otan y compris – pour dire que cette guerre est perdue ! On ne la gagnera jamais et on veut donc négocier avec les Talibans. Dans quel cadre et dans quelle mesure, c'est encore flou, mais ce qui est sûr, c'est que les Talibans vont revenir au pouvoir. Donc, ici, chez nous, ça n'a aucun sens de dire à des Afghans (à qui on a dit pendant plus de dix ans « on vous sauve des Talibans ») : retournez-y … maintenant que ces mêmes  extrémistes religieux s'apprêtent à rediriger le pays ! Et ça a encore moins de sens d'entendre une telle injonction lorsqu'on est une femme… Donc, si on a commencé à expulser vers l'Afghanistan, ce n'est pas parce qu'il y a eu une amélioration là-bas, mais bien un changement, ici, en Belgique.
FDC : Qu'est-ce qui motive ce changement ?
S. B : Il s'agit de fins électorales ; de la crainte de la montée de la NV-A dans la perspective des élections 2014. Cela découle d'une idéologie selon laquelle le citoyen lambda veut que le pouvoir politique fasse preuve de fermeté et d'inhumanité ; et du coup : il faut le faire ! C'est électoralement rentable. Or, je ne suis pas sûre que le citoyen, bien informé, veuille réellement ça. Si on ne donnait pas aux gens une information aussi appauvrie, ils pourraient davantage y voir clair. Il n'est pas difficile d'expliquer la situation afghane, celles des femmes, des enfants, et une majorité de Belges peut comprendre qu'on n'expulse pas vers un pays en guerre. On n'expulse pas vers la Somalie et nous ne sommes pas envahis de Somaliens !
Photos : ©Isabelle Marchal
http://www.femmesdechambre.be/selma-benkhelifa-le-commissaire-vandersmissen-est-une-brute/

--
Amour et respect naissent de la connaissance tout comme haine et violence de l'ignorance.


--
Envoyé par Blogger dans Irak agressé, occupé et colonisé... le 10/27/2013 07:55:00 PM
N'hésitez pas à cliquer sur mes liens et/ou à vous inscrire volontairement ...
http://romainroger.blogspot.com/
http://courcelles.skynetblogs.be/
http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be

PTB: 9500 enquêtes ont déjà éte remplies, aidez-nous à atteindre les 40 000

From: PTB
Sent: Monday, November 11, 2013 12:00 PM
Subject: 9500 enquêtes ont déjà éte remplies, aidez-nous à atteindre les 40 000
Banner Grande enquete
Bonjour,
La nouvelle enquête électorale du PTB a bien démarré. Depuis octobre, plus de 9.500 personnes ont déjà pu exprimer leur avis à propos des revendications que le parti va défendre. Qui doit payer la facture de la crise ? Comment donner à nouveau un avenir aux jeunes ? Comment rendre le prix de l'énergie accessible ? Ou comment avoir des politiques au service des gens ? Pour fin décembre, nous comptons avoir réuni les avis de 40.000 personnes.
Enquête électoral

Bien des membres du PTB ont déjà fait remplir l'enquête. Découvrez-en davantage ici sur leurs expériences. Peut-être étiez-vous l'un d'entre eux. Dans ce cas, merci déjà pour votre aide. 

Pour atteindre notre objectif de 40.000 enquêtes, nous vous proposons ceci :
1. Répondez vous-même aux 12 questions (au cas où vous ne l'auriez pas encore fait). Cela ne prendra que 10 minutes de votre temps.                                                                         
                       Button Oui je veux donner mon avis
2. Invitez vos amis à remplir l'enquête eux aussi. Nous vous adresserons un mail que vous pourrez à votre tour transmettre à vos amis.
                                          Button Envoyez-moi le mail​l
3. Partagez l'enquête avec vos amis via les réseaux sociaux. Vous pouvez vous servir des boutons ci-dessous :
                                                                Facebook Twitter More...
 4. Vous pouvez également vous faire adresser à votre domicile un certain nombre d'autres enquêtes vierges Envoyez un mail à mailto:ptb@ptb.be?subject=Pouvez-vous%20m'envoyer%20des%20enqu%C3%AAtes%3F&body=Bonjour%2C%0A%0APouvez-vous%20envoyer%20........%20(nombre)%20enqu%C3%AAtes%20%C3%A0%20%0A%0ANom%C2%A0%3A%0APr%C3%A9nom%C2%A0%3A%20%0ARue%C2%A0%3A%0AN%C2%B0%C2%A0%3A%20%0ACode%20postal%C2%A0%3A%0ALocalit%C3%A9%C2%A0%3A%0AT%C3%A9l%C3%A9phone%C2%A0%3A%20 avec vos nom et adresse et le nombre d'enquêtes que vous désirez recevoir.

Raoul Hedebouw


D'avance, un grand merci !
Au nom de l'équipe du PTB,
Raoul Hedebouw


Les Forces armées des Philippines mentent, les troupes rencontrées par la Nouvelle armée populaire ne portaient pas secours aux victimes du typhon - PCPh

Sent: Wednesday, November 13, 2013 6:48 PM
Subject: Les Forces armées des Philippines mentent, les troupes rencontrées par la Nouvelle armée populaire ne portaient pas secours aux victimes du typhon - PCPh


Les FAPh mentent, les troupes rencontrées ne portaient pas secours aux victimes du typhon
Parti communiste des Philippines -- Bureau information
Le Parti communiste des Philippines (CPPh) a aujourd'hui dénoncé le régime Aquino et les Forces armées des Philippines (FAPh) de s'être servis de la tragédie de Yolanda comme couverture pour mener d'incessantes opérations offensives dans la province de Sorsogon et ailleurs.
«Malacañang et ses fonctionnaires des FAP mentent quand ils prétendent que des troupes du 31ème Bataillon d'infanterie qui se sont accrochés hier avec la Nouvelle armée populaire (NAP) étaient engagées dans des opérations d'aide humanitaire pour les victimes de Yolanda», a souligné le PCPh.
Un rapport publié par les FAPh indique que la confrontation armée a eu lieu à 5h00 du matin dans le village de Barangay Balocawe dans le Matnog, Sorsogon.
«En attendant des rapports plus détaillés provenant du terrain du commandement Celso Minguez de la NAP dans le Sorsogon, il est instructif de souligner que l'accrochage signalé s'est produit dans les régions à l'intérieur de Matnog, lieu situé à au moins trois kilomètres de l'autoroute de Maharlika qui relie Luzon à l'île de Samar, et à cinq kilomètres du port Matnog», a déclaré le PCPh.
«Le régime Aquino et les FAPh mentent sans vergogne quand ils affirment que leurs troupes qui participaient hier à une confrontation armée étaient impliquées dans une mission humanitaire, quand en fait ils exploitent la détresse des victimes du désastre de Yolanda pour couvrir la brutalité de leurs opérations offensives continuelles», a ajouté le PCPh.
«Les troupes des FAPh rencontrées étaient clairement à l'offensive et procédaient à des opérations de recherche et de destruction dans les zones à l'intérieur du Matnog.»
Le PCPh a affirmé que les unités de la Nouvelle armée populaire dans les régions ravagées par le super typhon Yolanda sont actuellement engagées dans des efforts de secours et de réhabilitation portant de l'aide aux sections locales du Parti et aux organisations révolutionnaires de masse qui mobilisent l'approvisionnement d'urgence aux victimes de la catastrophes.
Le PCPh a déclaré que les forces révolutionnaires effectuent de efforts pour atteindre les centaines de milliers de personnes, particulièrement dans les régions montagneuses à l'intérieur des îles de Samar et de Leyte, ainsi que dans les îles de Panay, Negros, Mindoro, Masbate, Palawan et autres, qui ont été quasiment abandonnées par le gouvernement philippin réactionnaire.
[Parti communiste de Philippines13 novembre 2013]
[Traduction Alexandre MOUMBARIS
correction Marie José MOUMBARIS]

