dimanche 14 juin 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] [Fwd: communiqué Tibet]



From: Georges GASTAUD
Sent: Saturday, June 06, 2009 4:25 PM
To: DMutel ; barbara carlier ; Jean Marc Jacquet ; maro72 ; romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] [Fwd: communiqué Tibet]



Le Dalaï-lama à Paris :

Pour le respect du principe de séparation des Eglises et de l'Etat





Nous apprenons que le maire de Paris, M. Bertrand Delanoë, s'apprête à
décerner la distinction de citoyen d'honneur à Tenzin Gyatso, considéré, par
d'aucuns, comme la 14ème  réincarnation du Dalaï-lama.



L'article 2 de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat stipule
: « l'Etat ne reconnaît, ne subventionne, ni ne salarie aucun culte ». Ceci
impose un devoir de neutralité de la part de tous les Elus de la République
à l'égard de toutes les religions. Le Dalaï-lama est un chef religieux.
Recevoir le Dalaï-lama  et lui remettre une médaille  signifie  non
seulement reconnaître le culte bouddhiste mais qui plus est le récompenser.


La Fédération de Paris de la Libre Pensée

ne peut que dénoncer cette  atteinte à la laïcité.



La Laïcité, garantie par la loi de 1905 a  pour rôle premier de garantir la
liberté de conscience, de laquelle découle la liberté de croire en la
religion de son choix ou de ne croire en aucune. La liberté de religion est
garantie par la liberté de conscience et non l'inverse. Voilà ce que nous
voulons dire, à cette occasion,  au Maire de Paris.



La Libre Pensée récuse par ailleurs les « qualités démocratiques »
attribuées au Dalaï-lama. Elle rappelle que celui-ci a été formé par le
Waffen SS Heinrich Harrer qui dans son ouvrage "Sept ans d'aventures au
Tibet", s'émerveillait de ce que «La domination qu'exercent les moines du
Tibet est absolue. C'est l'exemple type de la dictature cléricale». Nous
rappellerons simplement quant à nous que les moines tibétains ont imposé un
système féodal, basé sur le servage, à la population tibétaine.



Révolution ou contre-révolution ?



À Paris, les contre-révolutions, les dictatures, les Eglises sont largement
honorées. Des rues et places Thiers, Mohammed V, Abd-el-Kader à la place
Jean-Paul II, en passant par la place Théodore Herzl (fondateur du sionisme)
le Capital, la religion ont plus que leur dû. Mais quand va-t-on honorer l'une
des plus grandes figures de la Révolution française et de la République ?





À quand la rue Robespierre ?



Paris, le 4 juin 2009