vendredi 1 novembre 2013

1er septembre 2013: 74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

1er septembre 2013: 74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne 09
 
Vous ne lirez ceci dans aucun média  "libre" et "non-censuré" du capitalisme "démocratique" ... !
RoRo
 
From: LML
Sent: Sunday, September 1, 2013 11:28 PM
 
Subject: LML 1er sep:
 

Numéro 129 - 1er septembre 2013
74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, alors et maintenant


1944: Des partisans polonais, membres de l'Armée populaire polonaise (Armia Ludowa), qui ont bravement combattuaux côté de l'armée soviétique aux prix de grands sacrifices pour liérer leur pays et vaincre le fascisme nazi en Europe (Polish Army Museum in Warsaw)

 
1er septembre 2013
74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, alors et maintenant


1944: Des partisans polonais, membres de l'Armée populaire polonaise (Armia Ludowa), qui ont bravement combattu
aux côté de l'armée soviétique aux prix de grands sacrifices pour liérer leur pays et vaincre le fascisme nazi
en Europe (
Polish Army Museum in Warsaw)



74e anniversaire de l'invasion hitlérienne de la Pologne

Falsifications au sujet des visées nazies, 
alors et maintenant

Le 1er septembre est le 74e anniversaire de l'invasion criminelle de la Pologne par l'Allemagne nazie. L'expérience directe de ceux qui ont subi cette invasion et ses conséquences a été falsifiée à l'époque et elle l'est encore aujourd'hui. Le but de la falsification historique est de priver le peuple de toute possibilité de mener une résistance organisée aux crimes des hitlériens d'aujourd'hui, tout comme ont cherché à le faire les hitlériens et ceux qui conciliaient avec eux à l'époque.
Les peuples de Pologne, d'Europe et du monde marquent cette anniversaire aujourd'hui non sans se douter que le 70e anniversaire de la victoire des forces antifascistes contre les hitlériens, les fascistes et les militaristes japonais durant la Deuxième Guerre mondiale approche rapidement et que le monde est à nouveau confronté à ces mêmes dangers. Il est autant nécessaire de combattre la désinformation impérialiste aujourd'hui qu'il fut nécessaire de combattre la désinformation nazie à l'époque. Cela fait partie de l'opposition à la thèse réactionnaire selon laquelle l'humanité est arrivée à la fin de l'histoire. La conception de la fin de l'histoire prive les peuples du monde de la conscience nécessaire pour ouvrir la voie au progrès de leur société aujourd'hui.

Les nazis paradent dans les rues de Varsovie après
l'invasion de la Pologne le 30 septembre 1939.
Cette année, l'anniversaire de l'invasion de la Pologne arrive à un moment où les forces réactionnaires, notamment celles qui s'activent dans le gouvernement Harper, hausse le ton de la désinformation au sujet du communisme pour réhabiliter les criminels de guerre nazis et les faire passer pour des patriotes. Cela se passe également au moment où les cercles dominants au Canada et ailleurs multiplient les attaques contre les travailleurs et ceux qui luttent pour leurs droits, contre l'offensive antisociale néolibérale. C'est dans ce contexte que le président Obama et d'autres parlent de lancer des missiles contre la Syrie sous couvert de nobles idéaux. On peut voir tous les dangers que fait planer cette frénésie guerrière. Cela ne doit pas passer.
Les mensonges au sujet de l'Union soviétique, de Staline, de la Pologne et de la Deuxième Guerre mondiale aujourd'hui servent à briser l'effort des peuples pour bâtir un mouvement de résistance à l'impérialisme avant qu'il ne soit trop tard. Sans opposition, ces mensonges et ce bellicisme créent l'angoisse et un sentiment d'impuissance, de désespoir et d'humiliation parce qu'on voit les cercles dirigeants s'en sauver avec d'horribles crimes contre l'humanité. Les États-Unis, leurs alliés et les forces de l'OTAN commettent des invasions, provoquent des guerres par forces interposées et organisent des massacres dans des pays souverains pour faire tomber les régimes qu'ils n'aiment pas et consolider leur domination de vastes régions du monde. Ils recourent à la torture et à la violation flagrante des droits, ils envoient des drones survoler des régions à population dense et les aires d'aviation commerciale pour terroriser et épier les gens, ils commettent des assassinats ciblés par roquettes téléguidées et tuent des gens sur une grande échelle. Ils utilisent des armes chimiques et d'autres armes interdites dans des opérations spéciales menées avec des mercenaires et commettent des actes criminels sans discernement. Ils imposent des changements de régimes en blâmant leurs adversaires pour les crimes et le chaos provoqués par les grandes puissances impérialistes. L'anarchie, la violence et le crime deviennent autant de prétexte justifiant l'invasion et d'autres atrocités.
Les peuples du monde ont combattu ces crimes durant la Deuxième Guerre mondiale au prix de grands sacrifices pour s'assurer que les hitlériens soient vaincus une fois pour toutes. Mais la voie au progrès a ensuite été bloquée et le monde est entré dans une période de repli de la révolution durant laquelle les États-Unis et les grandes puissances de la vieille Europe imposent la régression sur tous les fronts, dans leur rivalité brutale pour la domination des ressources du monde, des zones d'exportation du capital et des sources de main-d'oeuvre à bon marché et le contrôle de sphères d'influence. Leur succès dépend de leur capacité à éliminer le désir des peuples du monde de devenir maîtres de leur destin, leurs luttes pour leur propre liberté, progrès et prospérité. Dans des pays comme l'Estonie et la Lettonie, le nazisme est ouvertement réhabilité avec le consentement tacite des cercles dominants. Dans certains pays d'Europe les symboles communistes sont bannis. Au Canada, le gouvernement Harper finance et fait officiellement la promotion d'un projet de monument national à la mémoire des nazis en tant que « victimes du communisme totalitaire ». L'oligarchie financière et ses gouvernements encouragent les forces nazies, leur donnent des positions de pouvoir et les incitent à commettre des crimes en dehors des limites de la loi. Les peuples ne peuvent se permettre de ne pas trouver une solution à ce problème. Un premier pas est de dire Non ! et que Non c'est non ! Faisons ensemble un pas audacieux à la défense des droits de tous.
Quand la Pologne a été envahie, ses intellectuels ont été massacrés en masse et ses travailleurs ont été envoyés dans des camps de travaux forcés. Après la guerre, la campagne anticommuniste a voulu faire croire aux Polonais secourus des camps de concentration que leurs villages avaient été rasés par les communistes, que les communistes avaient tué leurs vieillards et avaient utilisé leurs ossements pour en faire du savon. Beaucoup des déplacés ont été amenés au Canada sous de faux prétextes, souvent pour travailler dans des mines dans le nord de l'Ontario, pour attaquer les syndicats organisés par les communistes. Bon nombre des organisateurs syndicaux communistes au Canada avaient eux-mêmes été emprisonnés durant la guerre ou déportés en masse vers leur pays d'origine à titre d'ennemis de l'État à cause de leur activité militante à la défense des droits de tous et de leur appui au projet d'édification nationale de la classe ouvrière en Union soviétique.

Des partisans de l'Armée populaire polonaise
à Lubin
 (www.sww.w.szu.pl)
Dans les années soixante-dix, quand l'Union soviétique et les États-Unis ont commencé leur collaboration, ouvrant une période dite de « détente », les Canadiens d'origine polonaise qui ne faisaient pas partie du contingent de collaborateurs nazis amenés au Canada après la guerre ont commencé à se rendre compte que les récits de la campagne anticommunistes n'étaient pas vrais. Or, beaucoup de temps avait passé et les leaders de leur communauté bénéficiaient des arrangements libéraux de l'après-guerre anticommuniste. La communauté ne pouvait pas à cause de cela faire le bilan de son expérience directe de la Deuxième Guerre mondiale. Les Polonais qui ont survécu les camps de travaux forcés et sont venus au Canada ont été victimes de ceux qui imposaient un rideau de silence sur l'expérience directe des Polonais qui avaient combattu aux côtés des soldats soviétiques contre l'invasion nazie. Le silence s'étendit à l'expérience de ceux qui ont été libérés par les soviétiques et qui ont combattu dans les soulèvements polonais, qui connaissent les crimes des officiers polonais renégats qui ont collaboré avec les nazis et les sionistes et trahi les Juifs et les Polonais et tous les peuples d'Europe. Aujourd'hui c'est l'interprétation nazie officielle de ces événements qui est donnée dans les cours d'histoire pour faire oublier l'expérience directe du peuple polonais et saper sa capacité se de battre aujourd'hui.
C'est à la jeune génération qu'appartient la responsabilité d'établir la vérité sur ces événements historiques et de s'opposer à la falsification de l'histoire, tout comme ceux qui ont combattu les nazis se sont opposés à la falsification de l'histoire à leur époque turbulente. Ils ont combattu la falsification de l'histoire en écrivant leur propre histoire, l'histoire de la guerre antifasciste, l'histoire de la victoire des peuples dans leur quête pour la liberté, la démocratie et la justice. Ils ont écrit cette histoire par leur détermination et ont vaincu l'ennemi par le courage et le sacrifice. Mais l'histoire ne cesse jamais d'avancer, ou de reculer. Sans continuer la bataille contre les forces de la réaction, l'histoire des peuples peut être faussée et mener à des conclusions contraires à l'expérience directe, comme cela s'est produit en Union soviétique et en Europe où la réaction et même les nazis reviennent au pouvoir. Apprenons de cette histoire en nous assurant de faire échec à la falsification, en nous assurant que son objectif ne soit pas atteint, celui de rendre les peuples impuissants à défendre leurs droits et les droits de tous dans le contexte historique d'aujourd'hui.
Notre avenir est dans la défense des droits de tous ! Prenons les moyens nécessaires pour faire échec à l'activité des forces anti-peuple sur tous les fronts. Commençons par dire Non ! à la falsification de l'histoire qui cherche à nous rendre passifs, tout comme on avait tenté de le faire au moment de l'invasion de la Pologne il y a 74 ans. Plus jamais !, cela signifie prendre position contre l'impérialisme et ses crimes de guerre maintenant. Cela veut dire empêcher la falsification de l'histoire concernant les crimes des agresseurs nazis d'hier. Cela veut dire honorer l'héroïsme et la résistance des peuples et de leurs dirigeants communistes qui ont permis de remporter la victoire dans la guerre antifasciste.

Haut de page


L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie


Exécutions de Polonais par un Einsatagruppen nazis à Leszno, en octobre 1939, peu après l'invasion. Ces exécutions faisaient partie de la campagne d'assassinats de masse qui a eu lieu dans tout le pays.(Wikipedia)


Rafle de Polonais à Varsovie, pour les envoyer dans
des camps de concentration et d'extermination. 
(Wikipedia
À quatre heures quinze le matin du 1er septembre 1939, l'Allemagne nazie lançait son invasion massive de la Pologne. La Wehrmacht d'Hitler, comprenant 1 850 000 soldats, 3200 chars d'assaut, 2000 avions de combat et 11 navires de guerre — plus des deux tiers de toute la force de combat de l'Allemagne — a détruit l'État polonais et a massacré le peuple polonais.[1]
Derrière la Wehrmacht suivaient les Einsatzgruppen SS de Himmler, des unités mobiles d'extermination, spécialisées dans les tueries de masse.
Les nazis ont perpétré en Pologne les pires crimes que l'histoire ait jamais connus. De tous les pays européens, c'est la Pologne qui a connu le plus grand nombre de victimes par rapport à sa population. Un total d'environ six millions de personnes ont été tuées. L'extermination directe par des assassinats de masse, dans les camps de la mort et par d'autres moyens a coûté la vie à plus de 1 750 000 Polonais. À cela s'ajoute les 2 700 000 Juifs polonais, les 2 000 000 enfants et jeunes, les 50 000 Roms et les 12 000 personnes jugées comme mentalement handicapées tués par les forces nazies et les milliers de prisonniers de guerre polonais, soldats et officiers, systématiquement exécutés. LaSchutzstaf (SS) a exécuté plus de 40 000 intellectuels, personnalités politiques et dirigeants polonais au cours des six premières semaines de l'occupation nazie. Avant l'invasion, à partir de mai 1939, l'opération nazie Tannenberg, qui faisait partie du Generalplan Ost (terme allemand pour « Schéma directeur pour l'Est ») avait permis d'identifier et de recenser plus de 61 000 militants, membres de l'intelligentsia, universitaires, anciens officiers et autres devant être internés ou exécutés, principalement par les SS. L'assassinat de 5000 à 6000 Polonais à Fordon, Bydgoszcz, en octobre et novembre 1939 est un exemple des nombreux massacres commis par les SS et la Werhrmatcht. D'autres exemples incluent l'assassinat de 4 143 officiers polonais retrouvés dans des fosses communes dans la forêt de Katyn, crime pour lequel les nazis et leurs collaborateurs ont accusé les communistes à l'époque et continuent de le faire aujourd'hui afin de s'exonérer de leurs crimes et de semer la confusion sur qui étaient les libérateurs et qui étaient les criminels.
Les forces polonaises étaient en nombre très inférieur à celles des envahisseurs, mais elles ont combattu avec courage. Les dirigeants de l'État polonais se sont enfuis en Roumanie le 17 septembre mais l'esprit de résistance du peuple est demeuré fort. De nombreux Polonais ont combattu courageusement dans la résistance clandestine dirigée par les communistes. Ils ont formé leurs propres divisions patriotiques et ont combattu aux côtés de l'Armée rouge contre les nazis, jusqu'à Berlin.
À l'encontre des faits, les hitlériens blâment les Soviétiques pour ce qui est arrivé au peuple polonais et affirment que Staline a signé un pacte avec Hitler lui abandonnant la Pologne et que Staline a envahi la Pologne. En fait, l'Armée soviétique n'est entrée en territoire polonais que le 17 septembre, après l'effondrement de l'État polonais, la désintégration de l'armée, l'arrêt du fonctionnement du gouvernement et la fuite des dirigeants du pays. La partie de la Pologne que l'Union soviétique a occupée était constituée de territoires de l'Ukraine et de la Biélorussie que la Pologne avait annexés de force pendant la guerre russo-polonaise de 1919-1921. La Pologne à cette époque faisait partie de l'alliance des 14 pays envahisseurs impérialistes qui a tenté, mais n'a pas réussi, à étrangler la République soviétique socialiste naissante.[2] Environ 8 % seulement de la population de l'Ukraine et de la Biélorussie était d'origine polonaise.

Expulsions de la population par les nazis dans la
région de Zamosc en Pologne en décembre 1942. 
(Wikipedia)
« Grâce à l'intervention opportune de l'Union soviétique dans ces territoires qui avaient appartenu à l'État polonais maintenant effondré, Hitler dut accepter une ligne de démarcation entre ses troupes et l'Armée rouge bien à l'ouest de la frontière russo-polonaise. »[3] L'Armée rouge a sauvé des millions d'habitants d'Ukraine, y compris de nombreux Polonais, et de la Biélorussie du sort que Hitler réservait au reste du peuple polonais. Même Winston Churchill, un anticommuniste virulent, a justifié publiquement l'entrée des Soviétiques en Pologne orientale.
Les hitlériens d'aujourd'hui, déguisés en démocrates, continuent de répandre l'odieux mensonge que « l'Allemagne nazie et l'Union soviétique ont secrètement conspiré pour se partager la Pologne ». Ce mensonge, qui vise à mettre l'Union soviétique et l'Allemagne nazie sur un pied d'égalité et à discréditer et diviser le front antifasciste dirigés par les communistes, a d'abord été énoncé par Hitler lui-même dans le discours dans lequel il déclare la guerre à l'Union soviétique, lorsqu'il fait référence aux « protocoles secrets » sur le partage de la Pologne. Puis après leur défaite les criminels de guerre nazis jugés au procès de Nuremberg ont ressuscité les « protocoles secrets » pour essayer d'échapper au châtiment mais prétentions ont été rejetées par le Présidium comme étant des fabrications. C'est seulement lorsque les États-Unis ont repris le flambeau de l'hitlérisme durant la Guerre froide et sont devenus les maîtres modernes de la technique du gros mensonge de Goebbel que l'invention de Hitler sur les « protocoles secrets » est devenue un soi-disant fait historique.[4] Cela est maintenant devenu la propagande officielle au Canada.

Les représailles collectives contre ceux qui luttaient contre
l'occupation nazie s'exerçaient par des pendaisons publiques, 
des exécutions de masse et d'autres crimes contre le
peuple polonais. (Wikipedia)
Les faits historiques permettent de comprendre pourquoi Hitler a attaqué la Pologne. En 1939, la Pologne était un pays impérialiste formé sur les ruines de la Première Guerre mondiale par la Grande-Bretagne et la France par le Traité de Versailles de 1918. L'État polonais « avait entre autres pour ambition de s'accaparer des riches régions agricoles de l'Ukraine et d'étendre le territoire polonais 'd'une mer à l'autre', soit de la mer Baltique à la mer Noire. [...] Les propriétaires fonciers et la bourgeoisie de la Pologne rêvaient de restaurer l'empire polonais du moyen âge. »[5] Financés et armés par les monopoles britanniques et français qui voulaient regagner les profits et privilèges dont les avaient privés les forces révolutionnaires des ouvriers et paysans,[6] les dirigeants polonais ont attaqué l'Union soviétique en 1918, ont occupé de grandes parties de l'Ukraine, de la Biélorussie et de la Lituanie. Pendant les 18 années de domination polonaise semi-fasciste qui ont suivi, les travailleurs et les paysans de ces régions ont été exploités sauvagement par les propriétaires fonciers et les industriels polonais.
Alors que les nuages de guerre inter-impérialiste s'accumulaient au-dessus de l'Europe, les cercles dirigeants polonais ont refusé de voir le monde tel qu'il était, surtout les impérialistes nazis allemands qui ne cachaient pas leur ambition de conquérir l'Europe pour ensuite conquérir le monde, et leur racisme envers les Polonais. L'élite polonaise considérait la Grande-Bretagne et la France comme leurs alliés et l'Union soviétique comme leur ennemie jurée. Les impérialistes anglo-américains et français voulaient assurer leur propre rôle dans la domination du monde. Ils adoptèrent la politique d'apaisement envers Hitler pour l'inciter à se tourner vers l'est et attaquer l'Union soviétique, au lieu d'organiser la sécurité collective en collaboration avec l'Union soviétique contre les ambitions expansionnistes connues de l'Allemagne nazie vis-à-vis les régions industrielles, agricoles et riches en pétrole, espérant que les nazis soient paralysés par une guerre prolongée avec l'Union soviétique plutôt que de grossir par le vol des richesses de l'Union soviétique.
Les dirigeants polonais espéraient qu'Hitler avance vers l'est et attaque l'Union soviétique sans d'abord s'emparer de la Pologne, que grâce aux ravages de la guerre la Pologne pourrait s'emparer d'une partie du territoire soviétique. La Pologne a refusé de régler les questions frontalières en suspens, maintenant la ligne de défense soviétique contre les nazis aussi profondément que possible en territoire soviétique, et a refusé aux Soviétiques la permission d'entrer en Pologne pour stopper l'avance nazie. Au lieu de prendre toutes les mesures nécessaires pour se défendre contre l'invasion nazie imminente, les dirigeants polonais, qui nourrissaient de grandes illusions sur les intentions d'Hitler et étaient aveuglés par l'anticommunisme, ont préféré se livrer à des manoeuvres de basse court pour avancer leurs intérêts privés.
En attaquant la Pologne, Hitler a profité de la politique anglo-américaine le poussant vers l'est tout en suivant son plan tel que décrit dans Mein Kampf, consistant à accroître l'« espace vital » (lebensraum) de l'Allemagne en s'emparant de l'Ukraine pour ensuite asservir le monde entier. Hitler a fait connaître clairement ses intentions barbares envers la Pologne. Dix jours seulement avant l'attaque, dans son discours à Olbersalzberg, il a donné à ses généraux l'instruction « d'envoyer à la mort sans merci et sans compassion les hommes, femmes et enfants d'origine et de langue polonaises. C'est seulement ainsi que nous obtiendrons l'espace vital dont nous avons besoin. »[7] Tragiquement, la Pologne a payé très cher les ambitions impérialistes, l'anticommunisme et le rejet de l'aide soviétique par ses dirigeants bourgeois.

Les nazis avaient établi de longue date un plan de destruction et de réorganisation de toute la Pologne, Ce plan prévoyait de raser Varsovie. Après l'écrasement par les nazis de l'Insurrection de Varsovie à l'automne de 1944, le chef des SS Heinrich Himmler a déclaré lors d'une conférence d'officiers SS le 17 Octobre 1944 : « La ville doit complètement disparaître de la surface de la terre et de servir seulement comme de dépôt de transport pour la Wehrmacht. Aucune pierre ne peut rester debout. Tous les bâtiments doivent être rasés jusqu'à leur fondations. » Sur la photo ci-dessus prise en janvier 1945 on voit la ville de Varsovie détruite à 85 %. Cette campagne de destruction visait également à faire un exemple des partisans de Varsovie qui ont combattu si vaillamment jusqu'au bout, pour que leur exemple ne soit pas suivi par d'autres. (Wikipedia)
Aujourd'hui, le gouvernement Harper et les cercles dirigeants polonais réactionnaires continuent de répandre les mêmes mensonges qu'ont répandus les nazis et essaient de couvrir de boue les exploits de l'Union soviétique afin d'accuser les communistes de crimes contre l'humanité. Le 1er septembre 2009, le président de la Pologne, Lech Kaczynski, a appelé à « glorifier tous les soldats qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale contre le nazisme allemand et le totalitarisme bolchevique ». Peu après, l'écrasement le 10 avril 2010 d'un avion polonais, près de Smolensnk, dans lequel Kaczynski et 95 autres personnes ont péri, a été utilisé par les dirigeants polonais et d'autres pour ressusciter le vieux mensonge selon lequel l'Union soviétique, et non les nazis, a perpétré le massacre de la forêt de Katyn pendant la guerre. Cette désinformation délibérée a pour but de faire oublier que les nazis ont tué six millions de Polonais et que c'est l'Armée rouge, avec l'Armée populaire polonaise alliée, qui a finalement libéré la Pologne de l'occupant nazi.

Monument aux partisans polonais et aux combattants antifascistes allemands à Berlin. Le relief de droite représente 
un soldat soviétique, un soldat de l'Armia Ludowa (Armée du peuple de Pologne) et un antifasciste allemand.
(Wikipedia, Colin Smith).

Notes `

1. Une grande partie de l'équipement militaire utilisé dans l'invasion a été fabriquée par des entreprises à capitaux américains, comme Ford, General Motors et Focke Wulfe (ITT).
2. On estime que sept millions de Russes, hommes, femmes et enfants, ont été tués pendant l'invasion de 1918.
3. Hardial Bains, Les causes et les leçons de la Seconde Guerre mondiale, 1990.
4. La Pologne avait conclu un pacte de non-agression avec l'Allemagne en janvier 1934, le premier État à conclure une alliance de ce genre avec le gouvernement nazi.
5. Hardial Bains, ibid.
6. Cela comprend entre autres le monopole pétrolier géant Royal Dutch Shell, le conglomérat de l'armement Metro-Vickers et les grandes banques comme Baring, Hambros et Crédit Lyonnais. Herbert Hoover qui allait bientôt devenir le président des États-Unis avait d'importants investissements en Russie tsariste.
7. E.L. Woodward & Rohan Riftlep (eds.), Documents on British Foreign Policy : 1919-1939, 3rd series (London : HMSO, 7 :258-260, 1954).


Haut de page


La Deuxième Guerre mondiale

Nous reproduisons un extrait du Chapitre XII « La Deuxième Guerre mondiale » du livre de Michael Sayers et Albert E. Kahn La guerre secrète contre la Russie soviétique : La Grande Conspiration.
* * *
[...]
Le 1er septembre 1939, les divisions motorisées nazies envahissaient la Pologne par sept points. Deux jours après, la Grande-Bretagne et la France déclaraient la guerre à l'Allemagne. En deux semaines, le régime polonais qui, sous l'influence de la clique antisoviétique des « Colonels », s'était allié au nazisme, avait refusé l'aide de l'U.R.S.S. et s'était opposé à la sécurité collective, s'effondrait et les nazis balayaient les débris éparpillés de leur ancien allié.
Le 17 septembre, tandis que les colonnes nazies sillonnaient la Pologne et que le gouvernement polonais fuyait en panique, l'Armée Rouge traversa la frontière polonaise orientale d'avant-guerre, occupa la Biélorussie et l'Ukraine occidentales et la Galicie, avant que les blindés nazis ne les eussent atteintes. Avançant rapidement vers l'Ouest, l'Armée Rouge occupa tout le territoire que la Pologne avait annexé en 1920.
« Que les armées russes dussent tenir cette ligne, était évidemment nécessaire pour la sécurité de la Russie devant la menace nazie, déclara Winston Churchill à la radio le 1er octobre. Un front oriental a été créé que l'Allemagne nazie n'ose pas attaquer. Quand von Ribbentrop a été à Moscou la semaine dernière, ce fut pour apprendre et accepter le fait que les projets nazis en ce qui concerne les Pays baltes et l'Ukraine devaient rester au point mort ».
L'avance vers l'Ouest de l'Armée Rouge fut la première d'une série d'actions de l'U.R.S.S. pour contrebalancer l'extension du nazisme et conçues dans le but de renforcer son système défensif en prévision d'un inévitable conflit avec le IIIe Reich.
Au cours de la dernière semaine de septembre et des premiers jours d'octobre, le Gouvernement soviétique signait des pactes d'assistance mutuelle avec l'Estonie, la Lettonie et la Lithuanie. Ces accords stipulaient que des garnisons de l'Arme bouge et des bases aériennes et Navales soviétiques seraient établies dans les Pays baltes.
Mais au Nord, la Finlande demeurait un allié militaire puissant du IIIe Reich.
Le chef de l'armée finlandaise, le baron von Mannerheim était en rapports étroits et permanents avec le Haut Commandement allemand. De fréquentes conversations entre les deux états-majors avaient lieu et des officiers allemands contrôlaient périodiquement les manoeuvres militaires finlandaises. Le chef de l'état-major finlandais, le général Oesch, avait reçu sa formation militaire en Allemagne, comme son adjoint principal, le général Ostermann qui avait appartenu à l'armée allemande pendant la première guerre mondiale.
Les relations politiques entre la Finlande et l'Allemagne nazie étaient aussi étroites. Le premier ministre, le socialiste Ryti considérait Hitler comme un « génie » ; Per Svinhubrud, un riche germanophile qui avait reçu La Croix de fer allemande, était 1e plus puissant des personnages dans les coulisses de la politique finlandaise.

La ligne de Mannerheim (ligne de front en décembre 1939) est indiquée ici par la couleur mauve. La Finlande est au nord.
Les lignes rouges indiquent la position des fortifications finlandaises. La frontière entre la Finlande et l'Union soviétique
de 1918-1939 est indiquée par la ligne verte.
(www.northfort.ru)
Avec l'appui d'officiers et de techniciens allemands, la Finlande avait été transformée en une puissante forteresse pour servir de base de départ à une invasion de l'Union soviétique : on y avait aménagé 23 aérodromes, capables de convenir à dix fois plus d'avions que n'en possédait l'armée de l'air finlandaise. Des techniciens allemands avaient contrôlé la construction de la ligne Mannerheim étalée sur plusieurs kilomètres de profondeur tout le long de la frontière soviétique et ayant des emplacements pour l'artillerie lourde à un point qui n'était qu'à 34 kms de Léningrad.
A la différence de la ligne Maginot, la ligne Mannerheim n'avait pas été conçue uniquement dans un but défensif, mais aussi pour servir de lieu de concentration à une importante masse offensive. Alors que la construction de la ligne Mannerheim s'achevait, dans l'été de 1939, le chef de l'état-major d'Hitler, le général Halder, vint d'Allemagne donner à la fortification une inspection finale.
Le Gouvernement soviétique proposa un pacte d'assistance mutuelle à la Finlande. Moscou offrait de céder plusieurs centaines de kilomètres carrés de territoire soviétique en Carélie centrale en échange de quelques îles finlandaises d'intérêt stratégique situées près de Léningrad, d'une partie de l'isthme de Carélie et la location avec un bail de 30 ans du port de Hangoe pour y construire une base navale soviétique. Les hommes d'État soviétiques considéraient que ces territoires avaient un intérêt capital pour la défense de la base de la Flotte Rouge de Kronstadt et la ville de Léningrad.
Au milieu de novembre, la clique germanophile qui dominait le gouvernement finlandais rompit brutalement les négociations. A la fin du mois, l'U.R.S.S. et la Finlande étaient en guerre.
Les éléments antisoviétiques d'Angleterre et de France crurent que l'heure de la guerre sainte tant attendue était enfin arrivée. La guerre curieusement passive à l'Ouest contre l'Allemagne nazie était une « fausse guerre ». La vraie guerre, c'était celle de l'Est. En Angleterre, en France, aux États-Unis, une intense campagne de propagande antisoviétique se déclencha sous le mot d'ordre d' « aide à la Finlande ».
Le premier ministre Chamberlain qui, peu de temps auparavant, avait affirmé que son pays manquait des armes convenables pour lutter contre l'Allemagne nazie, réussit à envoyer rapidement à la Finlande 144 avions britanniques, 114 pièces d'artillerie lourde, 185.000 obus, 50.000 grenades, 15.700 bombes d'avion, 100.000 capotes et 48 ambulances ; au moment où l'armée française avait un besoin urgent de tout matériel militaire pour contenir l'inévitable offensive nazie, le gouvernement français envoya à l'armée finlandaise 179 avions, 472 pièces d'artillerie, 795.000 obus, 5.100 mitrailleuses et 200.000 grenades à main.
Tandis qu'on s'endormait sur le front occidental, le Haut-Commandement anglais, encore dominé par des officiers antisoviétiques comme le général Ironside, dressa des plans pour l'envoi d'un corps expéditionnaire de 100.000 hommes qui aurait traversé la Scandinavie pour atteindre la Finlande, tandis que le Haut-Commandement français se préparait à attaquer simultanément le Caucase sous le commandement du général Weygand, qui déclarait ouvertement que les bombardiers français du Proche-Orient étaient prêts à frapper les champs pétrolifères de Bakou.
Tous les jours, les journaux français et anglais annonçaient avec des titres flamboyants les foudroyantes victoires finlandaises et les catastrophiques défaites soviétiques. Mais, après trois mois de combats sur un terrain extraordinairement difficile et dans des conditions atmosphériques incroyablement dures où la température descendait souvent jusqu'à 60° au-dessous de 0, l'Armée Rouge avait anéanti « l'imprenable » ligne Mannerheim et mis en déroute l'armée finlandaise.[1]
Parlant au Soviet suprême de l'U.R.S.S. le 29 mars 1940, Molotov déclara :
« L'Union soviétique qui a battu l'armée finlandaise et avait toute possibilité d'occuper la Finlande toute entière, ne l'a pas fait et n'a exigé aucune contribution de guerre à titre d'indemnité, comme eût agi toute autre puissance ; elle a réduit au minimum ses désidérata... Quelle est l'idée principale du traité de paix ? C'est qu'il assure dûment la sécurité de Léningrad, ainsi que celle de Mourmansk et du chemin de fer du même nom ».
La guerre non-déclarée de l'Allemagne nazie contre l'U.R.S.S. se poursuivait.
Le jour de la cessation des hostilités soviéto-Finlandaises, le général Mannerheim déclara dans une proclamation à l'armée finlandaise que « sa mission sacrée est d'être un poste avancé de la civilisation occidentale à l'Est ». Peu après, le gouvernement finlandais entreprenait de construire de nouvelles fortifications le long de la nouvelle frontière. Des techniciens nazis vinrent d'Allemagne contrôler le travail. D'importantes commandes d'armement furent faites à la Suède et à l'Allemagne. Des formations militaires allemandes arrivèrent en grand nombre en Finlande. Les commandements finlandais et allemands eurent des quartiers-généraux uniques et organisèrent des manoeuvres militaires communes. Des centaines d'agents nazis envahirent les bureaux de l'ambassade d'Allemagne à Helsinski et des onze consulats de province.
L'assoupissement à l'Ouest cessa tout-à-coup au printemps de 1940. Le 9 avril, les Allemands envahissaient le Danemark et la Norvège. Le Danemark fut occupé en une journée, sans résistance. A la fin du mois, les nazis avaient bisé la résistance norvégienne et les troupes anglaises, qui étaient venues à l'aide des Norvégiens, abandonnaient les quelques bases précaires qu'elles s'étaient assurées. Un régime nazi fantoche fut instauré à Oslo avec le major Quisling à sa tête.


Les troupes nazies débarquent du navire amiral Hipper 
en Norvège en 1940.
 (Wikipedia)
Le 10 mai, Chamberlain leur offrait sa démission de premier ministre après avoir conduit son pays à la situation vraisemblablement la plus désespérée de sa longue histoire.
Le même jour, alors que le roi appelait Winston Churchill à constituer le nouveau Cabinet, les armées allemandes envahissaient la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Le 14 mai, les Allemands s'étaient forcé un chemin, à travers une résistance mise en pièces, jusqu'à la Manche et avaient divisé les Alliés dans les Flandres.
La panique s'empara de la France. Partout, la Ve Colonne travaillait. Les soldats français étaient abandonnés par leurs officiers. Des divisions entières se trouvaient sans approvisionnement en matériel de guerre. Paul Reynaud déclara au Sénat que les chefs de l'armée française avaient commis d' « inconcevables erreurs ». Il dénonçait « les traîtres, les défaitistes et les lâches ». Un certain nombre d'officiers supérieurs français furent arrêtés mais ces arrestations venaient trop tard. La Ve colonne était déjà maîtresse de la France.
L'ancien ministre de l'Air Pierre Cot a écrit dans son livre Triomphe de la Trahison :
« ...Les fascistes avaient champ libre dans le pays et dans l'armée. L'agitation anticommuniste était un écran de fumée derrière lequel on préparait la grande conspiration politique qui devait paralyser la France et faciliter le travail d'Hitler... Les instruments les plus efficaces de la Ve colonne... étaient Weygand, Pétain et Laval. Au Conseil des ministres qui se tint à Cangé, prés de Tours, le 12 juin 1942, le général Weygand pressa le gouvernement de mettre fin à la guerre. Son principal argument était qu'une révolution communiste avait éclaté à Paris. Il déclarait que Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste, était déjà installé à l'Élysée. Georges Mandel, ministre de l'Intérieur, téléphona immédiatement au préfet de police de Paris qui démentit les allégations de Weygand : il n'y avait pas de troubles dans la ville et la population était calme... Dès qu'ils se furent emparés du pouvoir au milieu de la confusion de l'effondrement, Pétain et Weygand avec l'appui de Laval et de Darlan, se hâtèrent de supprimer toutes les libertés politiques, de bâillonner le peuple et d'instaurer un régime fasciste ».
D'heure en heure, la confusion grandissait et la débâcle s'aggravait, tandis que les soldats français se battaient désespérément et que le monde assistait à la trahison à une échelle jamais vue jusqu'alors...

Évacuation des troupes alliées à Dunkerque, en France, pendant que la France tombait aux manis des nazis(Wikipe
Du 29 mai au 4 juin, l'armée anglaise évacuait ses troupes à Dunkerque, sauvant héroïquement 335.000 hommes.
Le 10 juin l'Italie fasciste déclarait la guerre à la France et à l'Angleterre.
Le 14 juin, Paris tombait et Pétain, Weygand, Laval et l'hitléro-trotskiste Doriot devenaient les gouvernants fantoches de la France, aux ordres des nazis.
Le 22 juin un armistice entre la France et l'Allemagne était signé dans la forêt de Compiègne, dans le wagon même où le maréchal Foch avait dicté les conditions de la capitulation aux Allemands vaincus, vingt-deux ans plus tôt.
Tandis que la France s'écroulait, l'Armée Rouge s'ébranlait à nouveau pour renforcer les défenses de l'U.R.S.S.
Au milieu de juin, devançant un putsch nazi dans les Pays baltes, les divisions blindées soviétiques occupaient l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie.
Le 27 juin, l'Armée Rouge avançait en Bessarabie et dans la Bukovine du nord, que la Roumanie avait arrachées aux Russes après la Révolution.
L'U.R.S.S. et l'Allemagne nazie étaient maintenant face à face sur leurs futurs fronts de bataille.
Vers la fin de juillet, les nazis lancèrent des raids d'avions massifs sur Londres et d'autres villes anglaises, déversant des tonnes d'explosifs sur les populations civiles. Ces raids qui crûrent en férocité au cours du mois suivant, avaient pour but de terrifier et de paralyser tout le pays et de faire tomber rapidement sur les genoux une Angleterre déjà sérieusement affaiblie.

Durant le blitz nazi à Londres, le 7 septembre 1940 (Wikipedia)
Mais de profonds changements s'étaient produits en Grande-Bretagne. La confusion et la division qui avaient résulté de la manière dont Chamberlain avait gouverné, avaient fait place à la détermination et à une unité nationale croissante. Par delà l'étroite Manche, le peuple anglais vit les agissements de la Ve colonne. Le gouvernement Churchill agit avec célérité et résolution. Scotland Yard et l'Intelligence Service s'abattirent sur !es agents nazis, les fascistes anglais et les promoteurs d'intrigues secrètes de la Ve colonne. Au cours d'une perquisition-éclair au siège de Londres de l'Union britannique des fascistes, les autorités s'emparèrent de documents importants et arrêtèrent de nombreux agents de la Ve colonne. Le chef du Parti fasciste britannique, Sir Oswald Mosley, fut arrêté à son domicile. Des arrestations encore plus sensationnelles suivirent : celles de John Beckett, un ancien membre du Parlement qui avait fondé le pro-nazi et antisoviétique Parti populaire ; le capitaine Ramsay, membre conservateur du Parlement ; E.D. Elan, fonctionnaire du ministère de la Santé, sa femme, et d'autres pro-nazis et fascistes influents. Une loi contre la trahison fut votée, prévoyant la peine de mort pour les traîtres.
Montrant qu'il avait bien compris la leçon de la France et des procès de Moscou, le gouvernement britannique annonça en juillet 1940 l'arrestation de l'amiral Sir Barry Domvile, ancien chef de l'espionnage naval. Domvile, ami de Rosenberg et du général Hoffmann, avait été impliqué dans la plupart des conspirations antisoviétiques depuis 1918. Au moment de son arrestation, Domvile était le chef d'une société secrète pro-nazie en Angleterre appelée The Link (Le Lien) qui était organisée avec l'appui de Himmler, le chef de la Gestapo.
S'étant assuré contre la trahison intérieure, le peuple anglais fit face à l'épreuve de l'offensive aérienne nazie sans broncher et en se défendant. Dans la seule journée du 17 septembre 1940, la R.A.F. ne descendit pas moins de 185 avions allemands au-dessus de l'Angleterre.
Devant une résistance aussi courageuse qu'inattendue, et pensant qu'il avait l'Armée Rouge à ses frontières orientales, Hitler s'arrêta à la Manche et n'envahit pas les Iles britanniques.
L'année suivante était 1941. Une atmosphère tendue d'attente planait sur toute l'Europe, tandis que l'U.R.S.S. et l'Allemagne nazie, les deux plus grandes puissances militaires du monde, se préparaient à se combattre.
Le 1er mars, les Allemands entraient à Sofia et la Bulgarie devint une base nazie.
Le 6 avril, après qu'une révolte populaire eût renversé le régime du régent Paul de Yougoslavie et que les agents nazis eussent dû s'enfuir du pays, le gouvernement soviétique signait un pacte de non-agression avec le nouveau gouvernement yougoslave. Le même jour, l'Allemagne déclarait la guerre à la Yougoslavie et l'envahissait.
Le 5 mai, Staline devenait le chef du gouvernement de l'U.R.S.S.[2]
A 4 heures du matin, le 22 juin 1941, sans aucune déclaration de guerre, les tanks d'Hitler, son aviation, son artillerie légère, ses unités motorisées et son infanterie étaient lancés sur la frontière de l'U.R.S.S. en un front formidable s'étendant de la Baltique à la mer Noire.
Dans la matinée, Goebbels lut à la radio la proclamation de guerre d'Hitler :
« Peuple allemand ! En ce moment, se déroule une offensive qui, tout bien considéré, peut être comparée aux plus grandes que le monde a vu jusqu'aujourd'hui. En liaison avec leurs camarades finlandais, les vainqueurs de Narvik tiennent l'Arctique. Des divisions allemandes, sous le commandement du conquérant de la Norvège, en collaboration avec les héros de la lutte pour la libération de la Finlande, sous les ordres de leur maréchal, protègent le territoire finlandais. Les formations du front oriental allemand s'étendent de la Prusse Orientale aux Carpates. Les soldats allemands et roumains sont unis sous les ordres du chef de l'État Antonesco, des rives du Pruth aux régions inférieures du Danube et aux rives de la mer Noire. La tâche de ce front n'est donc plus uniquement la protection de pays, mais la sauvegarde de l'Europe et, par là même, le salut de tous ».
L'Italie, la Roumanie, la Hongrie et la Finlande se joignirent à la guerre nazie contre 1'U.R.S.S.
Des légions fascistes furent recrutées en France et en Espagne. Les armées unies d'une Europe contre-révolutionnaire avaient lancé une guerre sainte contre les Soviets ; le plan du général Hoffmann se réalisait...
Le 7 décembre 1941, sans avertissement, les bombardiers et la marine de guerre du Japon attaquaient les États-Unis d'Amérique. Puis l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste leur déclaraient la guerre.
Le 9 décembre, dans une proclamation du peuple américain, le président Roosevelt déclarait :
« La route que le Japon a suivie ces dix dernières années en Asie, est parallèle à celle d'Hitler et de Mussolini en Europe et en Afrique. Aujourd'hui, elle est devenue bien plus que parallèle. C'est une collaboration si bien calculée que tous les continents du monde, et tous les océans sont maintenant considérés par les stratèges de l'Axe comme un seul et gigantesque champ de bataille.
En 1931, le Japon envahissait le Mandchoakouo, sans avertissement.
En 1935, l'Italie envahissait l'Éthiopie, sans avertissement.
En 1938, Hitler occupait l'Autriche, sans avertissement.
En 1939, Hitler envahissait la Tchécoslovaquie, sans avertissement.
Encore en 1939, Hitler envahissait la Norvège, le Danemark, la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, sans avertissement.
En 1940, l'Italie attaquait la France, et ensuite la Grèce, sans avertissement.
En 1941, Hitler envahissait la Russie, sans avertissement.
Et maintenant, le Japon a attaqué les États malais et le Siam, et les États-Unis, sans avertissement.
Tout sur un modèle unique ».
Les masques sont jetés. La guerre secrète de l'axe anticomintern contre I'U.R.S.S. s'était transformée en une guerre mondiale contre tous les peuples libres.
Le 15 décembre 1941, dans un message au Congrès, le président Roosevelt déclarait : « En 1936, le gouvernement japonais s'est délibérément associé à l'Allemagne, en donnant son adhésion au pacte anticomintern. Ce pacte, comme nous le savons tous, était nominalement dirigé contre l'U.R.S.S. ; mais son but réel était de constituer une ligue des fascistes contre le monde libre, notamment contre la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ».
La deuxième guerre mondiale était entrée dans sa phase décisive et finale en devenant un conflit général entre les forces du fascisme international et les armées unies de l'humanité progressive.

Joseph Staline, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill à la conférence de Téhéran, une rencontre stratégique des
forces alliées. Le principal produit de la conférence fut l'entente à l'effet d'ouvrir un deuxième front contre
l'Allemagne nazie.
 (U.S. Army)

Notes

1. On lisait dans le rapport analytique de l'Institut de Propagande de New-York, en juin 1940, l'appréciation suivante : « La presse américaine a moins dit la vérité et débité plus de mensonges fantastiques à propos de la guerre de Finlande que sur aucun conflit récent ».
2. Dans la nuit du samedi 10 mai 1941, à 10h30 du soir, un avion Messerschmitt allemand capota dans un champ près du château de Dunravel, dans le comté de Lanark, en Ecosse, qui appartenait au jeune duc d'Hamilton. Un ancien travailleur du domaine vit tomber l'appareil ainsi qu'un parachute descendant lentement. Armé d'une fourche, i1 courut pour trouver, gisant sur le sol, un homme à la cheville brisée. C'était Rudolph Hess, messager d'Adolf Hitler.
« Conduisez-moi au duc d'Hamilton, dit Hess en anglais. Je suis venu pour sauver l'humanité ! » Hess espérait, par Hamilton et ses amis, obtenir l'appui des conservateurs anglais dans l'attaque de l'U.R.S.S. par les nazis.
Sir Patrick Dollan, lord-maire de Glasgow (Ecosse) dit le 11 juin 1941 : « Hess était venu ici, dans l'idée qu'il pourrait rester en Ecosse pendant deux jours, discuter de ses propositions de paix avec un certain groupe et recevoir de l'essence et des cartes pour repartir en Allemagne où il aurait rapporté le résultat de ses entretiens ».
Se référant à la mission de Hess dans son discours du 5 novembre 1941, Staline déclara : « Les Allemands savaient que leur politique consistant à jouer sur les contradictions entre les classes sociales de certains États, et entre ces États et le pays des Soviets, avait déjà donné des résultats en France, pays dont les gouvernants, s'étant laissés effrayer par l'épouvantail de la révolution, avaient dans leur frayeur jeté leur patrie aux pieds d'Hitler et abandonné la résistance. Les stratèges fascistes allemands pensaient qu'il en serait de même de la Grande-Bretagne et des États-Unis. C'est en somme dans ce but que les fascistes allemands envoyèrent en Angleterre le fameux Hess, lequel devait décider les hommes politiques anglais à se joindre à la croisade générale contre l'U.R.S.S. Mais les Allemands se sont cruellement trompés ». Rudolph Hess resta prisonnier du gouvernement britannique.

(La guerre secrète contre la Russie soviétique : La Grande Conspiration », Michel Sayers et Albert E. Khan. Traduit de l'américain par Albert Germain.)
Haut de page

Lisez Le Marxiste-Léniniste 
Site web:  www.pccml.ca   Courriel: redaction@cpcml.ca